18/10/08
Mardi, mercredi et jeudi 15, 16 et 17 octobre 2008 : Déclaration de politique fédérale - Pas de quoi être fier d’appartenir à cette majorité fédérale!
Moment de tension impressionnant, jeudi, vers 20h00. Après que le Premier Ministre ait répondu aux critiques et questions formulées pendant deux jours par le Parlement. C’est autour de Jean-Marc Nollet, chef de groupe ECOLO-Groen !, de s’exprimer. Et il interroge, les yeux dans les yeux (ou presque, parce que le Premier Ministre préfère se réfugier dans son Blackberry ou dans ses papiers), pour connaître son avis réel sur la question du sort réservé aux sans papiers. Car, en plus d’avoir élaboré et défendu mordicus un budget virtuel, le gouvernement aura pêché par son incapacité à décider et à donner une réponse humaine aux milliers de personnes concernées dans notre pays. Grand moment de solitude pour le Premier Ministre, sans doute sans aucune mesure avec la détresse des sans papiers, mais le silence qu’il a, à nouveau, réservé à cette question essentielle n’est pas digne du chef d’un gouvernement. Ni d’ailleurs du gouvernement d’un pays démocratique, qui porte collectivement la responsabilité de cet énorme gâchis humain.
Au-delà de la question, cruciale et essentielle, du sort réservé aux familles sans-papiers, ce sont les mensonges du gouvernement fédéral qui ont retenu le plus notre attention et ont fait l’objet de nos critiques. Le budget a été présenté comme étant en équilibre, c’est-à-dire sans déficit, mais il est intenable dès lors qu’il se base sur des hypothèses irréalistes et sur des recettes incertaines. De même, les réinvestissements dans les matières sociales, urgents au regard des tensions sociales et des revendications de la rue, sont bien insuffisantes, malgré les déclarations d’autosatisfaction du PS et du cdH. Les allocations sociales, et notamment les pensions, continueront de décrocher par rapport au bien-être. Les allocataires continueront de voir leur niveau de vie et leur dignité rabotée. La proposition de loi d’ECOLO et Groen ! visant à relever les allocations sociales minimales jusqu’au seuil de pauvreté ne sera pas votée, ni encore moins appliquée. Bref, malheureusement, rien n’indique qu’on puisse enrayer le phénomène grandissant de la pauvreté, qui concerne 14% des citoyens belges, et cela, des deux côtés de la frontière linguistique.
De même, un tas d’options avancées nous semblent inacceptables, comme celle de débudgéter la SNCB ou la Poste ou de supprimer, à l’aveugle, un grand nombre de postes de fonctionnaires.
Enfin et surtout, on attend, en vain, un projet un peu enthousiasmant, qui prenne enfin à bras-le-corps, les enjeux énergétiques et environnementaux qui sont face à nous. La crise financière, qu’Yves Leterme utilise comme cache-sexe pour son manque de projet ou d’initiative, est au contraire une extraordinaire occasion de réformer en profondeur le système, pour remettre l’économie au service de l’homme et de son milieu de vie.
Pour cela, il faudrait du courage et de la vision, deux qualités absentes du gouvernement pentapartite. Il l’a encore prouvé au cours de ces trois jours de débat, justifiant totalement le vote de méfiance posé par le groupe ECOLO-Groen ! vers 1h00 du matin ce vendredi…
Au-delà de la question, cruciale et essentielle, du sort réservé aux familles sans-papiers, ce sont les mensonges du gouvernement fédéral qui ont retenu le plus notre attention et ont fait l’objet de nos critiques. Le budget a été présenté comme étant en équilibre, c’est-à-dire sans déficit, mais il est intenable dès lors qu’il se base sur des hypothèses irréalistes et sur des recettes incertaines. De même, les réinvestissements dans les matières sociales, urgents au regard des tensions sociales et des revendications de la rue, sont bien insuffisantes, malgré les déclarations d’autosatisfaction du PS et du cdH. Les allocations sociales, et notamment les pensions, continueront de décrocher par rapport au bien-être. Les allocataires continueront de voir leur niveau de vie et leur dignité rabotée. La proposition de loi d’ECOLO et Groen ! visant à relever les allocations sociales minimales jusqu’au seuil de pauvreté ne sera pas votée, ni encore moins appliquée. Bref, malheureusement, rien n’indique qu’on puisse enrayer le phénomène grandissant de la pauvreté, qui concerne 14% des citoyens belges, et cela, des deux côtés de la frontière linguistique.
De même, un tas d’options avancées nous semblent inacceptables, comme celle de débudgéter la SNCB ou la Poste ou de supprimer, à l’aveugle, un grand nombre de postes de fonctionnaires.
Enfin et surtout, on attend, en vain, un projet un peu enthousiasmant, qui prenne enfin à bras-le-corps, les enjeux énergétiques et environnementaux qui sont face à nous. La crise financière, qu’Yves Leterme utilise comme cache-sexe pour son manque de projet ou d’initiative, est au contraire une extraordinaire occasion de réformer en profondeur le système, pour remettre l’économie au service de l’homme et de son milieu de vie.
Pour cela, il faudrait du courage et de la vision, deux qualités absentes du gouvernement pentapartite. Il l’a encore prouvé au cours de ces trois jours de débat, justifiant totalement le vote de méfiance posé par le groupe ECOLO-Groen ! vers 1h00 du matin ce vendredi…
11/10/08
Jeudi 8 octobre : Rencontre émouvante avec Ingrid Bétancourt à la Chambre
Moment de forte émotion et longues salves d'applaudissement, ce jeudi à la Chambre, avec la venue d’Ingrid Bétancourt, invitée par les présidents du Sénat et de la Chambre, à l’initiative d’ECOLO et Groen!, à une rencontre à l’occasion de son passage en Belgique. Le discours de l’ancienne sénatrice colombienne, marqué d’humanité, d’émotion mais aussi d’un certain mysticisme, aura constitué une respiration par rapport aux éclats communautaires qui ont trop souvent marqué l’hémicycle ces derniers mois mais aussi à la crise financière qui marque le monde entier.Déjà étonnante de charisme et de force comme candidate verte pour la présidence colombienne (découvrez son discours à l’occasion d’une rencontre mondiale des Verts en 2001), Ingrid Bétancourt est plus percutante que jamais après l’épreuve, « parfois pire que la mort » qu’elle a vécu au cours de ses trop longues années de captivité.
Émue de se trouver en Belgique, d’où sont nés les comités Bétancourt peu après son enlèvement, en février 2002, reconnaissante envers ceux et celles (dont l’ex députée ECOLO et d’origine colombienne Marie Nagy) qui se sont battus pour qu’elle ne tombe pas dans l’oubli, étonnée de la ressemblance de notre hémicycle avec le Sénat colombien, obsédée ou quasi par le sort des otages encore retenus dans la jungle amazonienne et par l’avenir de son pays, la Colombienne nous a dit combien elle appréciait la Belgique et la considérait comme un modèle, à reproduire, de cohabitation pacifique et de solidarité entre les peuples. "Il nous faut cette unité pour surmonter les problèmes que nous connaissons en Colombie, pour trouver la paix", a-t-elle notamment dit aux députés et sénateurs belges réunis devant elle.Parfois, il faut pouvoir prendre du recul par rapport à sa propre réalité, pour en comprendre la vraie valeur. Chapeau bas et merci à vous aussi, Madame !
