16/10/07

Vendredi 12 octobre : Le prix Nobel de la Paix à Al et Jean-Pascal

Belle surprise que nous a réservée le jury désigné par le parlement européen en octroyant le prix Nobel de la Paix à Al Gore et au Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC).

C’est à la fois reconnaître la justesse et la qualité de leur combat, mais aussi mettre en avant les conséquences aussi bien géostratégiques qu’économiques du dérèglement climatique. Si nous ne nous occupons pas prioritairement et préférentiellement du climat, lui le fera pour nous ! Il est urgent de changer de modèle économique, de favoriser la mobilité douce, d’aménager plus durablement notre territoire, de mieux isoler nos maisons,… c’est le message d’ECOLO depuis sa création, et lors des dernières élections fédérales.

Passons rapidement sur Al Gore, qui fut, avec son film « Une vérité qui dérange » l’un des compagnons de notre campagne électorale et qui, en tant qu’ancien vice-président des Etats-Unis porte aussi sa responsabilité dans ce qui s’annonce. Comme disait l’autre, il y a place au paradis pour les repentis. Peut-être simplement ce Nobel, après un Oscar, le remettra-t-il dans la course à la présidence des States ? Avec alors, une obligation de résultat qui changera totalement la donne… Des Américains veulent y croire et ont lancé une pétition en ce sens.

Attardons-nous plutôt sur le GIEC et le rôle qui a été joué dans ses travaux par notre compatriote climatologue Jean-Pascal Van Yperzele. Sa connaissance scientifique et sa capacité à expliquer simplement les choses en font un personnage central dans le défi qui nous occupe. Et cette récompense vient bien à point, même si la meilleure d’entre elles serait que des changements de cap concrets se décident et s’appliquent.

Et là, il y a bien du travail encore. Si, dans les débats politiques, toutes les formations politiques se disent aujourd’hui en phase avec ces objectifs, la décision politique est parfois bien distante des beaux et généreux principes. Ainsi, le jour même de l’attribution de ce Prix Nobel, la Région Wallonne décidait d’investir plus d’un million d’euros dans la mise en place d’un circuit moto permanent à Mettet, dans notre province, et refusait un dossier d’agrandissement et d’isolation du centre sportif de la 3ème ville de notre province, Gembloux. Comprenne qui pourra !

10/10/07

Mardi 9 octobre 2007 : C’est la rentrée parlementaire !

Avec un petit goût de rentrée des classes, le 2ème mardi d’octobre marque constitutionnellement la rentrée du Parlement, même si le travail a repris bien avant (voir mon message du mercredi 2 octobre).

Dès 6 heures du matin, Bel RTL m’appelle pour faire part de mes impressions pour cette première rentrée dans le cadre de sa séquence « le coup de fil du jour ». A réécouter si vous le souhaitez, sur le site de Bel RTL à l’infini

A 14h30, c’est le gros déballage médiatique, avec des directs sur la VRT (c’est son habitude) et sur la RTBF (c’est moins fréquent et donc à souligner, dès lors qu’il s’agit d’une manière intéressante d’amener le débat politique dans les chaumières !), pour cette rentrée parlementaire extraordinaire à bien des titres.

En fait de rentrée, celle-ci a évidemment un goût bien particulier, puisqu’elle se déroule donc dans le contexte d’une part, d’un gouvernement en affaires courantes, tout autant incapable de faire son discours « sur l’état de l’union » que de répondre aux questions que les parlementaires souhaiteraient lui poser et, d’autre part, d’un futur potentiel gouvernement « orange bleu » qui n’en finit pas de se former et qui n’est pas encore responsable du destin de notre pays.

Jean-Marc Nollet, notre chef de groupe, n’a d’ailleurs pas manqué de dénoncer l’incapacité du Parlement d’exercer son rôle de contrôle de l’exécutif, réclamant la possibilité pour les parlementaires d’interroger le gouvernement en affaires courantes sur ses décisions (par exemple, celle d’accepter l’importation de déchets nucléaires) et sur ses non-décisions (par exemple, celles relatives à l’organisation des élections sociales). Le président a décidé de répondre… la semaine prochaine, il n’y a pas de petit profit pour l’orange bleue !

