8/07/08

Mardi 8 juillet: Pendant que les Ministres Reynders & Arena jouent au ping-pong, 48.500 pensionnés attendent d’être remboursés !

Vous vous rappelez sans doute du précompte trop payé par 140.000 pensionné(e)s sur leur pécule de vacances? Cette question avait fait la Une, à la suite de mon interpellation au Ministre des Finances, le 29 mai dernier.

Alors que tant la Ministre des Pensions, Marie Arena, que lui-même, s’étaient engagés à ce que les corrections nécessaires puissent être apportées, l’arrêté royal signé le 23 juin par Didier Reynders loupe un tiers de la cible. Près de 48.500 pensionnés attendent toujours d’être remboursés du précompte erronément perçu!

J'ai réinterrogé ce mardi 8 juillet ces deux Ministres, qui se renvoient la balle des responsabilités politiques sans offrir aucune solution aux victimes de cette nouvelle injustice !

Pour toute réponse, ils ont évoqué « l’urgence » de trouver une solution et le fait que les concertations organisées n’ont pu déboucher sur d’autres solutions.

Il est aussi inacceptable qu’indécent de transformer les pensionnés les plus modestes en victimes d’un pitoyable match de ping-pong politique entre Ministres socialistes et libéraux.

ECOLO enjoint donc le Gouvernement à rembourser, avant les vacances parlementaires, les pensionnés indûment précomptés !

4/07/08

Vendredi 4 juillet: Une nouvelle centrale nucléaire à Chooz? Pour ECOLO, c'est INACCEPTABLE!

Par courrier du 27 juin, divers élus du département des Ardennes ont fait savoir à François Fillon, Premier Ministre de la République française, qu’ils souhaitaient que leur Département dépose dans les prochaines semaines un « véritable dossier de candidature à l’accueil du deuxième site EPR français ». Selon leurs vœux, cette centrale nucléaire de nouvelle génération serait installée le site de Chooz qui, pour rappel, se situe en bord de Meuse et en bordure directe de notre territoire. À leur initiative, une réunion des élus concernés se tiendra déjà ce vendredi 4 juillet à Charleville-Mézières !

Pour ECOLO, ces options sont évidemment inacceptables, d’autant plus qu’elles continuent de se prendre sans concertation aucune avec les autorités et la population belges, pourtant directement concernées par un développement nucléaire aussi proche de leurs frontières, dès lors que le site de Chooz est littéralement enclavé en Belgique, que les vents dominants soufflent sur la Belgique, que la Meuse s’écoule vers la Belgique et que la zone de qualification de 10 kilomètres s'étend essentiellement sur notre pays.

J'interrogerai dès lors mercredi prochain le Ministre belge de l’Intérieur, Patrick Dewael, afin qu’il exige des autorités françaises une information complète et transparente sur ce dossier, une enquête publique qui associerait - le cas échéant - la population belge et le principe d’une co-décision (et donc d'un droit de véto), eu égard aux implications pour la région de Dinant-Philipeville, en termes de sécurité notamment, d’un tel choix d’investissement. Le dossier récent du démantèlement de la centrale de Chooz A a montré l’importance des lacunes existant en termes d’information mutuelle et de prise en compte des intérêts belges. Il est urgent de corriger cet état de fait !

Au-delà de ce dossier particulier et tout sauf anodin, et tout en respectant l’autonomie d’un pays voisin, ECOLO condamne avec la plus grande fermeté l’option du « tout au nucléaire » qui est celle du gouvernement français, alors que plusieurs pays d’Europe ont fait le choix clair et conscient de « sortir du nucléaire ». Le nucléaire n’est pas la solution aux questions climatiques et énergétiques : c’est une énergie coûteuse, durablement dangereuse et tout sauf inépuisable. Ce qu’il faut aujourd’hui, c’est privilégier les investissements dans les économies d’énergie et les énergies réellement renouvelables. Il s’agit de sources d’emplois durables, de qualité, à haute valeur ajoutée, qui pourront, bien mieux qu’une nouvelle centrale nucléaire, répondre aux enjeux socio-économiques que rencontrent tant les Ardennes française que l’arrondissement de Dinant-Philippeville.
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Canal C a consacré une séquence à ce dossier ce vendredi. Si vous voulez revoir mon interview sur le sujet, cliquez ici...
En France, le premier ministre français François Fillon a parlé de construire une nouvelle centrale nucléaire de deuxième génération. Les élus du département Champagne Ardennes se sont dit intéressés, ils souhaitent accueillir cette centrale à Chooz. Une réunion se tient d'ailleurs aujourd'hui à Charlevilles-Mézières pour parler de ce projet. Chez nous, cette proposition inquiète les Ecolos. Ils souhaitent que les autorités belges soient concertées dans ce dossier.

Jeudi 3 juillet: Ingrid Bétancourt est libre et ça nous fait tous grand plaisir!