6/10/08
Lundi 6 octobre - Le gouvernement Leterme doit s'investir prioritairement dans l'urgence sociale!
Les actions de protestation qui ont été mises sur pied ce jour sont la résultante de 15 mois d’immobilisme et de non-décision à la tête de l’Etat. La crise financière belge et internationale ne fait que rajouter à l’inquiétude des familles les plus modestes confrontées depuis des mois à la baisse de leur pouvoir d’achat et à la hausse du prix de l’énergie et des produits alimentaires. Ce qui s’exprime aujourd’hui est un ras-le-bol par trop compréhensible.
Il est temps d'arrêter les gesticulations sur le pouvoir d'achat, et de passer aux actes. ECOLO réclame du gouvernement Leterme des mesures fortes en matière d’emploi, de lutte contre les inégalités ainsi que de pouvoir d’achat.
Nos propositions en la matière sont nombreuses et s'inscrivent dans une perspective de solidarité et de redistribution bénéficiant aussi aux personnes ayant les revenus les plus faibles.
Citons seulement:
- la liaison des pensions et de toutes les allocations sociales au bien-être,
- l'individualisation des droits sociaux (en tenant compte des situations acquises)
- le maintien et le redéploiement de services publics de proximité
- l'automatisation de l'obtention des avantages du statut OMNIO pour tous les ayant-droits
- un ensemble de mesures pour aider chacun et particulièrement les plus petits revenus à diminuer sa facture énergétique...
Nous ne manquerons pas de les répéter dans les prochains jours pour que cette dimension aussi soit prise en compte dans la déclaration gouvernementale que doit prononcer, le mardi 14 prochain, le Premier Ministre à la Chambre.
Pour rendre mon travail de parlementaire le plus efficace et le plus concret possible, je rencontre régulièrement les acteurs de la société civile de tous bords. C'est dans ces moments-là que se tissent les liens entre le travail législatif qui semble lointain du citoyen et les préoccupations quotidiennes des gens, relayées par différentes organisations. Ces moments sont complémentaires aux journées d'action comme celle de ce jour et contribuent à transformer un mouvement d'humeur en un changement de société.
Il est temps d'arrêter les gesticulations sur le pouvoir d'achat, et de passer aux actes. ECOLO réclame du gouvernement Leterme des mesures fortes en matière d’emploi, de lutte contre les inégalités ainsi que de pouvoir d’achat.
Nos propositions en la matière sont nombreuses et s'inscrivent dans une perspective de solidarité et de redistribution bénéficiant aussi aux personnes ayant les revenus les plus faibles.
Citons seulement:
- la liaison des pensions et de toutes les allocations sociales au bien-être,
- l'individualisation des droits sociaux (en tenant compte des situations acquises)
- le maintien et le redéploiement de services publics de proximité
- l'automatisation de l'obtention des avantages du statut OMNIO pour tous les ayant-droits
- un ensemble de mesures pour aider chacun et particulièrement les plus petits revenus à diminuer sa facture énergétique...
Nous ne manquerons pas de les répéter dans les prochains jours pour que cette dimension aussi soit prise en compte dans la déclaration gouvernementale que doit prononcer, le mardi 14 prochain, le Premier Ministre à la Chambre.
Pour rendre mon travail de parlementaire le plus efficace et le plus concret possible, je rencontre régulièrement les acteurs de la société civile de tous bords. C'est dans ces moments-là que se tissent les liens entre le travail législatif qui semble lointain du citoyen et les préoccupations quotidiennes des gens, relayées par différentes organisations. Ces moments sont complémentaires aux journées d'action comme celle de ce jour et contribuent à transformer un mouvement d'humeur en un changement de société.
8/09/08
Samedi 6 septembre : 25 ans de présence verte à Gembloux, ça se fête!
C’est lors des élections communales de 1982 qu’une première présence verte a été enregistrée à Gembloux, avec la liste « Vivre autrement », composée d’écologistes, de membres du Rassemblement wallon et de Solidarité et Participation (SEP), mouvance politique éphémère issue du MOC, et un premier élu, Daniel Fastrès (aujourd’hui conseiller CPAS ECOLO à… Namur).
Ces pionniers, dont quelques uns sont encore actifs et bien verts (comme Jacqueline Descy-Liesenborghs candidate à chaque fois depuis 1982!), peuvent être fiers des graines semées alors. ECOLO à Gembloux, c’est une force qui compte et qui monte, avec des idées à n’en plus finir, des réalisations qui changent effectivement une commune et la poursuite d’une belle aventure de participation communale grâce aux excellents résultats obtenus lors des élections communales d'octobre 2006.
Une balade guidée de « Gembloux-la-Verte » qui raconte par petites touches en quoi ECOLO change une Commune, une expo retraçant cinq élections communales, une vidéo avec les principaux acteurs de cette belle histoire, un drink, des discours… et puis la fête avec un repas dans la pure tradition slow food. Ce samedi, nos « Couteliers » avaient mis les petits plats dans les grands pour fêter leurs 25 ans.
Ils avaient eu en plus la bonne idée d’inviter la locale Groen ! de Mortsel, avec laquelle ECOLO Gembloux est jumelée et qui, pour la deuxième législature et en la personne d’Ingrid Pira, offre une bourgmestre verte à cette commune anversoise.
Prenant la parole aux côtés de Jean-Michel Javaux, d’Eric Van Poelvoorde, premier échevin, et de votre serviteur, Ingrid Pira, a exprimé toute l’importance de travailler en commun, de se parler, pour inventer ensemble un nouvel avenir pour la Belgique.
Le groupe commun (et donc bilingue) à la Chambre dans lequel je travaille est la prolongation de ces collaborations de terrain, et constitue la preuve qu’on peut ne pas être d’accord sur tout, mais continuer à être plus que partenaires ! Les enjeux climatiques et de développement pour lesquels nous nous battons dépassent les
frontières. Succomber aux discours nationalistes, ce serait céder au repli sur soi et à la remise en cause de la solidarité entre les personnes, notamment organisée dans le cadre de notre sécurité sociale.
Bon anniversaire aux ECOLOs de Gembloux ! Félicitations pour leur excellent travail et pour leur dynamisme ! Longue vie au jumelage avec Mortsel !
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Canal Zoom a consacré une longue et chouette séquence à ce bel anniversaire. Pour la voir ou la revoir, cliquer ici...
Grâce aux moyens techniques d'ECOLO et d'Etopia, Laurence Dooms a également coordonné la coordination d'un petit film maison, au cours duquel les acteurs d'hier et aujourd'hui expliquent comment ECOLO a fait, petit à petit, son trou à Gembloux.
Pour le voir?, c'est simple "cliquer ici"...
De même, deux reportages ont été réalisés le jour-même, le premier sur l'anniversaire en tant que tel, le second sur le jumelage avec Mortsel. Comme quoi, la maison ne recule devant aucun sacrifice...