Pour le reste, au-delà d’un mini-débat sur la situation politique (auquel, tiens tiens, les partis de l’orange bleu n’ont pas participé), c’est surtout la prise en considération des propositions de loi et leur urgence qui a retenu l’attention. Notre groupe ECOLO-Groen ! avait décidé de s’abstenir sur toutes les propositions relatives de près ou de loin à BHV : pour parvenir à une solution négociée, la plus respectueuse des deux communautés, il est temps d’arrêter de mettre de l’huile sur le feu et d’apprendre à se parler, comme nous le faisons au quotidien avec nos amis verts flamands.

Sympathique victoire aussi pour ECOLO que le vote de l’urgence pour notre proposition de loi sur la définition du commerce équitable. Ça n’a l’air de rien, mais c’est quelque chose que des associations comme Max Havelaar et les Magasins du Monde Oxfam attendent depuis des années. D’une part, pour éviter que n’importe quelle entreprise récupère le label « fair trade ». D’autre part, pour permettre l’introduction de critères de sélection dans le cadre de marchés publics. Ma collègue Tinne Vanderstraeten a fêté comme il se doit, en mangeant une banane équitable, cette importante étape dans un combat mené de longue date par Muriel Gerkens.

Sévère sur les errements politiques de la majorité mais aussi soucieux de construire au quotidien cette société différente à laquelle nous inspirons, telle sera la posture d’ECOLO dans les prochaines semaines !

Mardi 9 octobre 2007 : Politique d’asile orange-bleue – Ce matin en me réveillant, j’ai cru que j’avais fait un mauvais rêve…

Le flash info de 6h00 annonçait la nouvelle. A la veille de la rentrée parlementaire (ça tombait bien…), l’orange bleue avait conclu son premier accord. Et quel accord, un accord sur la politique d’asile ! Et tous étaient contents, de Milquet à Dewael, en passant par De Wever et Reynders. Quelle équipe !

En l’attente des textes et des faits, au-delà de la communication politique de la nuit, l’analyse est évidente. On est bien loin de la régularisation des sans papiers obtenue par ECOLO sous l'arc-en-ciel. On est bien loin d’une politique humaniste d’accueil des demandeurs d’asile. On reste dans une politique répressive, à laquelle on ajoute une dimension utilitariste.

Ainsi donc, les familles avec enfants seront enfermées dans des centres indépendants, à l’écart des autres sans-papiers. Mais ils resteront enfermés, donc, contre tous les engagements électoraux et toutes les conventions internationales (dont celle des Droits de l’Enfant) auxquelles la Belgique adhère.

Ainsi donc, on pourra toujours obtenir un permis de séjour si on est un travailleur ou une travailleuse d’une fonction en pénurie. Pas selon des critères humanitaires donc, mais en fonction de son utilité, en donnant la priorité aux « bons » européens, quitte à piller les ressources intellectuelles des pays en développement, quitte à laisser les femmes (qui, dans ces pays, ont souvent plus difficilement accès à l’éducation et à la formation) sur le côté, quitte à mieux justifier ainsi les renoncements de nos propres politiques d’éducation ou de formation.

Ainsi donc et malgré les engagements du cdH dans la campagne électorale, on continuera de régulariser au cas par cas, selon le bon vouloir du Ministre de l’Intérieur (plutôt que d’une commission indépendante), sur la base de critères fixés par une circulaire (plutôt que dans une Loi), dans le cadre d’une procédure plus courte (ce qui peut être positif, pour autant qu’elle ce ne soit pas expéditive).

Et il faudrait applaudir ? Penser que ça va régler la situation de ses femmes, de ses hommes et de ses enfants qui attendent, après avoir fui un enfer économique, politique ou social, dans des centres (ouvertes ou fermés) ou dans la clandestinité, de savoir ce qu’ils vont devenir ?