J'étais en réunion ce mercredi soir quant, tout à coup, j'ai été assailli de sms m'annonçant la grande nouvelle: Ingrid Bétancourt aurait été libérée. L'information s'est confirmée un peu plus tard et comme bien d'autres, j'ai ressenti une fameuse émotion en découvrant ses premières images de femme libre.

Il y a quelques semaines, le pessimisme était à son comble, on la disait en très mauvaise santé, voire, qui sait?, déjà morte!

Ca n'a pas empêché de nombreuses personnes, notamment des mandataires politiques, souvent écologistes mais pas seulement, jusqu'au plan local, de continuer à y croire, de la faire désigner "citoyenne d'honneur" de leur ville ou de leur commune, de donner son nom à une rue ou place, d'organiser des manifestations ou des concerts. Histoire de montrer qu'on n'était indifférent ni à son sort personnel, ni à l'injustice que représente l'usage inconsidéré de la violence.

Quelles que soient les questions sur les modalités de sa libération, j'ai été frappé de constater quelle force et quelle détermination elle continuait de dégager après six ans de détention dans des conditions aussi inhumaines. Cette femme qui avait osé défier le pouvoir en place, six ans plus tôt, en dénonçant la corruption et en se présentant comme candidate verte à la présidence colombienne, est manifestement quelqu'un d'extraordinaire. Toutes celles et tous ceux qui ont eu l'occasion de la rencontrer, notamment lors de la première rencontre mondiale des Verts, en 2001 à Canberra (Australie), où elle prononça un discours remarqué et remarquable, le savent et l'affirment. C'est pour ça qu'elle a pu résister à cette épreuve. C'est pour ça qu'elle a généré tellement de soutiens extérieurs.

Ce jeudi, notre groupe ECOLO-Groen! a demandé et obtenu que la séance plénière de la Chambre débute par un hommage à Ingrid Bétancourt. Une minute d'applaudissements nourris, à la suite du discours du président Van Rompuy, ça nous a changé des minutes de silence, plus habituelles en cette enceinte, et du climat politique trop souvent pourri qui est celui de notre pays depuis de nombreux mois.

3/07/08

Mercredi 2 juillet – Le coût des maisons de repos explose, ECOLO demande un plan d’urgence pour les aîné(e)s !

Alors que les petites pensions souffrent d’un décrochage toujours plus grand par rapport aux autres revenus, le coût du séjour en maison de repos, lui, ne cesse d’augmenter. Le coût moyen (hors supplément) est estimé à 42 euros par jour, soit 1286 euros par mois. Avec le coût des soins de santé et les divers suppléments, ça peut conduire le coût mensuel d’un hébergement à 2000 euros par mois, selon les estimations de mouvements d’aîné(e)s. Sur les cinq dernières années, les prix à la journée ont augmenté de 12%, alors que l’index n’a augmenté que de 9%. Plus de 120.000 résidents sont concernées, et ce chiffre ne fait qu’augmenter, comme en témoigne l’inquiétant phénomène des listes d’attente. C’est une série d’informations que j’ai pu recueillir dans le cadre de mon travail parlementaire.

Ce problème est aggravé par différents éléments dénoncés par ECOLO : la non-adaptation des pensions au bien-être, le manque de contrôle des frais non-médicaux complémentaires demandés aux résidents, et le besoin énorme qu’ont les aînés en soins médicaux et paramédicaux.

Cela peut même conduire à des situations de maltraitance, de façon de plus en plus fréquente, comme illustré par le témoignage d’une permanente syndicale dans l’article consacré à ce sujet par Vers l’Avenir ce mercredi 2 juillet.

Pour contrer cette tendance, ECOLO appelle tous les acteurs à se mettre autour de la table pour envisager des mesures urgentes, dans le cadre d’un plan général, parmi lesquelles :
- L’amélioration du niveau des pensions, en commençant par les plus basses ;
- La prise en compte la perte d’autonomie dans un système de solidarité fédéral ;
- Le cadrage et l’évaluation des frais non médicaux réclamés aux résidents de MRS afin que le manque de financement public ne soit pas compensé par des frais connexes réclamés aux usagers ;
- Une prise en charge financière par le fédéral de l’amélioration (indexation et revalorisation) des salaires du personnel encadrant ;
- Une attention toute particulière à la qualité de l’accueil et de l’encadrement ;
- La mise en œuvre d’un fonds fédéral pour les infrastructures, permettant aux maisons de repos d’effectuer des travaux de mise en conformité et d’amélioration du confort des résidents ;
- Des aides fédérales pour améliorer l’efficacité énergétique et la production d’énergie renouvelable par les maisons de repos.

J’ai interrogé récemment à ce sujet la Ministre des Affaires sociales, Laurette Onkelinx qui m’a expliqué comment tous les niveaux compétents se renvoient la balle.
ECOLO, dans tous les niveaux où il est actif, ne manquera pas de mettre les Ministres responsables face à leurs responsabilités et à mettre des propositions sur la table, afin que notre société soit effectivement « seniors admis ».