Ces pionniers, dont quelques uns sont encore actifs et bien verts (comme Jacqueline Descy-Liesenborghs candidate à chaque fois depuis 1982!), peuvent être fiers des graines semées alors. ECOLO à Gembloux, c’est une force qui compte et qui monte, avec des idées à n’en plus finir, des réalisations qui changent effectivement une commune et la poursuite d’une belle aventure de participation communale grâce aux excellents résultats obtenus lors des élections communales d'octobre 2006.
Une balade guidée de « Gembloux-la-Verte » qui raconte par petites touches en quoi ECOLO change une Commune, une expo retraçant cinq élections communales, une vidéo avec les principaux acteurs de cette belle histoire, un drink, des discours… et puis la fête avec un repas dans la pure tradition slow food. Ce samedi, nos « Couteliers » avaient mis les petits plats dans les grands pour fêter leurs 25 ans.Ils avaient eu en plus la bonne idée d’inviter la locale Groen ! de Mortsel, avec laquelle ECOLO Gembloux est jumelée et qui, pour la deuxième législature et en la personne d’Ingrid Pira, offre une bourgmestre verte à cette commune anversoise.
Prenant la parole aux côtés de Jean-Michel Javaux, d’Eric Van Poelvoorde, premier échevin, et de votre serviteur, Ingrid Pira, a exprimé toute l’importance de travailler en commun, de se parler, pour inventer ensemble un nouvel avenir pour la Belgique.Le groupe commun (et donc bilingue) à la Chambre dans lequel je travaille est la prolongation de ces collaborations de terrain, et constitue la preuve qu’on peut ne pas être d’accord sur tout, mais continuer à être plus que partenaires ! Les enjeux climatiques et de développement pour lesquels nous nous battons dépassent les
frontières. Succomber aux discours nationalistes, ce serait céder au repli sur soi et à la remise en cause de la solidarité entre les personnes, notamment organisée dans le cadre de notre sécurité sociale.Bon anniversaire aux ECOLOs de Gembloux ! Félicitations pour leur excellent travail et pour leur dynamisme ! Longue vie au jumelage avec Mortsel !
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Canal Zoom a consacré une longue et chouette séquence à ce bel anniversaire. Pour la voir ou la revoir, cliquer ici...Grâce aux moyens techniques d'ECOLO et d'Etopia, Laurence Dooms a également coordonné la coordination d'un petit film maison, au cours duquel les acteurs d'hier et aujourd'hui expliquent comment ECOLO a fait, petit à petit, son trou à Gembloux.
Pour le voir?, c'est simple "cliquer ici"...
De même, deux reportages ont été réalisés le jour-même, le premier sur l'anniversaire en tant que tel, le second sur le jumelage avec Mortsel. Comme quoi, la maison ne recule devant aucun sacrifice...
Vendredi 5 septembre : Budget, le gouvernement va dans le mur, mais avec le sourire !
En Belgique, la rentrée parlementaire n’est programmée que le 2ème mardi d’octobre (c’est comme ça depuis toujours, même si ça étonne un jeune parlementaire). Mais la situation politique justifie parfois qu’on bouscule le calendrier. Face à des informations budgétaires inquiétantes, annonçant un déficit budgétaire et confirmant la non-alimentation en 2008 du fonds du vieillissement (qui doit permettre la prise en charge des pensions à partir de 2030), ECOLO a demandé dès le 20 août une réunion extraordinaire de la commission des finances, qui s’est finalement tenue ce vendredi.
Représentant le gouvernement, le secrétaire d’état au Budget, Melchior Wathelet, a expliqué aux quelques parlementaires présents (dont votre serviteur) qu’en fonction des estimations lui transmises par ses collègues (notamment le Ministre des Finances, compétent en matière fiscale), « il n’y avait pas lieu de revoir une nouvelle fois le budget pour l’année 2008 ». Et pourtant, les informations relatives au coût des intérêts notionnels et à la baisse des recettes fiscales n’incitent pas à l’optimisme. Certains, comme le vice-gouverneur de la Banque Nationale, annoncent même un déficit pour cette année…
Comment s’expliquer dès lors l’insouciance du secrétaire d’état au Budget, si ce n’est par l’incapacité du gouvernement de se mettre autour de la table et de trouver des solutions par rapport aux questions budgétaires, sociales, économiques ou environnementales qui se posent à lui ?
Au nom d’ECOLO, j’ai donc réclamé la mise à disposition de tous les chiffres du budget, des mesures correctives rapides pour l’équilibrer (notamment en matière d’intérêts notionnels) ainsi que des choix budgétaires plus courageux en faveur de la lutte contre le dérèglement climatique et pour favoriser une meilleure redistribution des richesses.
Ce n’est manifestement pas à l’ordre du jour du gouvernement pentapartite, que nous ne manquerons pas de poursuivre pour que, un jour peut-être, les choses changent effectivement…
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Pour lire le compte-rendu intégral de cette commission, cliquer ici...
Représentant le gouvernement, le secrétaire d’état au Budget, Melchior Wathelet, a expliqué aux quelques parlementaires présents (dont votre serviteur) qu’en fonction des estimations lui transmises par ses collègues (notamment le Ministre des Finances, compétent en matière fiscale), « il n’y avait pas lieu de revoir une nouvelle fois le budget pour l’année 2008 ». Et pourtant, les informations relatives au coût des intérêts notionnels et à la baisse des recettes fiscales n’incitent pas à l’optimisme. Certains, comme le vice-gouverneur de la Banque Nationale, annoncent même un déficit pour cette année…
Comment s’expliquer dès lors l’insouciance du secrétaire d’état au Budget, si ce n’est par l’incapacité du gouvernement de se mettre autour de la table et de trouver des solutions par rapport aux questions budgétaires, sociales, économiques ou environnementales qui se posent à lui ?
Au nom d’ECOLO, j’ai donc réclamé la mise à disposition de tous les chiffres du budget, des mesures correctives rapides pour l’équilibrer (notamment en matière d’intérêts notionnels) ainsi que des choix budgétaires plus courageux en faveur de la lutte contre le dérèglement climatique et pour favoriser une meilleure redistribution des richesses.
Ce n’est manifestement pas à l’ordre du jour du gouvernement pentapartite, que nous ne manquerons pas de poursuivre pour que, un jour peut-être, les choses changent effectivement…
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Pour lire le compte-rendu intégral de cette commission, cliquer ici...
Pour voir la séquence consacrée par la RTBF à ce dossier complexe, et mon interview, cliquer sur "play" ci-dessous...
RTBF - JT du 5-9-2008 - Commission des Finances
Vendredi 5 septembre : A Valériane, l’œuf ou la poule ?
Il y a encore bien du boulot pour rendre notre agriculture plus durable et le contenu de notre assiette encore meilleure pour la santé, mais des femmes et des hommes, de plus en plus nombreux, y travaillent au quotidien. Ils étaient au salon Valériane ce week-end !Il y a d’abord les associations, qui revendiquent et promeuvent cet autre modèle agricole, et puis les artisans qui le rendent possible et concret par leur labeur quotidien. Légumes, pain, vin, viande, produits finis, l’offre bio se développe même si elle n’est pas toujours la plus accessible financièrement.
Le thème du salon de cette année, c’était « De l'œuf à la poule et de la poule à l'œuf », avec la question de la sauvegarde des races les plus anciennes de poule, celle de la qualité nutritive des œufs du poulailler de nos grands-parents par rapport à celles des œufs de poules élevées en batterie, la dégustation de tous les produits dérivés qui y sont liés...