Ce premier accord obtenu après de si longues négociations n’augure décidément de rien de bon pour la législature orange-bleue qui se prépare.

8/10/07

Lundi 8 octobre : www.slechtbestuur.be, le site qui dit tout sur les fruits vénéneux de l’orange bleue !

Plus de 165 jours d’affaires courantes, un record de durée pour la formation d’un gouvernement en voie d’être battu, des décisions qui se prennent sans contrôle parlementaire et un tas d’autres décisions qui ne se prennent pas faute d’accord de gouvernement. En bref, on est loin de la « good bestuur », la bonne gouvernance, sur laquelle Yves Leterme a fait campagne. Tout au contraire, le citoyen et la citoyenne ont bien des raisons de s’inquiéter de la façon dont leur pays est géré.

Le groupe ECOLO-Groen ! a fait l’inventaire des fruits vénéneux de l’orange bleue et l’a présenté ce lundi à la presse.

Tout est lisible sur le site www.slechtbestuur.be, qui sera régulièrement tenu à jour (pas trop longtemps, on l’espère).

En attendant, il s’agit de s’interroger sur le fait de savoir si cette alliance est la bonne, si elle peut conduire à de bons résultats sur les questions environnementales et socio-économiques qui sont celles qu’ECOLO voudrait voir traitées en priorité et avec efficacité…

Samedi 6 octobre : Chaque geste est utile pour instaurer la démocratie en Birmanie* ou l’effet papillon…

Après Bruxelles, la semaine passée, Namur, mardi midi, nous étions à nouveau plusieurs centaines (dont mes collègues Isabelle Durant, Josy Dubié, Muriel Gerkens et Thérèse Snoy) réunis à la Place de Liberté à Bruxelles pour crier notre soutien à la marche du peuple birman vers la démocratie.

Cette fois, la parole a été donnée à des représentants de la société civile, plutôt qu’aux politiques qui avaient tenu le crachoir samedi passé. C’est ainsi qu’on a entendu l’engagement pour la démocratie de chanteurs et de comédiens (notamment lire, en version française et néérlandais, le poème Liberté de Paul Eluard et des textes d’Aung San Suu Kyi). Et puis aussi des acteurs de la société civile : des représentants des universités, des syndicalistes (relayant l’appel des travailleurs de Total pour que leur entreprise remette en cause ses investissements en Birmanie, ce qui n’est évidemment pas anodin), des militants des droits de l’homme et les organisateurs de la manifestation: Action Birmanie.

Comme une manifestation d’anciens combattants passait par là (la place de la Liberté est toute proche de la colonne du Congrès), un des leurs s’est joint à notre manifestation, expliquant la convergence des combats d’hier et d’aujourd’hui pour le respect des droits humains fondamentaux). Un moment aussi sympa qu’improvisé.

Il s’agit à présent de maintenir la pression et de s’organiser dans la durée pour obtenir des résultats concrets sur le terrain. Les mesures de boycott des entreprises (banques et entreprises pétrolières, complices impunies de la Junte, notamment) qui font des affaires avec la Birmanie, apparaissent comme la façon la plus immédiate et la plus efficace d’y travailler. Elles ont été relayées par ECOLO à différents niveaux, par exemple au Parlement fédéral, par ma collègue Muriel Gerkens qui réclame depuis des années l’introduction de clauses éthiques dans les cahiers des charges des marchés publics. Malgré les discours rassurants des partis traditionnels sur leur engagement pour la démocratie, il faut bien dire qu’ils apparaissent très frileux quand il s’agit de passer à l’acte. À la ville de Liège ou à la province de Luxembourg, par exemple, les demandes écologistes ont suscité plus de sarcasmes que d’enthousiasme. Comme quoi, au-delà de notre choix personnel d’éviter les pompes de Total et Fina (prenons le train, en plus, c'est sympa !), il y a encore pas mal de chemin à parcourir pour faire évoluer les consciences et les actes concrets !

C’est l’effet papillon, un petit geste ici qui peut contribuer à la révolution là-bas !