Vendredi 27 juin 2008 – Pas d'accord non plus sur les subsides de la Loterie Nationale au secteur associatif !

Faute d’accord au sein du gouvernement fédéral, c’est depuis le mois de mars que des secteurs comme la coopération au développement ou des associations comme le CNCD ou Provélo attendent la confirmation du soutien qui leur sera octroyé pour l’année 2008 au départ des bénéfices de la Loterie Nationale. Plus grave, il semble que le gouvernement fédéral remette en cause les subsides destinés à l’émancipation sociale et à l’intégration des immigrés !

Pour ECOLO, cette situation – à l’image des nombreux autres dossiers qui patinent faute de cohésion et de méthodes gouvernementales – est inacceptable. C’est la raison pour laquelle j’ai réinterrogé une énième fois le Ministre Reynders sur le sujet ce mercredi 25 juin en Commission des Finances de la Chambre.

Si le Ministre n’a pas caché la difficulté du gouvernement de s’accorder sur le dossier (et particulièrement sur la répartition des moyens entre familles politiques et entre Ministres) il a estimé pouvoir s’engager sur la date du 15 juillet pour qu’une solution soit trouvée (avec possibilité d’accélérer la liquidation des subsides pour les secteurs sur lesquels il n’y a pas d’arbitrage à réaliser). Plus dur pour les associations, il a remis en question le caractère récurrent des subsides Loterie Nationale attribués.

De même, il a remis en question les soutiens attribués, via les provinces, aux associations actives dans le volontariat, au motif que ce dispositif, mis en place en 2006, n’avait pas encore fait toutes ses preuves, notamment dans les provinces wallonnes.

Il convient pourtant de stabiliser et rassurer, le plus rapidement possible, des secteurs importants, tels que tous ceux qui émargent au Fonds d’Impulsion à la Politiques des Immigrés - FIPI (maisons de jeunes, maisons de quartier ou organisations de jeunesse) ou ceux qui pourraient bénéficier de l’aide de la Loterie Nationale pour assurer leurs volontaires.

Voici donc encore un dossier sur lequel je mettrai toute mon énergie afin que l’argent public soit utilisé à une vraie politique de soutien du tissu associatif et de la cohésion sociale.

Dimanche 15 juin 2008 – En débat à Mise au Point – D’urgence des mesures en matière d’énergie et de solidarité !


Cette semaine, 80 000 personnes ont manifesté aux quatre coins du pays pour améliorer le pouvoir d’achat. J’étais personnellement à la manif de Namur, ce mercredi, avec pas mal d’amis ECOLO et j’ai été frappé par les récits recueillis auprès des manifestants, montrant de façon un peu impressionniste, combien la précarité augmentait dans notre pays.

Ce dimanche à midi, la RTBF revenait sur ce vaste mouvement de mobilisation dans le cadre du débat de Mise au Point, au cours duquel je représentais ECOLO, à côté de représentants syndicaux… et des porte-parole des autres partis.


On n’a jamais été si riche collectivement : les entreprises du BEL 20 réalisent des bénéfices, qui même s’ils sont en baisse ces derniers jours, n’en offrent pas moins des salaires indécents à leurs dirigeants. Et 15% des Belges vivent sous le seuil de pauvreté. La répartition des richesses n’a jamais été aussi inégale. Et c’est là que l’effort doit se situer.

Ce qui est frappant, c’est l’impuissance du gouvernement. La réponse d’Yves Leterme aux questions relatives à l’urgence de réinvestir dans le social, c’est « qu’aucun gouvernement ne pourrait gérer une telle crise énergétique ». Sans doute est-elle importante et difficile à gérer. Mais on ne peut pas se contenter d’une telle déclaration. Il est nécessaire de renverser la hiérarchie des priorités : le communautaire a paralysé ce pays pendant de trop nombreux mois. Il y a tellement de choses à faire… Il faut réorienter les moyens vers les besoins les plus urgents. Et créer un observatoire des prix n’est pas suffisant : on peut observer, mais il faut surtout agir.

La Cour des Comptes a calculé que ramener le minimex au seuil de pauvreté, tel que le propose ECOLO, coûterait 250 millions d’euros. Et que faire la même chose pour toutes les allocations sociales coûterait un peu plus d’un milliard. Face à ces chiffres, l'indécence politique c’est d’assumer sans sourciller les intérêts notionnels qui devaient coûter 500 millions, mais coûteront au final 2,4 milliards, sans qu’on puisse même connaître de façon précise son impact positif en matière d’emploi !