Une excellente idée pour illustrer par un exemple et compris de tous l’enjeu de la préservation de notre biodiversité. Manger juste et bon, préserver notre cadre de vie, consommer et vivre différemment, redécouvrir les races ou les espèces anciennes, tout cela a la cote ! La preuve par les plus de 25.000 personnes qui ont visité Valériane ce week-end !
7/09/08
Mercredi 3 septembre : Marche - Inauguration des premier bureaux passifs de Wallonie…
Pour ECOLO, il est évident de longue date qu’une réorientation de notre économie s’impose, que les enjeux climatiques et le coût de l’énergie fossile justifient entièrement qu’on explore de nouveaux possibles en matière d’isolation, d’efficacité énergétique ou de production d’énergies propres.
Et de plus en plus de citoyens, comme Béatrice Clémentz et Raphaël Thiemard, qui ont construit une maison passive à Neufchateau et créé un site internet pour permettre à tout le monde de vivre avec eux cette belle aventure, ont décidé de faire le pas et de vivre dans une maison sans chauffage.
A Marche était inauguré ce mercredi, le premier complexe de bureau entièrement "passif", celui réalisé par et pour la société INVESTSUD. Une excellente isolation, un choix d’orientation, l’utilisation de matériaux nobles et du pays, un puits canadien et un système d’échange d’air performant, l’utilisation de toutes les techniques de pointe existant et le nouveau siège de cette société qui organise, entre autres, la Foire de Libramont sortait de terre.
Il y a quelques semaines, avec une délégation d’ECOLO Luxembourg, Jean-Michel Javaux, co-président d'ECOLO, et mon collègue Philippe Henry, nous avions visité ce bâtiment, avec un donneur d’ordre passionné, convaincu qu’il serait gagnant tant sur le plan économique qu’environnemental, que le monde économique et les investisseurs devaient montrer l’exemple, avec un architecte aussi jeune que compétent dans ce type de dossier. Ce qui était frappant alors, c’est le confort évident au sein de ce bâtiment, c’est le potentiel économique et écologique évident des nouvelles technologies utilisées, c'est le fait qu'il avait fallu importer quelques matériaux et équipements de pointe (dès lors que la Wallonie n'est pas - encore -
en état de les produire) et c’est la fierté de tous ceux qui avaient participé à l’aventure, même quand c’était pour eux la première expérience du genre…
On se bousculait donc mercredi pour l’occasion et des représentants des trois partis traditionnels ont même pris la parole pour l’occasion, soulignant combien ils trouvaient le projet intéressant et novateur et « combien ils voulaient soutenir de telles démarches ». Tant mieux, évidemment : un écologiste ne peut que se réjouir de telles professions de foi.
Encore faut-il passer totalement de la parole aux actes, en soutenant ces nouvelles filières par des politiques d’investissement intelligentes (et qui peuvent rapporter gros, comme en Allemagne), en veillant à ce que, demain, plus aucun bâtiment public, ne soit aussi énergivore que ceux que nous connaissons aujourd’hui, en veillant à des politiques urbanistiques qui mettent les questions énergétiques au premier plan… Et là, de toute évidence, malgré les beaux discours, il y a encore bien du travail !
--------------
Un site internet particulièrement bien réalisé raconte l’expérience et donne, au quotidien, connaissance des consommations énergétiques du bâtiment. N’hésitez pas à y aller faire un tour !
Et de plus en plus de citoyens, comme Béatrice Clémentz et Raphaël Thiemard, qui ont construit une maison passive à Neufchateau et créé un site internet pour permettre à tout le monde de vivre avec eux cette belle aventure, ont décidé de faire le pas et de vivre dans une maison sans chauffage.
A Marche était inauguré ce mercredi, le premier complexe de bureau entièrement "passif", celui réalisé par et pour la société INVESTSUD. Une excellente isolation, un choix d’orientation, l’utilisation de matériaux nobles et du pays, un puits canadien et un système d’échange d’air performant, l’utilisation de toutes les techniques de pointe existant et le nouveau siège de cette société qui organise, entre autres, la Foire de Libramont sortait de terre.
Il y a quelques semaines, avec une délégation d’ECOLO Luxembourg, Jean-Michel Javaux, co-président d'ECOLO, et mon collègue Philippe Henry, nous avions visité ce bâtiment, avec un donneur d’ordre passionné, convaincu qu’il serait gagnant tant sur le plan économique qu’environnemental, que le monde économique et les investisseurs devaient montrer l’exemple, avec un architecte aussi jeune que compétent dans ce type de dossier. Ce qui était frappant alors, c’est le confort évident au sein de ce bâtiment, c’est le potentiel économique et écologique évident des nouvelles technologies utilisées, c'est le fait qu'il avait fallu importer quelques matériaux et équipements de pointe (dès lors que la Wallonie n'est pas - encore -
en état de les produire) et c’est la fierté de tous ceux qui avaient participé à l’aventure, même quand c’était pour eux la première expérience du genre…On se bousculait donc mercredi pour l’occasion et des représentants des trois partis traditionnels ont même pris la parole pour l’occasion, soulignant combien ils trouvaient le projet intéressant et novateur et « combien ils voulaient soutenir de telles démarches ». Tant mieux, évidemment : un écologiste ne peut que se réjouir de telles professions de foi.
Encore faut-il passer totalement de la parole aux actes, en soutenant ces nouvelles filières par des politiques d’investissement intelligentes (et qui peuvent rapporter gros, comme en Allemagne), en veillant à ce que, demain, plus aucun bâtiment public, ne soit aussi énergivore que ceux que nous connaissons aujourd’hui, en veillant à des politiques urbanistiques qui mettent les questions énergétiques au premier plan… Et là, de toute évidence, malgré les beaux discours, il y a encore bien du travail !
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Un site internet particulièrement bien réalisé raconte l’expérience et donne, au quotidien, connaissance des consommations énergétiques du bâtiment. N’hésitez pas à y aller faire un tour !
Mercredi 3 septembre : Commissions réunies de l’Intérieur et de la Santé, responsabilités évidentes de l’IRE et du Ministre Magnette...
L’importance de l’incident survenu à l’IRE de Fleurus mérite une réaction forte. Sur le plan politique, elle a au moins justifié une réaction hors norme sous la forme d’une réunion extraordinaire à la Chambre des commissions réunies de la Santé et de l’Intérieur, ce mercredi matin.Pour questionner, une série de députés, dont mes collègues Jean-Marc Nollet (très au courant du dossier, qu’il suit de près et de longue date), Meyrem Almaci et moi-même.
Pour répondre, du côté politique, les Ministres de l’Intérieur, Patrick Dewael, et de l’Energie, Paul Magnette ainsi que, côté "terrain", les directeurs de l’Agence Fédérale de Sécurité Nucléaire (AFSN) et de l’Institut des Radios-Eléments.
Les différentes questions posées ont permis de mettre le doigt sur les graves lacunes dans la gestion du risque nucléaire, sur le manque de culture de sécurité au sein de l’IRE et sur la légèreté avec laquelle le Ministre Magnette avait communiqué au cours de la semaine (annonçant le mercredi, lors d’une visite sur place, qu’il n’y avait aucun danger, avant de se faire déjuger par l’AFSN un jour plus tard puis de dénoncer la mauvaise gestion du dossier et de demander des sanctions… : comme d’autres, j’ai trouvé sa prestation et son incapacité à la remise en cause particulièrement décevantes).
