22/03/09

Lundi 2 mars 2009 : Les postiers sont en grève… c’est la conséquence logique du démantèlement progressif du service public postal

C’est ce lundi 2 mars que débutent trois jours d’action, avec une manifestation bruxelloise. Dans le cortège traversant le centre de Bruxelles depuis la Gare du Nord jusqu’à la Place Fontainas, j’ai rencontré des postiers qui n’en peuvent plus de voir leurs conditions de travail se dégrader et leur capacité à rendre des services aux citoyens remise en cause.

Cette grève est la conséquence malheureusement logique du démantèlement progressif du service public postal dans notre pays. La concurrence de l’internet couplée avec la privatisation partielle de la Poste décidée par le gouvernement violet en 2005 et l’anticipation de l’ouverture du marché à la concurrence privée mettent la pression sur les travailleurs. Pendant ce temps, les actionnaires privés de la Poste ont reçu d’importants dividendes, l’effet combiné de ceux-ci et du fruit de la revente de ses actions apportant un bénéfice de près de 200 millions d’euros à la Poste danoise en seulement trois ans !

Les options prises par le Gouvernement au mois de décembre, quant aux conditions d’ouverture du marché à des concurrents privés de la Poste sont totalement insuffisantes. Ceux-ci pourraient recourir à des travailleurs rémunérés au salaire minimum, sans obligation de couverture quotidienne de l’entièreté du territoire. Il s’agirait d’une concurrence déloyale dont paieraient les conséquences tant les travailleurs de la Poste que les contribuables, appelés à financer le service universel.

À l’heure où des milliers d’emploi risquent d’être perdus dans d’autres secteurs, nous en appelons le Gouvernement fédéral à prendre des mesures de régulation plus volontaristes et à offrir ainsi un véritable avenir au service public postal.

Il va de soit que nous continuerons à suivre le dossier avec la plus grande attention !

Mercredi 25 février : Les Verts unis contre les violences verbales dans le Foot


Il y a quelques semaines à Tubize et ce dimanche 22 février à Anvers, des « supporters » se sont distingués par leur bêtise, en criant des slogans provocateurs voire racistes. Qui que soit visé, flamand, wallon, arabe, africain, européen,… une telle attitude est intolérable et incompatible avec les valeurs positives que devrait véhiculer le sport, à commencer par le sport de haut niveau, le plus médiatisé. Cette escalade verbale doit susciter des réponses claires des autorités sportives comme des autorités civiles.

Mon collègue de Groen !, Wouter De Vriendt, et moi-même avons été choqués de la tiédeur de la réaction de l’Union belge après les incidents survenus lors du match de Tubize face à Genk. Là où une attitude tranchée et des sanctions sportives claires auraient pu indiquer la réprobation des autorités sportives face à de tels agissements et dissuader d’autres spectateurs d’agir de la même façon, les dirigeants du foot belge ont préféré tenter de minimiser l’événement, considérant qu’il s’agissait là d’une attitude « ludique ». Ce choix manquant de courage ne pouvait que favoriser d’autres incidents, tels ceux connus à l’issue du match Antwerp-Virton, ce dimanche.

Tout en accueillant positivement l’initiative du Ministre de l’Intérieur de convoquer les dirigeants de l’Union Belge à une rencontre de concertation, nous avons décidé de l’interroger dès lors Guido De Padt dès que possible pour connaître le résultat de sa concertation avec l’Union Belge et la nature des consignes données en ce sens aux services de Police présents dans les stades.

Ce sujet a d’ailleurs fait l’objet des premières questions de Frédéric Cauderlier ce mercredi matin sur Bel RTL…

20/03/09

Mercredi 25 février : invité à Bel RTL pour parler du modèle KIWI

Exercice matinal toujours sympathique que l’interview de Frédéric Cauderlier sur Bel RTL. Au menu de ce 25 février, les insultes racistes dans les stades de foot et les mesures à prendre pour favoriser l’accessibilité de nos citoyens en matière de soins de santé.