Plusieurs partis, comme le PS et le cdH, ont prétendu que 90% de leur programme se retrouvait dans l’accord de gouvernement. Ou alors leur programme sous-estimait les problèmes sociaux ou de solidarité, ou leur programme a changé. Il est temps de corriger le tir. C’est urgent. Ce qu’on attend pour le 15 juillet, c’est de vrais engagements nouveaux, pas seulement le maintien de nos acquis sociaux historiques, pas le rappel de mesures déjà décidées. Face au ras-le-bol des citoyens, c’est de vraies avancées sociales et énergétiques qu’il faut. Il est plus que temps !

9/06/08

Mardi 10 juin 2008 : Un an après, les Belges attendent un gouvernement qui s’occupe du prix du baril qui explose ou des défis sociaux et climatiques

Il y a un an, jour pour jour, ECOLO récoltait les fruits de son travail et d'une belle campagne avec une belle victoire qui lui permettait de faire son retour en force au Parlement fédéral.

Personnellement, j'ai eu la chance et le bonheur de réussir le challenge d'être élu à l'issue d'une première élection pour laquelle mes amis ECOLO m'avaient fait confiance. Cette première élection m’a permis, depuis, de découvrir de l’intérieur ce monde particulier qui est celui du Parlement fédéral, ses côtés sympas et moins sympas, et puis d’essayer de faire bouger les choses dans le bon sens sur des dossiers aussi important que ceux des entreprises publiques ou de la solidarité interpersonnelle. Pour rappel, pour celles ou ceux que ça intéresse, le site du Parlement est très complet et utile pour découvrir de façon exhaustive le travail que j'ai pu réaliser : questions – écrites ou orales – posées, propositions de loi déposées, travail en commission, plus rien de cela n’aura de secret pour vous sur www.lachambre.be.


Avec mes collègues, 4 élus Groen! et 7 autres ECOLO, nous formons un groupe solide de 12 élus, le seul bilingue et bicommunautaire, qui travaille dur, par des questions, des propositions, des prises de position et une collaboration de tous les jours, pour marquer de vert la gestion de notre pays et imaginer d’autres façons de vivre ensemble

Certes, la famille verte, malgré son bon score et son ouverture à la négociation, n’est pas partie prenante de la gestion de l’Etat fédéral. Elle n’a jamais été réellement invitée à la table; ses conditions, notamment une véritable prise en compte des enjeux environnementaux et la construction d’un modèle de collaboration à la fois adulte et solidaire au sein de l’état fédéral, n’ont jamais été réellement prises en compte. Dans de telles conditions, il n’y a pas de honte à mener une opposition de « service public », telle que nous aimons la définir.

Et il y a du travail face à un gouvernement pentapartite aussi peu uni, aussi peu cohérent, aussi inapte à prendre à bras-le-corps les enjeux fondamentaux que sont ceux de l’explosion du prix du baril de pétrole (qui nécessite des investissements massifs pour une mobilité plus moins polluante et pour la réalisation d’économies d’énergie), de la solidarité et de la redistribution des richesses (je ne reviendrais pas ici sur la question des pensions), sur la bonne gouvernance (un slogan particulièrement creux au regard des contre-exemples que nous fournit au quotidien le gouvernement en place) ou sur la révolution environnementale qui est chaque jour plus nécessaire (pour sauvegarder notre biodiversité). Il y a matière à interpellation et à proposition pour un groupe qui essaie de faire bouger les choses dans le bon sens.

Vous aurez remarqué que je n’ai pas cité comme « enjeu fondamental » les questions communautaires qui pourrissent au quotidien le travail parlementaire et qui constitue le fonds de commerce de pas mal de partis, surtout (mais pas seulement) du côté nord du pays. On ne peut pas les ignorer, dès lors qu’elles sont une priorité pour la plupart des partis flamands et qu’il faut trouver des solutions (ce à quoi ECOLO et Groen! s’attachent aussi dans le cadre de « l’heptapus »). Mais notre impression et celle de la plupart de nos concitoyens est qu’elles sont complètement survalorisées et prétextes permanents à de nouvelles querelles qui nous éloignent chaque jour des réponses aux enjeux fondamentaux pointés plus haut. Ce qui est évidemment assez éloigné de mon idéal politique et désespérant dans un contexte de plus en plus « antipolitique ».

Qu’adviendra-t-il d’ici au 15 juillet et après ? Bien malin qui pourra le dire. Mais bon, il faut bien avouer qu’il y a peu de perspectives d’éclaircie, si on juge l’incapacité d’Yves Leterme à trouver les réponses qu’il cherche comme une âme en peine, l’absence de méthode pour en sortir et les positions tranchées des uns et des autres.


ECOLO
pour sa part tient à garder le cap, rappelant chaque jour les partis traditionnels à leur responsabilité, et brassant les idées à qui mieux mieux dans le cadre du chantier « Des solutions pour chacun ! », une expérience passionnante, qui nous permet de retourner au contact de la société civile et de préparer au mieux les échéances de 2009, qu’elles soient régionales et européennes, comme c’est déjà prévu, mais également fédérales, comme ça risque d'être le cas, 2 ans après le 10 juin 2007. Comme si l’horloge politique s’était arrêtée pendant que le monde continuait d’avancer. Et pas toujours dans le sens de cette terre plus verte et de ce monde plus juste pour lesquels nous nous battons !