Les Ministres se sont engagés à ce que des enquêtes indépendantes soient menées jusqu’au bout et que les mesures correctives soient prises au plus vite. Une porte a même été ouverte en vue de la mise en place d’un suivi épidémiologique permanent, réclamé de longue date par ECOLO, des riverains des sources radioactives, comme l’IRE ou les centrales nucléaires se situant sur notre territoire ou dans sa directe proximité. On verra dans les prochaines semaines comment se concrétiseront ces engagements.
Pour ma part, je suis surtout intervenu sur la nécessité d’une évaluation et d’un décloisonnement du plan fédéral de sécurité nucléaire et radiologique. Comme à chaque fois qu’un incident se produit aux frontières de son territoire, comme à Chooz ou à Fleurus, la province de Namur a été bien trop tardivement informée de la situation et des mesures à prendre. La pollution, qu’elle soit radiologique ou atmosphérique, ne connaît pas de frontières, qu’elles soient de pays, de province ou de commune. Au-delà des mesures préventives à prendre, il est temps de le comprendre et d’agir en conséquence…
Le Ministre Dewael n’a pas semblé fermé à une révision du plan de sécurité. Reste encore à voir si cela sera suivi d’effet !
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Pour voir la séquence consacrée par Canal C (Benoît Derue et Stéphane Lombet) à cette commission et une courte interview de votre serviteur, cliquer ici…
1/09/08
Lundi 1er septembre : Fuite radioactive à Fleurus... « On nous cache tout, on nous dit rien ! »
Quasiment dix jours après la survenance d’une fuite d’iode radioactif, à l’Institut des Radio-Eléments (IRE), on n’en sait toujours pas plus sur son origine, ni sur ses conséquences sur la santé des riverains et des travailleurs concernés. Ce qu’on a pu constater, c’est l’inefficience des procédures de sécurité, la culture du « secret » qui règne à l’IRE à l’égard des incidents de ce type ou les déficiences en matière de communication, vers les citoyens mais aussi entre entités publiques.Alors qu’ECOLO, notamment par la voix de mon collègue Jean-Marc Nollet, s’inquiète depuis des mois d’une culture de sécurité insuffisante au sein de cette entreprise importante en matière de santé publique mais qui manipule et produit des produits dangereux,
alors qu’avec Jean-Luc Revelard, conseiller communal ECOLO, nous demandons de longue date que Sambreville prenne en compte le risque en matière de santé et de sécurité publiques que représente la proximité de l’IRE, il faut bien constater que la gestion de cet incident a été tout sauf sérieuse. Elle a été tout au contraire scandaleuse, tant d'un point de vue du respect de la santé que d'un point de vue démocratique. Et que dire encore de la présence sur place, mercredi passé, du Ministre Magnette, non compétent en matière de sécurité nucléaire, dont le seul objectif apparaît aujourd'hui comme d'avoir voulu endormir la vigilance citoyenne.Que cela soit à Chooz, Tihange ou Fleurus, on ne peut minimiser le risque nucléaire. La radioactivité est incolore, inodore, à défaut d’être indolore. Il est temps, d’une part, de limiter à son strict minimum utile le recours au nucléaire et, d’autre part, de le gérer de façon responsable, efficace et transparente. À 100.000 lieues de ce qui nous a été donné à voir ces derniers dix jours à Fleurus.
Ce mercredi, à la Chambre, j’interpellerai le Ministre de l’Intérieur, lors d'une réunion extraordinaire des commissions réunies de l'Intérieur et de la Santé, quant à ce dossier et notamment quant à la dimension interprovinciale et internationale de la gestion du risque nucléaire, qui ne connaît pas de frontière !
28/08/08
Jeudi 28 août. Belgacom. Pauvre Didier, qui va devoir diminuer son salaire…Triste Gouvernement, qui ne parvient pas à décider…
A plusieurs reprises au cours des mois passés, j’ai interrogé le Premier Ministre et la Ministre des Entreprises Publiques, Inge Vervotte, sur l’enjeu renouvellement du mandat du CEO de Belgacom, par rapport auquel une décision devait être prise avant la fin août, au risque de voir s’activer le parachute très doré (8 millions d’euros !) du Sieur Bellens et sur la nécessité de ramener son salaire à des proportions plus raisonnables que les près de 3 millions d’euros annuels actuellement offerts.Comme sur pratiquement tous les autres dossiers, le gouvernement pentapartite aura attendu le dernier moment et aura choisi une méthode particulièrement peu courageuse (renvoyer la balle dans le camp de Bellens) pour agir. Cet amateurisme et cette indécision ridiculisent le gouvernement Leterme et occultent les questions stratégiques essentielles liées à cette entreprise publique autonome...
Si une remise en question radicale des conditions salariales du PDG de Belgacom apparaissait aussi nécessaire qu'évidente, vu les avantages démesurés dont M. Bellens a bénéficié jusqu’ici, on aurait pu franchement les diviser par trois, quatre ou cinq. Mais au-delà des 30% finalement concédés par le pauvre Didier, il apparaît évident que cette question aurait pu être mieux traitée dans le cadre d’un dialogue adulte au lieu de l’ultimatum rendu public à l’issue du kern de ce mercredi. De deux choses l’une : soit le CEO sortant était effectivement considéré comme la personne adéquate dans la fonction, et il convenait alors de négocier sérieusement avec lui ; soit il ne l’était pas et il s’agissait de se mettre il y a quelques mois à la recherche de sa ou son successeur, tout en annonçant à M. Bellens dans les délais ad hoc que son mandat ne serait pas renouvelé.
En attendant, on peut craindre à tout le moins que cet épisode laisse des traces dans les relations entre l’entreprise publique et son actionnaire principal, qu’elle aggrave encore les relations entre la direction et le Conseil d’Administration de Belgacom, mais aussi qu'il entache l’image de l’entreprise vis-à-vis de ses partenaires.
Les enjeux sont pourtant nombreux et méritent une approche autrement sérieuse de la part du gouvernement, qu’il s’agisse du maintien de l’emploi, de la garantie de dividendes pour l’Etat belge ou encore de la révision à la baisse des tarifs appliqués aux particuliers (qui ne font qu’augmenter, malgré les bénéfices de Belgacom), ainsi que d’un engagement plus volontariste de Belgacom dans la lutte contre la fracture numérique (pour rappel, les tarifs d’internet en Belgique sont les plus élevés en Europe).
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Pour voir la séquence que la RTBF a consacré à ce sujet ce jeudi 28 août (et mon interview), cliquez sur "play", ci-dessous.
8/08/08
Vendredi 8 août : Les droits humains ne sont pas un jeu ! – Pour des progrès humains, sociaux et environnementaux pour les Chinoises et les Chinois
C’est donc ce 08/08/2008 à 20h08 que débuteront les JO de Pékin.