Dans ce cadre, j’ai réexpliqué les potentialités du modèle kiwi, notamment dans la perspective de rendre le paracétamol, massivement utilisé par les malades chroniques, encore plus financièrement accessibles.

Si le système de soins de santé est globalement de qualité en Belgique, il se distingue à la fois par le prix élevé de certains médicaments et par la surconsommation de ceux-ci. Cela constitue un obstacle à des soins de qualité et un coût important pour la sécurité sociale, par rapport auxquels il convient de prendre des mesures spécifiques et efficaces.

Aux Pays-Bas, un grand nombre de médicaments sont meilleur marché, grâce à l’application, depuis le 1er juillet dernier, du modèle kiwi et d’un système d’achats groupés de médicaments (la force d’achat collective permettant de faire pression à la baisse sur les prix). Ainsi, par exemple, le paracétamol (molécule populaire servant d’antidouleur) est six à huit fois moins cher chez nos voisins hollandais, et ce sans aucune intervention financière de l’assurance maladie !

Plutôt que de favoriser le tourisme médical (qui pose un problème de continuité des soins et de qualité des conseils), qui se fait également vers la France où certains médicaments sont également moins coûteux, il faut agir pour diminuer le prix des médicaments en Belgique, par exemple en élargissant le modèle kiwi déjà d'application mais uniquement pour la molécule de lutte contre le cholestérol qu'est la simvastatine.

Même si je suis toujours étonné de la façon dont des idées pesées et complexes sont parfois résumées, il me semblait intéressant de remettre cette question à l’ordre du jour.

Dans la foulée, je continuerai à travailler le dossier en concertation avec des spécialistes de ce secteur particulièrement complexe, en vue du dépôt de résolution ou de proposition de loi destinées à faire avancer le schmilblick du médicament.

Dimanche 22 février : participation au débat de Mise au Point, sur l’emploi

Après la crise financière, vient la crise économique et la crainte de nombreuses pertes d’emploi. C’était le thème du débat de Mise au Point au cours duquel je représentai ECOLO ce dimanche.

Voici les trois idées principales que j’ai pu développer :

1. Plus que jamais, il faut tenter de capter les emplois de demain, ceux qui nous permettront à la fois de gagner sur le plan de l’environnement et sur le plan des dépenses des ménages et des collectivités. Dans ce cadre, ce n’est pas d’un plan de relance, pour refaire de la même chose, dont on a besoin, mais d’un plan de redéploiement, qui nous place à la pointe du progrès vert, qui rend notre pays attractif sur ces matières du futur. Les aides et réductions d’impôt doivent être conditionnées et orientées vers cet économie de demain. Et il ne faut pas oublier le non-marchand…

2. Vouloir relancer l’économie sans modifier en profondeur le système financier et tirer les leçons de la crise, ce serait aussi vain et dangereux. Le Parlement a adopté, grâce à une majorité alternative, une vieille proposition écologiste, portée au début de la période arc-en-ciel par Jacky Morael, la taxe Tobin-Spahn. Il s’agit de taxer les mouvements spéculatifs, à la fois pour les ralentir et pour les faire contribuer au financement des fonctions collectives et de la solidarité… qui en a bien besoin, parce que les temps sont durs aussi pour ce type de politiques redistributives.

3. Enfin, tout cela passera par l’éducation et la formation. Il faut réinvestir nos systèmes éducatifs et notamment l’enseignement technique et professionnel. On a besoin pour demain de techniciennes et de techniciens qualifiés, capables de nous aider à relever ces défis passionnants. Et ça commence tôt, par des aides adaptées en fonction des besoins, dès l’école fondamentale et une prise en compte des besoins plus spécifiques des uns et des autres.

Une heure sur un plateau, ça passe trop vite, c’est très frustrant parce qu’on ne peut dire tout ce qu’on veut dire. Et vous, vous en avez pensé quoi ?