* Comme le fait Amnesty sur ses autocollants et sur les calicots que nous portions lors de la manifestation, on utilise parfois le vocable « Myamar » à la place de « Birmanie ». Il s’agit d’un usage à déconseiller, particulièrement dans le contexte politique actuel, dès lors que le concept « Myamar » a été imposé par la junte au pouvoir. L'opposition démocratique préfère employer, en français, le nom de Birmanie faisant référence à l'ancien nom du pays et à l'ethnie majoritaire, les Birmans.

6/10/07

Mercredi 2 octobre 2007 - Mais à quoi un député passe-t-il son temps face à un gouvernement en affaires courantes ?

Il ne s’embête pas et ne se tourne pas les pouces, rassurez-vous ! Si comme beaucoup de citoyens, il observe avec curiosité, inquiétude et parfois amusement, les turpitudes et atermoiements de l’orange bleue, ça ne l’occupe évidemment pas du soir au matin (au-delà de l’analyse des textes de négociation rendus publics).

Si, particulièrement en tant que nouvel élu, j’attends impatiemment de pouvoir exercer dans le cadre de l’enceinte parlementaire les missions pour lesquelles l’électeur m’a témoigné de sa confiance le 10 juin, ça ne m’empêche pas d’être actif, d’aller à la rencontre des forces vives dans les secteurs et dans la région qui m’occupent, de répondre aux nombreuses invitations reçues (par exemple les rentrées académiques à la FUNDP, aux Facs de Gembloux et aussi à l’Université du Troisième Age – UTAN), de participer à des manifestations (notamment pour la paix en Birmanie) et puis aussi de contrôler ce gouvernement en affaires courantes.

Pour exercer ce travail de contrôle parlementaire, nous disposons d’outils, sous la forme de questions écrites (auxquelles le/la Ministre doit répondre endéans le mois, délai qui n’est pas toujours respecté) ou de questions orales en commission (pour autant que des commissions soient organisées, ce qui n’est pas le cas pendant les vacances parlementaires).

Et ces outils, je les utilise régulièrement. Vous pouvez suivre ce travail – pas toujours connu et reconnu - sur le site de la Chambre, qui en rend compte pratiquement au jour le jour.

C’est ce mercredi, en Commission des Affaires Sociales, que j’ai pu poser la première question orale de ma vie parlementaire. Elle concernait le Maribel social du secteur hospitalier, un des trop nombreux secteurs par rapport auquel ces affaires courantes qui se prolongent et la malgouvernance qui est en la conséquence sont réellement problématiques.

Au cours de cette même commission, nous avons abordé un projet de loi, ce qui est une première en période d’affaires courantes (au cours desquels le gouvernement limite son action au strict minimum), celui relatif à l’organisation des élections sociales. Comme il s’agit d’un cas d’école tout à fait intéressant, je me propose d’y revenir dans le cadre d’un message ultérieur…

25/09/07

Birmanie : « Aujourd’hui est une journée capitale… »

Gaëtan Vanloqueren, le porte-parole d’Action Birmanie, était l’invité de Matin Première, ce mardi 25 septembre. Il analysait les manifestations qui ont lieu en ce moment dans les rues de Rangoon. « Aujourd’hui est une journée capitale, et l’enjeu est de savoir si la communauté internationale va donner une chance aux Birmans de continuer », et si la communauté internationale va avoir le même courage que celui de ces citoyens qui ont osé descendre dans les rues.

Alors que certains acteurs de la communauté internationale serinent que le développement économique de la Birmanie sera un facteur de démocratie, on constate aujourd’hui que manifester en Birmanie est dangereux : des camions militaires qui sillonnent les rues en diffusant des appels à ne pas manifester… Tout pousse à craindre le pire quant à la répression de ces mouvements pacifistes.