Bien avant ceux-ci, nous nous sommes manifestés pour réclamer des Jeux Olympiques verts et propres, qui conduisent à des vrais progrès pour la population chinoise, aux antipodes des constats, confirmés ces derniers jours, de non-respect des droits humains, de censure journalistique ou de pollution qui ont caractérisé toute leur préparation.
A mes yeux, les Jeux Olympiques devraient constituer une grande fête des Nations, un espace de rencontre et de paix, une mise à l’honneur de la jeunesse et de la pratique sportive ; autant de valeurs que je partage et qui rassemble.
Malheureusement, on ne peut que constater qu’ils constituent - comme on pouvait s’en douter l’outil de propagande politique d’un régime bien peu respectueux des droits humains et qu’ils auront donné lieu à une répression et une censure inacceptable à l’égard de ceux qui osent s’exprimer ou qui se veulent les reflets de la réalité vécue en Chine.
Alors que la Chine avait promis une amélioration du respect des droits de l’homme, l’organisation de ces Jeux a conduit les autorités chinoises à adopter des comportements de plus en plus répressifs et autoritaires envers sa population.
Dans ce contexte et au-delà de l’exemple déjà connu de la censure de certains sites internet en Chine, la décision de mettre fin à la diffusion, en Asie, de la seule chaîne de télévision sinophone libre, NTDTV, est inadmissible . Et ce, d’autant plus que le siège d’Eutelsat se trouve à Paris, dans un pays où la liberté de la presse est sensée être respectée, mais qui a cédé aux pressions d’un gouvernement dont chacun connait les pratiques. A quelques jours de l’ouverture des JO, Pékin ne veut pas être dérangé par une chaîne de télévision « subversive » …et chacun semble en accepter les ukases. Surtout lorsqu’il s’agit, semble-t-il, d’obtenir de nouveaux marchés en échange. On est bien loin des propos engagés du président Sarkozy il y a quelques mois, à l’égard du gouvernement chinois.
Il est temps que les intérêts économiques et commerciaux cessent de primer sur le respect des droits de l’homme !
Dans ce contexte, Ecolo regrette que les autorités belges n’aient pas posé le choix d’un geste symbolique fort à l’égard des autorités chinoises, par exemple via un boycott de la cérémonie officielle d’ouverture des JO, malgré le vote unanime de résolutions au sein du Parlement fédéral comme au sein de celui de la Communauté française, à l’initiative des Verts.
Face aux critiques, les autorités chinoises condamnent ceux qui veulent mélanger Sport et politique, rejointes ce jeudi par le président du CIO, le Belge Jacques Rogge, rappelant les athlètes à « leur devoir de réserve ».
Ma conviction est, au contraire, que nous ne pouvons pas nous taire par rapport à cette situation. Ce serait un acte politique complice. La présence de milliers de journalistes en Chine devrait être une occasion unique de faire valoir notre capacité d’indignation et de « lever le couvercle de le marmite », comme le dit si bien Cohn-Bendit.
Notre responsabilité est dès lors de dénoncer tout abus et tout non-respect des droits de l’homme en Chine.
À ce titre, je me réjouis que des athlètes aient décidé de dénoncer la situation au Tibet mais aussi de de l’initiative des Verts Européens qui, via un blog, distribueront quotidiennement des médailles pour la liberté, à l’attention des militants chinois des droits de l’homme.
Dans la même logique, Ecolo participera aux différentes manifestations organisées ce vendredi à Bruxelles, pour que ces JO constituent l’occasion de progrès humains, sociaux et environnementaux pour les Chinoises et les Chinois !
Bien avant ceux-ci, nous nous sommes manifestés pour réclamer des Jeux Olympiques verts et propres, qui conduisent à des vrais progrès pour la population chinoise, aux antipodes des constats, confirmés ces derniers jours, de non-respect des droits humains, de censure journalistique ou de pollution qui ont caractérisé toute leur préparation.
A mes yeux, les Jeux Olympiques devraient constituer une grande fête des Nations, un espace de rencontre et de paix, une mise à l’honneur de la jeunesse et de la pratique sportive ; autant de valeurs que je partage et qui rassemble.
Malheureusement, on ne peut que constater qu’ils constituent - comme on pouvait s’en douter l’outil de propagande politique d’un régime bien peu respectueux des droits humains et qu’ils auront donné lieu à une répression et une censure inacceptable à l’égard de ceux qui osent s’exprimer ou qui se veulent les reflets de la réalité vécue en Chine.
Alors que la Chine avait promis une amélioration du respect des droits de l’homme, l’organisation de ces Jeux a conduit les autorités chinoises à adopter des comportements de plus en plus répressifs et autoritaires envers sa population.
Dans ce contexte et au-delà de l’exemple déjà connu de la censure de certains sites internet en Chine, la décision de mettre fin à la diffusion, en Asie, de la seule chaîne de télévision sinophone libre, NTDTV, est inadmissible . Et ce, d’autant plus que le siège d’Eutelsat se trouve à Paris, dans un pays où la liberté de la presse est sensée être respectée, mais qui a cédé aux pressions d’un gouvernement dont chacun connait les pratiques. A quelques jours de l’ouverture des JO, Pékin ne veut pas être dérangé par une chaîne de télévision « subversive » …et chacun semble en accepter les ukases. Surtout lorsqu’il s’agit, semble-t-il, d’obtenir de nouveaux marchés en échange. On est bien loin des propos engagés du président Sarkozy il y a quelques mois, à l’égard du gouvernement chinois.
Il est temps que les intérêts économiques et commerciaux cessent de primer sur le respect des droits de l’homme !
Dans ce contexte, Ecolo regrette que les autorités belges n’aient pas posé le choix d’un geste symbolique fort à l’égard des autorités chinoises, par exemple via un boycott de la cérémonie officielle d’ouverture des JO, malgré le vote unanime de résolutions au sein du Parlement fédéral comme au sein de celui de la Communauté française, à l’initiative des Verts.
Face aux critiques, les autorités chinoises condamnent ceux qui veulent mélanger Sport et politique, rejointes ce jeudi par le président du CIO, le Belge Jacques Rogge, rappelant les athlètes à « leur devoir de réserve ».
Ma conviction est, au contraire, que nous ne pouvons pas nous taire par rapport à cette situation. Ce serait un acte politique complice. La présence de milliers de journalistes en Chine devrait être une occasion unique de faire valoir notre capacité d’indignation et de « lever le couvercle de le marmite », comme le dit si bien Cohn-Bendit.
Notre responsabilité est dès lors de dénoncer tout abus et tout non-respect des droits de l’homme en Chine.
À ce titre, je me réjouis que des athlètes aient décidé de dénoncer la situation au Tibet mais aussi de de l’initiative des Verts Européens qui, via un blog, distribueront quotidiennement des médailles pour la liberté, à l’attention des militants chinois des droits de l’homme.
Dans la même logique, Ecolo participera aux différentes manifestations organisées ce vendredi à Bruxelles, pour que ces JO constituent l’occasion de progrès humains, sociaux et environnementaux pour les Chinoises et les Chinois !
Lundi 4 août : Beaucoup moins drôle, deux incendies dans la Basse-Sambre inondent la province de Namur de fumées nauséabondes…
A peine la fête d’Esperanzah était-elle finie que la foudre déclenchait un important incendie à l’usine de recyclage Comet Sambre à Chatelet (souvent dénoncée pour sa dangerosité par les écolos locaux). Et comme un malheur ne vient jamais seul, quelques heures plus tard, c’est à Fleurus que l’entreprise Deltrian International s’embrasait à son tour.