Jeudi 19 février à Auvelais : manifestation pour l’emploi !

L’annonce de la suppression d’emplois au sein de l’usine Saint-Gobain d’Auvelais a constitué un fameux coup de tonnerre dans le ciel social namurois. Non seulement parce qu’il ne s’agissait pas de la première du genre (Kraft, Alpha répartition,…) et que d’autres entreprises sont annoncées en difficulté. Mais aussi parce que le verre est une véritable spécialité en Basse-Sambre, qui a son rôle à jouer dans l’économie de demain, que ce soit, à titre d’exemple, dans les transport en commun, dans la construction de panneaux photovoltaïques ou de chauffe-eau solaires ou bien sûr dans l’isolation des maisons et des bâtiments publics.

Cela a poussé les représentants des travailleurs à mobiliser les troupes et à exprimer leur colère dans le cadre d’une manifestation à Auvelais, haut-lieu de l’industrie verrière.

Si, malheureusement, cette action ne s’est pas organisée en front commun, elle a été l’occasion pour Emily Hoyos, Stéphane Hazée, Jean-Luc Revelard et moi de dialoguer avec des travailleurs inquiets pour leur avenir et celui de leur famille et conscients de l’importance d’une orientation plus verte de l’économie et d’une refonte complète de nos systèmes financiers. On aura aussi apprécié à cette occasion la présence de manifestants flamands et français, car la crise ne connaît pas de frontière et nécessite une action plus coordonnée de celles et ceux qui veulent l’enrayer !

Vendredi 13 février : un jour à l’avance, la Saint-Valentrain !

Comme chaque année, les militants ECOLO étaient dans toutes les gares de Wallonie et de Bruxelles pour saluer les navetteuses et les navetteurs à l’occasion de la Saint-Valentrain.

« Merci de prendre le train », « Bonne Saint-Valentrain ! », les sourires et l’accueil sympa de notre petit cadeau (un ensemble de signets marque-page illustrés par Kroll et Kanar) ont fait chaud au cœur malgré l’heure matinale.

En plus de bénéficier d’un mode de transport convivial, les navetteurs posent chaque matin et chaque soir un petit geste pour la planète. Ils méritaient donc bien ce petit clin d’œil annuel.

Et puis, la Saint-Valentrain, c’est aussi l’occasion de rappeler nos revendications et nos attentes pour le rail. Par exemple, au-delà de la question du prix du billet sur laquelle je suis déjà intervenu, nous souhaitons, en province de Namur, le développement d’un véritable RER régional, qui renforcerait les liaisons du matin et du soir vers et à partir de ce centre administratif qu’est Namur…

Mercredi 11 février : en route pour un élu ECOLO dans l’arrondissement de Dinant-Philippeville


C’est ce mercredi matin, dans un cadre particulièrement symbolique et adapté, le Pôle Beaurinois (qui accueille un ensemble d’associations actives dans la formation, l’économie sociale et le développement durable), que nous avons présenté nos deux têtes de liste pour les élections régionales dans l’arrondissement de Dinant-Philippeville.


Patrick Dupriez, échevin à la Ville de Ciney, où il effectue un travail remarquable sera notre tête de liste. Après avoir planté un olivier à Ciney, suite aux dernières élections communales et avoir lancé un tas de projets plus sympas les uns que les autres, il se lance à présent dans la course régionale, avec la ferme intention d’y représenter dignement les écologistes du sud de la province de Namur.


Eric Mainil, échevin des Finances à la Commune de Florennes, sera 1er suppléant, prêt à monter sur le terrain à tout moment. « Une économiste devenu écologiste », titrait sympathiquement la Nouvelle Gazette à son sujet, le lendemain.

Les six autres candidates et candidats seront présentés un peu plus tard dans la campagne. En attendant, accompagnés de notre tête de liste namuroise, Emily Hoyos, nos deux amis ont exposé leurs priorités pour le sud de la province.