Le Conseil de sécurité de l'ONU a un rôle à jouer qui dépasse le simple « appel à la retenue ». Il y a trois semaines déjà, ECOLO a alerté le gouvernement sur l’urgence d’inscrire le dossier birman à l’ordre du jour du Conseil de Sécurité des Nations Unies. Ce message n’a pas été entendu. Dans cet esprit, ma collègue députée fédérale Juliette Boulet a déposé ce matin une question orale au Ministre belge des Affaires étrangères, lui demandant d'appler à réunion en urgence du Conseil de Sécurité, pour qu’il prenne ses responsabilités et soutienne l’opposition légitime et courageuse de la population et des moines Birmans !

ECOLO soutient les manifestants birmans, et appelle à manifester dès demain midi Place de la Liberté, pour la rebaptiser "place des démocrates birmans", ainsi que samedi au même lieu. J’y serai. Et vous ?

19/09/07

Du 23 au 26 août : Les Rencontres Ecologiques d’Eté, excellent cru pour la 15ème !

Trois jours durant et pour la quinzième fois d’affilée, des centaines de personnes ont envahi le superbe site de Borzée (près de La Roche en Ardenne), pour y mener toutes sortes d’activités. Entre les débats, les ateliers de formation, le bureau politique d’ECOLO, l’apéritif devant une magnifique vue, et les concerts, on ne sait pas où donner de la tête pendant les REE.

Pour ma part, je trouve réjouissant de voir à quel point nous sommes nombreux à avoir envie de se rencontrer, de réfléchir ensemble, de construire des bouts de connaissances communs, et de passer trois jours à faire le plein d’idées novatrices pour les aider à construire une autre société. Par exemple dans l’atelier sur l’avenir des services publics que j’ai eu le plaisir d’animer, en présence de Pierre Jonckheer (qui nous a présenté le travail de résistance et de contre-proposition des Verts européens face aux projets de la Commission), d’un représentant du Cabinet d’Evelyne Huytebroeck (sur la libéralisation des marchés de l’électricité du gaz et de l’électricité à Bruxelles) et d’une militante d’ATTAC Liège (toujours utile pour recadrer les débats…).

Loin des prises de têtes stériles et ennuyeuses, les REE sont un très beau moment de convivialité, de fête et d’humour. La « green team » avait encore concocté un JT’ecolo de très bon cru, et nous a fait découvrir cette année « Waka », un chouette groupe cinacien qui avait fait la première partie de Manu Chao à Floreffe trois semaines plus tôt...

Août : Yves, Didier, Joëlle, Bart et les autres sont sur un bateau…

Une note… pas vraiment satisfaisante, ni sur le plan communautaire, ni sur le plan socio-économique. Et comme les étudiants en ces périodes de seconde session, Yves Leterme est retourné à ses dossiers pour préparer une seconde note. Mais comme la première, elle est sans souffle aucun, annonce des régressions sociales et une offensive communautaire et puis, surtout, reste désespérément silencieuse sur l’enjeu climatique.

Pourtant, ce n’est pas ce sujet soit resté dans les cénacles confidentiels des universitaires de chambre…

Mais visiblement, l’avenir de la planète n’est pas la préoccupation du moment. Quoi de plus normal apparemment pour Yves et ses amis, de considérer que la scission de Bruxelles-Halle-Vilvorde soit plus déterminante pour l’Avenir de l’Homme !

En tout cas, on a beau scruter, analyser, essayer de lire entre les lignes, on a bien du mal à trouver des qualités à l’orange bleue qui même pas mûre apparaît déjà blette… Z’auraient mieux de prendre quinze jours de vacances, plutôt que de s’enfermer pour rien à Val Duchesse !

Vendredi 27 juillet : Inauguration de la foire de Libramont : L’impératif environnemental gagne du terrain, même si trop lentement…

En 1926, Libramont accueillait sa première foire, qui était destinée à promouvoir le cheval ardennais. Depuis lors, le nombre de visiteurs a été multiplié par 17, le nombre d’agriculteurs ne cesse de diminuer, et la productivité agricole explose… dans un modèle qui prend, malheureusement, peu compte des critères de durabilité qui sont ceux que porte ECOLO (protection des sols, qualité de la production, non-recours à des produits dangereux pour la santé ou pour l’environnement,…).