Si ces deux incendies ont pu être maîtrisés, grâce notamment à l’apport des services d’incendie de la ville d’Anvers, s’il se situait sur la province de Hainaut, leurs conséquences étaient du fait des vents dominants surtouts namuroises, comme en témoigne cette photo prise par Albert Mabille à Floreffe.
Et dans ce cadre, de très nombreuses lacunes ont été détectées en la matière de circulation de l’information et de sécurisation des personnes concernées. Ainsi, faute de consignes claires, les autorités communales namuroises concernées se sont retrouvées dans l’impossibilité d’informer correctement leurs concitoyens quant aux mesures de confinement à prendre et aux risques réels encourus pour leur santé.
D’après les informations recueillies auprès de notre conseiller communal Jean-Luc Revelard, la population de Sambreville n’a ainsi été conviée à se calfeutrer chez elle qu’après 10 heures du matin, soit 11 heures après le début de l’incendie !
Pour ECOLO, il convient, à la lumière de ces événements, d’évaluer rapidement l’efficacité des plans d’urgence à mettre en œuvre en cas d’accident, particulièrement dans la région de la Basse-Sambre, et la qualité de la circulation de l’information.
Nous avons dès lors demandé qu’une réunion extraordinaire d’évaluation se tienne rapidement, réunissant notamment des représentants du Ministère de l’Intérieur, des gouverneurs des provinces de Namur et de Hainaut et des services régionaux d’incendie concernés pour tirer tous les enseignements de la gestion des incidents de ce lundi.
Pour ce qui concerne la Basse-Sambre plus particulièrement, qui cumule les caractéristiques suivantes : contigüité de deux provinces, relative concentration industrielle (avec des entreprises comme Solvay ou l’IRE) et forte densité de population, il convient d’adopter des mesures spécifiques, préventives et réactives, afin d’assurer la santé et la sécurité de nos concitoyens.
C’est en ce sens que j’ai interrogé le Ministre de l’Intérieur, Patrick Dewael.
Si ces deux incendies ont pu être maîtrisés, grâce notamment à l’apport des services d’incendie de la ville d’Anvers, s’il se situait sur la province de Hainaut, leurs conséquences étaient du fait des vents dominants surtouts namuroises, comme en témoigne cette photo prise par Albert Mabille à Floreffe.Et dans ce cadre, de très nombreuses lacunes ont été détectées en la matière de circulation de l’information et de sécurisation des personnes concernées. Ainsi, faute de consignes claires, les autorités communales namuroises concernées se sont retrouvées dans l’impossibilité d’informer correctement leurs concitoyens quant aux mesures de confinement à prendre et aux risques réels encourus pour leur santé.
D’après les informations recueillies auprès de notre conseiller communal Jean-Luc Revelard, la population de Sambreville n’a ainsi été conviée à se calfeutrer chez elle qu’après 10 heures du matin, soit 11 heures après le début de l’incendie !
Pour ECOLO, il convient, à la lumière de ces événements, d’évaluer rapidement l’efficacité des plans d’urgence à mettre en œuvre en cas d’accident, particulièrement dans la région de la Basse-Sambre, et la qualité de la circulation de l’information.
Nous avons dès lors demandé qu’une réunion extraordinaire d’évaluation se tienne rapidement, réunissant notamment des représentants du Ministère de l’Intérieur, des gouverneurs des provinces de Namur et de Hainaut et des services régionaux d’incendie concernés pour tirer tous les enseignements de la gestion des incidents de ce lundi.
Pour ce qui concerne la Basse-Sambre plus particulièrement, qui cumule les caractéristiques suivantes : contigüité de deux provinces, relative concentration industrielle (avec des entreprises comme Solvay ou l’IRE) et forte densité de population, il convient d’adopter des mesures spécifiques, préventives et réactives, afin d’assurer la santé et la sécurité de nos concitoyens.
C’est en ce sens que j’ai interrogé le Ministre de l’Intérieur, Patrick Dewael.
Vendredi 1er, Samedi 2 et Dimanche 3 août : Esperanzah, c’était super sympa !

Ça fait quelques années qu’on avait envie d’aller au Festival Esperanzah, sur le site de l'Abbaye de Floreffe, dont on ne nous disait que du bien. Mais voilà, à chaque fois, on était en vacances à l’étranger. Pas trop loin, mais juste assez pour ne pas pouvoir en être. On ne choisit pas toujours, en fonction des contraintes des uns et des autres !Cette année, le calendrier a mieux fait les choses. Et je ne me plaindrai pas, tant on a vécu trois jours formidables lors de ce Festival.
En bref, Esperanzah c’est :
- un cadre superbe et accueillant
- des tas d’images sympas, comme le ciel bleu derrière la scène du jardin ou le camping multicolore en bord de Sambre
- un tas de rencontres de vieux potes, dont certains perdus depuis 10 ans
- une ambiance détendue et familiale
- du militantisme jusque dans l’assiette (des saucisses du Fugea aux assiettes Slow Food)
- une équipe organisatrice intelligente et à la recherche permanente de la cohérence
- des bénévoles en nombre, souriants et conscients de participer à une belle expérience humaine
- de l’artisanat Made in Dignity
- des stands associatifs, qui donnent du sens au festival
- des découvertes musicales toutes les demi-heures et qui sentaient bon le sud…
- des rendez-vous avec les amis Albert, Thérèse-Marie, Cécile, François, Isabelle, Jean-Marc, Fouad, Emily, Bruno… et j’en oublie
- le vendredi des Floreffois, qui peuvent participer à la fête pour l’euro symbolique, résultat d'une collaboration intelligente entre l'administration communale et les organisateurs du Festival
Bref, vous l’aurez deviné, j’ai passé trois superbes soirées à Esperanzah, tous sens en éveil.
Mon top 3 pour mon premier Esperanzah (qui ne sera pas le dernier), au-delà des heures passées à refaire le monde avec les amis, c’est, dans l’ordre croissant :
3. Les efforts pour une gestion durable de l’événement (c’est sûr, il y a encore des efforts à faire, mais rien que le fait d’exprimer une telle volonté mérite d’être souligné et doit donner l’exemple à d’autres rassemblements !)
2. Le lancement de la campagne 2009 du CNCD, sur le thème « Les travailleurs ne sont pas des outils: Travail décent, vie décente ». La preuve évidente qu’on peut amener une sensibilisation politique dans un évènement grand public.
1. Trois chanteuses extraordinaires : Pura Fe, Buika et surtout Rockia Traore
Bref, que du bonheur...
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Dans le cadre de sa série "Les Bons coins de l'été", le Quotidien de Namur m'a interrogé. J'ai répondu à Vincent Massaux que l'Abbaye de Floreffe, surtout - mais pas seulement - pendant Esperanzah, était un tout bel endroit. Chouette article illustré d'une photo de Denis Tombal, prise sur le Vif...