Des aides plus nombreuses à la rénovation énergétique des bâtiments, un plan d’investissement dans les emplois verts, le maintien et le développement des services publics en milieu rural, une mobilité plus verte et plus efficace, le soutien de l’enseignement du non-marchand.

L’arrondissement de Dinant-Philippeville a bien besoin des ECOLO pour que tout cela devienne réalité.

9/02/09

Lundi 9 février : 241 emplois perdus à Auvelais – Solidarité avec les travailleurs !

C’est avec stupeur que j’ai appris, ce lundi, la suppression de 241 emplois et le déclenchement de la procédure Renault par la société Saint-Gobain, sur ses sites d’Auvelais. Samedi encore, le journal Vers l’Avenir consacrait deux pages à l’industrie verrière de la Basse-Sambre.

Après une annonce similaire chez Kraft à Rhisnes, il y a quelques semaines, c’est un nouveau coup dur pour l’emploi dans notre région. Et aujourd’hui plus particulièrement pour la région de la Basse-Sambre, déjà affectée par un taux de chômage proche des 20%.

Mes pensées vont d’abord aux travailleurs concernés et à leurs familles, qui risquent de vivre des heures, des jours et des semaines difficiles.
Il faut tout faire pour marquer notre soutien aux travailleurs, veiller à ce qu’ils soient soutenus, essayer de trouver d’autres solutions et éviter que de telles annonces se multiplient.

J’interrogerai dès lord dès que possible la Ministre de l’Emploi, Joëlle Milquet, quant aux conditions de ce licenciement collectif et aux mesures d’accompagnement prévues pour les travailleurs concernés. Plus que jamais, il s’agit d’orienter la politique d’aide à l’emploi non pas vers un contrôle accru de la disponibilité des travailleurs mais vers un accompagnement des employeurs, de façon à augmenter ou à maintenir le volume d’emplois disponibles.

L’industrie du verre est une industrie de pointe, par rapport à laquelle la Wallonie a une longueur d’avance sur d’autres régions d’Europe et qui peut jouer un rôle majeur par rapport aux défis énergétiques de demain. Il faut qu’elle reçoive le soutien qu’elle mérite, tant de façon directe, via une intégration dans les plans fédéraux et régionaux de relance et des aides plus forte à la Recherche et Développement, que de façon indirecte, via les aides octroyés aux ménages et aux collectivités, pour la réalisation d’économies d’énergie. Il s’agit notamment de faciliter la construction de nouveaux fours, moins consommateurs en énergie, plus respectueux de l’environnement et de développer des verres encore plus efficace sur le plan de l’isolation.

La crise économique n’est pas une fatalité. Elle ne peut pas être le prétexte à des suppressions d’emploi injustifiées. Elle doit susciter des réponses volontaristes et visionnaires des pouvoirs publics, au sein desquelles l’industrie du verre a toute sa place !

Mercredi 4 février 2009 : Incendies à répétition au Parc résidentiel de Bambois - Il est temps de trouver des réponses…

Mais qu'est-ce qui coince dans ce dossier ? Le camping de Lac de Bambois est depuis trop longtemps le cadre d'incendies criminels. Après 23 incendies en 15 mois sur une zone somme toute assez contiguë, il est difficile d'accepter que l'enquête piétine encore, qu’on dispose aussi peu d’informations sur l’enquête et que les résidents ne puissent être rassurés par les avancées de l’enquête judiciaire. Le droit à la quiétude des habitants concernés ne semble pas émouvoir le Ministre de l’Intérieur que j'ai interrogé ce mercredi en commission sur ce dossier. Dans sa réponse, il relate une « parfaite symbiose » entre les différents acteurs de l'enquête, mais ne peut/veut donner d’indications beaucoup plus précises. Je suis plutôt ravi de savoir que l'enquête se passe bien (manquerait plus que ça), j’aurais été comblé qu'il m'annonce que l'enquête avance et que tout est mis en œuvre pour assurer la sécurité des résidents.