Alors que les exploitants agricoles subsistent dans des conditions excessivement difficiles, coincés entre le marché (notamment la grande distribution) qui ne rémunère par leur travail à un juste prix, les exigences de qualité, les contraintes sanitaires et leur volonté d’offrir des produits sains, ils sont des acteurs incontournables du monde rural, de l’environnement et de la santé publique.

Cette année, la foire a accueilli 177.394 visiteurs, sur le thème « La forêt grandit l’homme ». Il est vrai que la forêt et avec l’eau une grande richesse naturelle de la Wallonie et qu’il est plus que temps de penser à la préserver…

Même si le dialogue n’est pas toujours simple entre ECOLO et le monde agricole, on sent mois après mois, année après année, une présence toujours plus forte des enjeux environnementaux à Libramont. Mais bon, il y a encore du boulot : petite vidéo à méditer

6/09/07

Jeudi 26 juillet : Rencontre avec Angelica, 11 ans, enfermée dans une quasi prison

C’est une prison.

Et elle a 11 ans.

Elle, c’est Angelica. Vous la connaissez, malheureusement ; c’est une petite fille équatorienne qui est retenue dans un centre fermé, le « fameux » 127 bis avec sa maman. Et elle n’est pas la seule enfant à vivre au bord des pistes de Zaventem, dans cette prison qui ne doit pas nous rendre fier de notre démocratie.

Il y a un mois à peine, nous manifestions pour les droits des sans-papiers. Et puis ce jeudi, je suis allé rencontrer cette petite fille courageuse avec Zoé Genot et Thérèse Snoy, deux de mes collègues parlementaires ECOLO, et Freya Pyrins, nouvelle sénatrice Groen !.

A l’intérieur de ce centre fermé, dont nous ne voulons plus, c’est la réalité qui me frappe de plein fouet. La réalité étouffante, carcérale, poignante, qui fait se sentir impuissant. Tout ce que l’on peut faire alors, dans l’urgence, est de médiatiser ce cas emblématique et le porter devant les caméras et dans les pages des journaux.

Cet entretien avec Angelica et sa maman nous indique que ce ne sera pas évident d’éviter son renvoi en Equateur (alors qu’elle est chez nous depuis plusieurs années et super bien intégrée dans son milieu scolaire). Elle démultiplie notre volonté de l’aider. Dans les prochains jours, ce sont mes collègues parlementaires qui prendront le relais, pour aider Angelica. Et tout au long de la législature, nous travaillerons pour cette politique d’asile plus humaine qu’ECOLO appelle depuis longtemps de ces vœux…

Samedi 21 juillet : C’est la Fête nationale !

La Fête Nationale, c’est au pied de la cathédrale Saint-Michel qu’elle aura fait l’actualité cette année, avec le pauvre formateur Yves Leterme qui entonne la Marseillaise avec un grand sourire, quand Christophe Deborsu - RTBF - lui demande s’il connaît la Brabançonne. Les images auront fait le tour du monde, devenant un best of sur you tube. Je ne dis pas que j'aurais fait mieux en néérlandais, mais sa mauvaise fois suite à cet incident n'incitera personne à le pardonner. Et ce ne sera malheureusement qu’une des nombreuses maladresses du sans doute futur Premier.

Quant à moi, c’est à Namur que j’ai fêté notre Nation. Après avoir fait l’impasse sur le Te Deum, j’ai rejoint le cortège officiel en cours de route, tant il me semble utile et normal, sans nostalgie guerrière, de rendre hommage à celles et ceux qui se sont battus pour notre liberté et, sans nostalgie belgicaine, de rappeler que, pour nous écologistes, la solidarité entre régions au sein d’un pays fédéral a un sens et mérite de se perpétuer, même si de façon modernisée.

Jeudi 19 juillet : Il n’y a plus de ministre namurois dans les entités fédérées !