7/08/08
Mercredi 23 juillet : Yves Leterme, il n’y pire sourd que celui qui ne veut pas entendre…
Ainsi donc, le seul objectif de la « démission » de celui dont il paraît qu’il est notre « Premier Ministre » était de pouvoir passer sans encombre le cap du 20 juillet, qui avait été présenté aux plus énervés des politiciens flamands, dont la NVA de Bart Dewever, comme l’échéance à laquelle un grand pas serait réalisé vers la grrrrande réforme de l’état dont ils rêvent jour et nuit. Il s’agissait donc d’une vulgaire manœuvre de diversion, pour laquelle la complicité du souverain aura été nécessaire et qui aura une nouvelle fois fait de la Belgique, autrefois réputée pour son rôle diplomatique central, la risée des pays étrangers. Pour sortir de la crise, on a nommé un trio de sympathique médiateurs… et on peut à présent continuer comme si de rien n’était…
Continuer comme si de rien n’était, c’était en tout cas le souhait de la majorité. Mais ECOLO et Groen ! ont néanmoins exigé des explications, déposant des demandes d’interpellation du Premier et obligeant, ce mercredi 23 juillet, la tenue d’une assemblée plénière extraordinaire… à l’issue de laquelle nous aurions espéré un nouveau vote de confiance (ou de méfiance) à l’égard du gouvernement en place, histoire de savoir où on en était…
Las, de débat, il n’y eut point. Yves Leterme a joué avec son Blackberry pendant qu’il était interpellé, il est venu débiter pour la énième fois son projet sans souffle social ou environnemental et puis a fait voter par les parlementaires de la majorité une « motion pure et simple » (càd, dans le jargon technique de la Chambre, une motion qui rejette sans autre forme de projet les textes déposés par la minorité, dont celui du groupe ECOLO-Groen !).
Pas plus que les fois précédentes, il n’aura les cinq minutes de courage politique pour être le Premier Ministre de tous les Belges, pour mettre la réforme de l’Etat à sa juste place ou appeler à plus de compréhension ou de respect. Peut-être cela ira-t-il mieux à l’issue de quelques semaines de vacances ? Mais le plus probable est que la législature se traîne encore un an avant un nouveau vote en juin 2009 pour renouveler en même temps les assemblées fédérales, régionales et européennes….
Continuer comme si de rien n’était, c’était en tout cas le souhait de la majorité. Mais ECOLO et Groen ! ont néanmoins exigé des explications, déposant des demandes d’interpellation du Premier et obligeant, ce mercredi 23 juillet, la tenue d’une assemblée plénière extraordinaire… à l’issue de laquelle nous aurions espéré un nouveau vote de confiance (ou de méfiance) à l’égard du gouvernement en place, histoire de savoir où on en était…
Las, de débat, il n’y eut point. Yves Leterme a joué avec son Blackberry pendant qu’il était interpellé, il est venu débiter pour la énième fois son projet sans souffle social ou environnemental et puis a fait voter par les parlementaires de la majorité une « motion pure et simple » (càd, dans le jargon technique de la Chambre, une motion qui rejette sans autre forme de projet les textes déposés par la minorité, dont celui du groupe ECOLO-Groen !).Pas plus que les fois précédentes, il n’aura les cinq minutes de courage politique pour être le Premier Ministre de tous les Belges, pour mettre la réforme de l’Etat à sa juste place ou appeler à plus de compréhension ou de respect. Peut-être cela ira-t-il mieux à l’issue de quelques semaines de vacances ? Mais le plus probable est que la législature se traîne encore un an avant un nouveau vote en juin 2009 pour renouveler en même temps les assemblées fédérales, régionales et européennes….
Lundi 21 juillet : Une fête nationale à réinventer !
En ce jour de fête nationale, le ciel s’est mis au diapason du climat politique : pluvieux et froid ; la drache nationale n’a pas raté le rendez-vous.
Pour ma part, j’ai rejoint la princesse Claire et le prince Laurent et tous les autres à la sortie du Te Deum, sur la place Saint-Aubain à Namur. Autant, il me semble utile de célébrer, une fois par an, le plaisir et l’importance de « vivre ensemble », autant je regrette que les cérémonies de notre fête nationale ne soient pas plus ouvertes à tous, notamment
aux non-croyants, aux personnes d'autres convictions ou aux croyants non-chrétiens. C’est sans doute une des raisons pour lesquelles notre fête nationale est finalement aussi peu populaire, malgré tout le respect que je dois aux présents autour de cette fête (les "obligés", les représentants des corps constitués ou les plus nostalgiques de la Belgique d’hier).
Après le Te Deum, hommage a été rendu, sous la statue de Léopold II, à celles et ceux qui se sont battus pour notre Liberté et qui méritent notre devoir de mémoire. Je ne peux m’empêcher, dans ce cadre, à penser à mes arrière-grand-père et grand-père paternels, dont le premier, Amédée Gilkinet (en photo ici à gauche) a payé de sa vie son choix de résistance à l’envahisseur, lors de la première guerre mondiale.
Enfin, nous avons été accueillis par les autorités namuroises au Jardin du Mayeur, pour le traditionnel « verre de l’amitié ». Il était aussi particulièrement intéressant de discuter le coup avec l’un ou l’autre présent, dont Pierre Wiame, journaliste à Vers l’Avenir, qui, comme Vincent Massaux de Sud Presse, a trouvé que mon point de vue sur le sujet valait un petit retour dans le journal du lendemain…
De quoi nourrir une petite polémique, certainement pas essentielle par rapport aux enjeux en matière de solidarité, de paix ou d'environnement aujourd'hui face à nous, mais au moins utile pour réveiller certains esprits...
Pour ma part, j’ai rejoint la princesse Claire et le prince Laurent et tous les autres à la sortie du Te Deum, sur la place Saint-Aubain à Namur. Autant, il me semble utile de célébrer, une fois par an, le plaisir et l’importance de « vivre ensemble », autant je regrette que les cérémonies de notre fête nationale ne soient pas plus ouvertes à tous, notamment
aux non-croyants, aux personnes d'autres convictions ou aux croyants non-chrétiens. C’est sans doute une des raisons pour lesquelles notre fête nationale est finalement aussi peu populaire, malgré tout le respect que je dois aux présents autour de cette fête (les "obligés", les représentants des corps constitués ou les plus nostalgiques de la Belgique d’hier).Après le Te Deum, hommage a été rendu, sous la statue de Léopold II, à celles et ceux qui se sont battus pour notre Liberté et qui méritent notre devoir de mémoire. Je ne peux m’empêcher, dans ce cadre, à penser à mes arrière-grand-père et grand-père paternels, dont le premier, Amédée Gilkinet (en photo ici à gauche) a payé de sa vie son choix de résistance à l’envahisseur, lors de la première guerre mondiale.
Enfin, nous avons été accueillis par les autorités namuroises au Jardin du Mayeur, pour le traditionnel « verre de l’amitié ». Il était aussi particulièrement intéressant de discuter le coup avec l’un ou l’autre présent, dont Pierre Wiame, journaliste à Vers l’Avenir, qui, comme Vincent Massaux de Sud Presse, a trouvé que mon point de vue sur le sujet valait un petit retour dans le journal du lendemain…De quoi nourrir une petite polémique, certainement pas essentielle par rapport aux enjeux en matière de solidarité, de paix ou d'environnement aujourd'hui face à nous, mais au moins utile pour réveiller certains esprits...
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