Vendredi 6 juin : Il paraît qu’on va trouver une solution pour les pensions…

Depuis que j’ai pu mettre la question au jour, lors de la séance plénière du 29 mai dernier, de nombreuses pensionnées et de nombreux pensionnés m’ont écrit ou contacté pour m’alerter de leur situation et de leur perte de revenu au cours du mois de mai 2008. Je les en remercie parce que ça montre toute l'importance et l'intérêt d'un travail parlementaire branché sur les réalités vécues par les un(e)s et les autres.

Comme je m'y étais engagé, j'ai déposé de nouvelles questions à l’intention de la Ministre des Pensions, qui ne s’estime aucunement responsable de la situation, et du Ministre des Finances, qui doit concrétiser ses engagements en vue d’une solution.

Ce vendredi 6 juin, ledit Ministre des Finances (qui n’avait pourtant rien de neuf à me déclarer en commission des finances de mardi… ) a annoncé à la presse que le problème concernait environ 180.000 personnes et qu’il serait résolu pour le mois d’août.

Si cela se concrétise tant mieux. Faute réparée à moitié pardonnée. Mais le dire, c’est bien et le faire, c’est mieux. Surtout quand on connaît la situation délicate des personnes concernées.

Vous pouvez en tout cas compter sur ma détermination pour veiller à ce que ces engagements soient effectivement tenus…

30/05/08

Jeudi 29 mai : Pensions - En mai 2008, suite à une erreur de l'administration fiscale, de nombreux pensionnés ont perçu moins qu’en mai 2007 !

La semaine dernière, mon analyse de la situation difficile de trop nombreux pensionné(e)s faisait réagir la Ministre des Pensions (voir ci-dessous, 21 mai), et c’est tant mieux : les petites pensions ne se satisfont pas de slogans.

Ce jeudi 29 mai, en séance plénière de la Chambre, c’est le Ministre Reynders que j’ai interrogé pour connaître son interprétation d’une « augmentation » des pensions assez inattendue : les barèmes fiscaux n’ont pas été adaptés en même temps que les pensions ont été indexées en fonction de l’augmentation du coût de la vie.

Suite à l’augmentation du montant brut de la pension (deux sauts d'index de 2%), l’augmentation du précompte fait finalement baisser le montant perçu de la pension. Résultat : nombre de pensionnés, particulièrement ceux qui sont au seuil imposable (environ 1000 euros par mois), toucheront moins en mai 2008 qu’en mai 2007 (voir exemple concret ci à côté. Ce qui est un comble, chacun en conviendra !

Au-delà de l’ironie que les mauvaises langues trouveront dans le contraste entre les annonces triomphales et les montants réellement perçus par les pensionnés, ce manque à gagner pour les petites pensions est inacceptable.

Dans sa réponse, le Ministre des Finances m’a informé qu’il avait pris contact avec son administration et l'Office national des pensions pour corriger cette situation, si possible dans l’année.

Aux yeux d'ECOLO, il faut une correction immédiate du trop perçu par l’Etat : un million de pensionnés vivent avec moins de 1000 € par mois. Et pour ceux-là plus encore, chaque euro compte, pour se nourrir, se chauffer ou se soigner.

D’une façon générale, le gouvernement ne doit pas se tromper de combat : l’augmentation des plus petites pensions doit impérativement être plus importante que les 2 % annoncés, mais surtout, l’effet de décrochage des pensions par rapport aux autres revenus doit être enrayé : chaque année, le revenu des pensionnés décroche de 1,8% par rapport aux revenus des travailleurs. Les Belges vivent de plus en plus vieux, avec, pour celles et ceux qui bénéficient des plus petites pensions, un pouvoir d’achat de plus en plus en décrochage, avec des besoins grandissants… A ce problème, ni le Ministre des Finances, ni la Ministre des Pensions n’apporte de réponse satisfaisante à ce stade !

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Pour revoir la séquence de Frédéric Cauderlier consacrée, sur RTL-Tvi, à mon intervention à la Chambre, cliquer ici ou ci-dessous.
A moins que vous ne préfériez celle de Johanne Montay sur la RTBF...



Si vous préférez la presse écrite, vous pouvez aussi lire l'article de Vers l'Avenir ou de La Dernière Heure sur le sujet.

20/05/08

Mercredi 21 mai 2008 : Il est urgent de revaloriser les plus petites et les plus anciennes pensions

C’est passé trop inaperçu jeudi passé à cause du dossier BHV, mais l'essentiel de la séance a été occupé par un long débat sur le projet de loi-programme déposé par le gouvernement, au cours duquel je suis intervenu assez longuement sur le dossier "pensions", ce que vous pouvez revoir sur le site de la Chambre si ça vous intéresse. De même, à l'avant-veille d'un super Conseil des Ministres qui se saisira peut-être enfin sérieusement du dossier, Vers l'Avenir consacre ce matin une page complète à cette question.