Claude Eerdekens n’est ni l’ami des Ecolos en général (voir les attaques systématiques contre nos collègues au sein du Conseil Communal d’Andenne), ni le mien en particulier (voir les amabilités échangées pendant la campagne électorale). Ministre des Sports de la Communauté française, il a été désigné tête de liste socialiste pour les dernières élections fédérales… et, malgré un score personnel en nette baisse, a été fort logiquement ré-élu à cette fonction qu’il occupa longuement par le passé.

Ce qui est plus étonnant par contre, c’est qu’il siègera effectivement au Parlement fédéral, dès lors qu’Elio Di Rupo lui a demandé de céder son siège au sein du Gouvernement de la Communauté française à l’occasion du remaniement post-électoral.

Résultat, il n’y a plus de Namurois Ministre dans les entités fédérées.

Ne comptez pas sur moi pour promotionner le sous-localisme, dont je laisse l’apanage aux partis traditionnels. Mais force est de constater que la province de Namur est bien souvent l’oubliée des politiques régionales, au détriment des pôles hainuyers et liégeois, qui, bien souvent, se réservent la meilleure part du gâteau, notamment en matière de subsides européens. Il faudra dès lors faire preuve d’une grande vigilance namuroise pour ne pas être les dindons de la farce des prochains grands choix budgétaires wallons…

Jeudi 12 juillet : Désignation du président de la Chambre, des membres du bureau et prise en compte de diverses propositions de loi, dont BHV…

Troisième séance plénière de la législature. Cette fois, il faut se décider quant à la composition du bureau de la Chambre. La présidence revient au groupe CD&V-NVA, premier en nombre d’élus et c’est Herman Van Rompuy, un vieux de la vieille qui s’y colle. Herman succède à Herman. Impression étrange pour un jeune parlementaire que d’écouter le discours émotionné de celui qui fut Ministre du Budget sous les deux gouvernements Dehaene… il y a une quasi éternité !

Dans la foulée, on procède à la désignation des membres du bureau. Pour la forme, les francophones et Groen ! demandent que soit limité à 3 le nombre des vice-présidents de la Chambre, pour éviter de voir des élus non-démocratiques participer au pilotage du Parlement. Peine perdue !, les partis traditionnels flamands ont appris à vivre avec le VB et veulent surtout éviter d’en faire un parti martyr. Il impose donc ce choix au reste du Parlement.

Pour le reste, il s’agit également de prendre en considération diverses propositions de loi, dont celles nombreuses (une par groupe flamand, hormis Groen !) sur la scission de l’arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde. Pour nombre de nos collègues du nord de la Belgique, il s’agit là du problème n°1 à résoudre. Avant même le dérèglement climatique, la crise énergétique, le financement du vieillissement et des pensions,… Un peu difficile à concevoir du point de vue d’une écologiste francophone. Pour notre part, nous déposons une propos de résolution relative à la régulation du marché de l'électricité et du gaz et une proposition de loi visant à instituer une commission d'enquête chargée d'examiner les grands dossiers de fraude fiscale. Chacun ses priorités !

Jeudi 5 juillet : Deuxième séance plénière et hommage à Herman Decroo

Absent pour raison médicale de la première séance plénière de la législature, Herman Decroo, le président sortant de la Chambre a fait son retour dans l’hémicycle pour la deuxième séance et reçut la standing ovation qu’il méritait (et attendait) en tant qu’excellent président sortant.

Pour le reste, rien de bien intéressant à signaler vu l’absence d’accord sur la composition du futur bureau et sur l’identité du nouveau président (ou de la nouvelle présidente) de la Chambre. Pour sa part, le groupe ECOLO-Groen! plaide pour une limitation du nombre de vice-présidents, de façon à éviter la désignation d’un vice-président Vlaams Belang. Les parlementaires flamands (hormis Groen !, donc) n’y sont pas chauds. Et comme le CD&V n’est pas au clair sur la personne à désigner au perchoir, il demande une interruption de séance d’une heure, qui durera finalement près de deux heures… avant qu’on décide de reporter la décision à la semaine suivante.

Un coup pour rien, sinon pour la désignation des parlementaires remplaçants des Ministres « empêchés » de siéger, tous francophones….