Alors que le taux de pauvreté n’a jamais été aussi élevé parmi nos aînés (20,6% des + de 65 ans et 24,6% des + de 75 ans ont un revenu qui se situe sous le seuil de pauvreté, tandis que ce pourcentage est de 13% en moyenne pour l’ensemble de la population), alors que la non-liaison des allocations sociales au bien-être a provoqué un décrochage progressif du niveau de revenu relatif des pensionnées et pensionnés, alors que le fonds du vieillissement (qui doit permettre d’absorber le choc de l’arrivée massive à la pension des babyboomers) n’a plus été alimenté depuis deux ans, il n’y a plus de temps à perdre.

Plutôt que se perdre en questions institutionnelles et de reporter à après-demain les choix budgétaires en faveur de plus de solidarité, il est urgent que le gouvernement dégage des budgets importants pour prendre en compte l'enjeu du vieillissement. Cela passe par une revalorisation des plus petites et des plus anciennes pensions et par le dégagement de boni budgétaires pour alimenter le fonds du vieillissement.

Dans ce contexte, la décision de supprimer la cotisation de solidarité, qui coûtera à terme 300 millions d’euros au budget « pensions » est un choix étonnant, qui va à contre-courant des besoins et des véritables urgences. Le gouvernement fédéral s’occupe d’une fuite d’eau alors qu’il y a le feu à la maison !

S'il y a effectivement des moyens nouveaux pour les pensions, ils doivent prioritairement être utilisés en ce sens. D’après nos calculs, le montant de 300 millions d’euros prévus pour supprimer la cotisation des solidarité, additionné de 50 millions d’euros pour ce qui concerne les indépendants, permettrait déjà de relever, pour ce qui concerne les anciens indépendants et employés :
• de 4% les pensions prises avant 1985
• de 3% les pensions prises entre 1992 et 1985
• de 2% les pensions prises entre 1993 et 1999
• de 1% les pensions prises entre 2000 et 2007
… et d’atténuer ainsi les effets du temps sur les revenus des bénéficiaires de pensions.

Soyons attentifs à ce que le Gouvernement sortira de sa réunion en "super Conseil" : ces 350 millions pourraient être utilisés pour aider à sortir de la pauvreté les petits pensionnés... si telle était la volonté politique. Il s'agit en tout cas d'un bon test pour mesurer sa capacité et sa volonté à combattre la fracture sociale !

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RTL-Tvi a consacré ce mercredi soir une séquence à notre appel à une revalorisation des plus petites pensions, avec notamment le témoignage d'une ancienne infirmière, pensionnée, malade et qui doit vivre avec 922 euros par mois. A voir ou revoir en cliquant ici ou sur l'écran ci-dessous.



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La Ministre des Pensions, Marie Aréna, a réagi avec vigueur à la note d'analyse qui a été à l'origine de ce papier de Vers l'Avenir. C'est de bonne guerre et c'est son rôle.

Elle remet notamment en cause les chiffres publiés. Pourtant, ils proviennent tous de rapports officiels, présentés en commission des affaires sociales, du Comité d'Etude sur le Vieillissement ou de diverses administrations publiques.

Elle affirme aussi que de nouvelles mesures seront prises en faveur des pensions, notamment dans le cadre du super gouvernement de ce vendredi. On verra bien. A tout le moins, cette sortie dans la presse aura permis de remettre le dossier "pensions" au-dessus de la pile. C'était mon objectif!

18/05/08

Dimanche 18 mai : Le contrat de confiance entre la SNCB et les usagers du train en péril, il est temps d’agir !

On n’a jamais été aussi nombreux à prendre le train. Et pourtant, ça fait longtemps aussi qu’on n’a pas été aussi malmenés : multiplication d’incidents techniques (notamment sur la ligne Namur-Bruxelles) et mouvements de grève spontanés qui désorganisent le rail et prennent les navetteurs en otage ont soumis les nerfs des usagers du train à rude épreuve au cours des derniers mois.


Le dernier incident en date, c’est cet incendie qui a complètement désorganisé le rail mercredi dernier, empêchant de nombreux navetteurs wallons et bruxellois de rentrer chez eux. Le chaos était indescriptible dans les gares bruxelloises, l’information aux navetteurs complètement défaillante, la réaction beaucoup trop lente… et c’est miracle s’il n’y a pas eu d’accident. Ce jeudi, en séance plénière du Parlement, j’ai interrogé, avec quelques collègues, la Ministre Vervotte sur le sujet, mettant en évidence que c’est la relation de confiance entre la SNCB et les usagers qui étaient en jeu.

Car ce n’était pas la seule information inquiétante qui circulait : l’annonce de l’augmentation de salaire (25 à 30.000 euros supplémentaires) d’un des trois directeurs de la SNCB était particulièrement maladroite, à l’heure de négociations ardues avec les syndicats et face à un préavis de grève. Et ce qui devait arriver arrivera ce mardi, avec une grève générale et complète telle qu’on n’en avait plus vécu de longue date.


Face à cette manifestation de mauvaise humeur, qui malheureusement pénalisera tous les usagers du train et augmentera fortement notre empreinte écologique ce mardi, certains remettent sur la table la proposition du service minimal, impossible à organiser, contradictoire avec le principe universel du droit de grève et dangereux par rapport à la sécurité des usagers et des travailleurs.

Ce qu’il faut ? C’est retrouver la confiance des travailleurs et des usagers par une amélioration du fonctionnement de la structure, par un renforcement du dialogue social et par davantage d’investissements publics pour accélérer la modernisation des infrastructures et du matériel ferroviaires, pour améliorer la capacité du train, pour augmenter les fréquences là et quand c’est nécessaire, pour permettre plus facilement d’emmener son vélo avec soi, pour diminuer les tarifs internationaux, pour concurrencer effectivement les vols « avion » low cost, pour rouvrir des gares et sécuriser les points d’arrêt,…

Pourquoi tant d’investissement pour la route et si peu pour le chemin de fer ? C’est la question à se poser face au défi environnemental et aux enjeux de mobilité qui sont face à nous !

11/05/08

Nuit du jeudi 8 au vendredi 9 mai 2008 - BHV : Une vexation inutile, à l’issue d’un mauvais match de catch – Match nul dans tous les sens du terme !

Commencée à 14 heures, la séance plénière de la Chambre de ce jeudi 8 mai s’est terminée ce vendredi 9 mai à 2 heures 25 du matin.

Son résultat est – malheureusement - sans surprise. Le scénario était écrit à l’avance et a conduit, à l’exception notable du groupe ECOLO-Groen!, au vote d’une communauté contre l’autre communauté : 80 députés flamands ont voté pour la mise à l’ordre du jour du dossier BHV, 60 francophones ont voté contre et 2 députés se sont abstenus, les chefs de groupe ECOLO-Groen! Ce faisant, Meyrem Almaci et Jean-Marc Nollet ont voulu marquer au nom de notre groupe politique, l’inutilité de ce vote et la nécessité de plus de respect dans la recherche d’une nouvelle réforme de l’Etat négociée.

Suite à cet acte unilatéral et comme c’était attendu et prévu, les francophones de la majorité ont déposé une série d’amendements, par rapport auxquels ils ont sollicité l’avis du Conseil d’Etat, ce qui interrompait de facto les travaux…

Tout ça pour ça…

Au-delà de la dimension inacceptable de ce vote, de la responsabilité du Premier Ministre et de l’ensemble du gouvernement quant au fait qu’il ait pu advenir, l’impression vécue en direct était celle d’un mauvais match de catch, dont le scénario était vécu à l’avance et dont la plupart des acteurs (sauf sans doute les ennemis de la démocratie, les fascistes du Vlaams Belang, qui ont passé leur journée à éructer, et les plus extrémistes, qui participent au concours du meilleur flamand ou francophone) étaient peu fiers, alors que les défis sociaux, environnementaux et démocratiques qui sont face à nous méritent toute l’énergie des élus.

Pour notre part, nous avons choisi, dès après les élections du 10 juin 2007, de faire groupe commun avec Groen!, montrant l’exemple du dialogue et de la collaboration, et de mettre toute notre énergie à mettre à l’ordre du jour les questions qui nous semblent essentielles. Le tout est de trouver, particulièrement dans la communauté flamande, suffisamment de partenaires disponibles pour y œuvrer. Dans les discussions informelles, ils existent sans doute. Mais face à la pression médiatique et à celles des forces les plus extrémistes, ces bonnes volontés n’émergent que trop rarement dans l’espace public…

Et pourtant, il faudra y arriver. Par la négociation et dans le respect. Pas le revolver sur la tempe…

4/05/08

Du jeudi 1er au dimanche 4 mai : Coup de cœur pour Namur en Mai !

Bien que n’ayant pu y passer suffisamment de temps à mon goût, retenu par diverses activités, j’ai fait quelques passages – en famille – dans les rues de Namur au cours de ces quatre derniers jours. Namur en Mai est pour moi un rendez-vous incontournable, que je ne manquerai sous aucun prétexte, ou presque. Et j’ai à nouveau adoré les quelques spectacles que j’ai pu voir et surtout l’ambiance conviviale qui caractérise ce Festival des Arts Forains.

Je trouve ce concept, qui met la culture à portée de tous, assez génial par sa spontanéité et sa diversité. J’éprouve beaucoup de curiosité à voir ainsi s’agglutiner un public curieux et multiforme autour des spectacles de rue originaux et de qualité, pour partager une émotion culturelle, dans le cadre superbe des rues de Namur.

Plus que jamais, ce rendez-vous culturel a sa place dans le calendrier namurois et, quoi qu’en disent certains grincheux, mérite que les pouvoirs publics y investissent. Chapeau bas à celles et ceux qui l’ont mis sur pied il y a plus de 10 ans et à celles et ceux qui le font vivre encore aujourd’hui, dont l’échevine ECOLO de la Culture à la Ville de Namur, Anne Degand, qui n’a pas ménagé sa peine à côté de l’équipe organisatrice pour permettre à Namur en Mai de se dérouler dans les meilleures conditions malgré quelques soucis budgétaires. Longue vie à Namur en Mai !

Samedi 3 mai : JO et Droits de l’homme : manif devant l’ambassade de Chine et procession d’Echternach de la majorité

Comme vous l’aurez lu sur ce blog, ça fait quelques mois à présent qu’ECOLO et Groen! sont sur la balle et mettent la pression pour que les JO de Pékin
soient l’occasion d’améliorations fortes en matière de droit de l’homme, de liberté de la presse ou de respect de l’environnement. Le thème est à présent en plein au cœur de l’actualité : les reportages se multiplient sur le sujet, dans la presse écrite, radio ou télévisuelle, au gré des manifestations et des déclarations des un(e)s et des autres.

Le dimanche 13 avril, j’étais sur le plateau de Mise au Point (RTBF) pour présenter le point de vue d’ECOLO sur la question des droits de l’homme en Chine, dans le contexte des JO qui se dérouleront au mois d’août à Pékin. Un débat bien intéressant, particulièrement pour la confrontation entre Philippe Hensmans, le directeur d’Amnesty International Belgique et l’ambassadrice de Chine… qui refuse toute entrevue avec l’organisation de défense des droits de l’homme.

Ce samedi 3 mai, à l’invitation toujours d’Amnesty International, j’étais avec un millier de militants des droits de l’homme (et une belle délégation d’écologistes) devant l’ambassade de Chine
pour réclamer des « droits pour les Chinois ». À 100 jours ou à peu près de l’ouverture des JO de Pékin, il faut maintenir et renforcer la pression sur les autorités chinoises. Pour leur faire comprendre que l’Occident attend de fortes évolutions démocratiques et environnementales. Mais aussi pour envoyer des signaux à celles et ceux qui, là en Chine, osent résister et s’opposer.

Notre prochain objectif est à présent le vote par le Parlement fédéral d’une résolution, la plus offensive possible, sur le sujet. ECOLO et Groen! avaient déposé un tel texte dès le mois de novembre 2007.

Les partis de la majorité se sont plus récemment réveillés, mettant sur la table leur propre proposition… bien trop tiède à notre goût. Depuis lors, les négociations sont en cours pour muscler un texte que, paradoxalement, ils auraient plutôt tendance pour leur part à encore alléger, suite à l’audition de l’ambassadrice de Chine au Parlement. Plutôt que de se coucher face aux menaces plus ou moins explicites des autorités chinoises, nous pensons que la Belgique doit, tout au contraire, exercer sa capacité d’indignation. C'est vraiment le moment de mettre la pression pour "lever le couvercle de la marmite".

La suite de cette procession d’Echternach dans quelques jours… si du moins, le dossier BHV n’occulte ou ne bloque pas tout le travail parlementaire…

Jeudi 1er mai : A l'écoute de la FGTB, pour une Belgique plus solidaire et plus attentive aux plus faibles de notre société!

Pour la 4ème année consécutive, j’ai participé, avec quelques amis ECOLO, au 1er mai de la FGTB à Namur (qui a le grand mérite d’être « indépendant » de celui du parti à la rose). Il me semble en effet essentiel, dans le cadre de mon travail de député, d’être à l’écoute des mouvements sociaux et syndicaux, dans le respect des différences et des rôles de chacun. C'est ainsi que le 1er mai est un rendez-vous parmi de nombreux autres avec le monde syndical.

Quoi qu’il en soit, nous partageons tant avec la CSC qu’avec la FGTB la volonté de maintenir une politique de l'emploi fédérale, une sécurité sociale forte, voire de la développer encore pour répondre aux nouveaux enjeux comme le vieillissement ou la lutte contre une précarité grandissante. Ce qui est malheureusement aux antipodes de l’actualité politique, polluée par le dossier BHV, mais également du programme et des actes du gouvernement pentapartite, au mieux timide par rapport à ces questions, au pire en route pour un renforcement des inégalités et de la précarité.

Au cours de cette matinée passée à la Maison André Genot, j’ai particulièrement apprécié le discours d’Anne Demelenne, la nouvelle secrétaire générale de la FGTB ainsi que les discussions d’après meeting avec quelques militants, heureux sans doute de trouver des interlocuteurs différents de ceux qui occupent traditionnellement les premiers rangs de l’auditoire. Un plaisir partagé, assurément.