Tous les belges sont-ils égaux devant la loi ? Pourquoi l’enquête n’avance-t-elle pas ? Piétinerait-on autant si ça se passait ailleurs ? Ces questions ne me semblent pas illégitimes, au risque, même si ce n'est pas l'objectif, de fâcher l’un ou l’autre (notamment celles et ceux qui, au quotidien, tentent de trouver des réponses à ces énigmes).

C’est en effet le rôle d’un élu de la Nation tel que je le conçois de jeter un coup de projecteur sur une telle réalité, sur un tel surplace. «Pareille interrogation ne semble pas saugrenue», lit-on d’ailleurs de la plume d'un journaliste qui suit ce dossier.

Espérons à présent qu'elle contribuera à faire avancer le dossier, de même que la cause des habitants, toujours plus nombreux, de ce type de zone autrefois réservée aux loisirs...

2/02/09

Vendredi 30 janvier: Les médicaments sont trop chers en Belgique - Elargissons le modèle kiwi, en commençant par le paracétamol !

Si le système de soins de santé est globalement de qualité en Belgique, il se distingue à la fois par le prix élevé de certains médicaments et par la surconsommation de ceux-ci. Cela constitue un obstacle à des soins de qualité et un coût important pour la sécurité sociale, par rapport auxquels il convient de prendre des mesures spécifiques et efficaces. Aux Pays-Bas, par exemple un grand nombre de médicaments sont meilleur marché, grâce à l’application, depuis le 1er juillet dernier, du modèle kiwi et à un système d’achats groupés.

Le paracétamol est ainsi six à huit fois moins cher de l’autre côté de la frontière qu’en Belgique, suivant les conditionnements. Plutôt que de favoriser le tourisme médical, pourquoi ne pas appliquer un tel système en Belgique ? C'est la question que j'ai posée à la Ministre de la Santé ce jeudi.

Sous le gouvernement violet, il a été décidé de tester le modèle Kiwi : un appel d’offre mettant plusieurs spécialités en concurrence, sur une seule molécule, la simvastatine, qui combat le cholestérol. Selon la Ministre Onkelinx, cela a permis une économie de 15 millions d’euros pour la sécurité sociale et de 4 millions d’euros pour les patients.

Sans déstabiliser notre système de soins de santé, ni remettre en cause la qualité du travail effectué, il convient aujourd’hui d’élargir le modèle kiwi à d’autres molécules.

Pourquoi ne pas commencer par le paracétamol, médicament de base, utile notamment pour les malades chroniques qui en font une grande consommation ? ECOLO l’a proposé à la Ministre de la Santé et formulera des propositions concrètes en ce sens dans les prochaines semaines.

Lundi 2 février 2009: 21 % d’augmentation pour les billets de train en 5 ans : un choix à contretemps !

Ce lundi matin, si vous avez fait un passage par votre guichet de gare, vous avez constaté que l’augmentation des tarifs annoncée par la SNCB est entrée en vigueur. Chaque année, les tarifs sont adaptés. Pour 2009, l’augmentation moyenne est de 5,9%, soit la plus forte depuis longtemps!

Ce choix politique – car c’en est un - arrive complètement à contretemps : le coût de la mobilité pour les ménages ainsi que pour l’environnement devrait pousser les ministres successifs à proposer un meilleur service par la SNCB, à un tarif adapté.

Pour ma part, en tant que député ECOLO actif sur les questions d’entreprises publiques, je considère cette augmentation intervient à contre-temps, au regard des enjeux sociaux et environnementaux mais aussi au vu l’explosion des recettes « voyageurs » de la SNCB, soit la contribution directe des citoyens au fonctionnement de la SNCB. Ces recettes dépendent de deux variables : le prix de billet et le nombre d’utilisateurs. Le nombre de voyageurs ayant progressé en même temps que le prix des billets ces dernières années, les recettes de la SNCB ont augmenté de façon spectaculaire : +36,58% entre 2004 et 2007, soit + 150 millions d’euros (6 milliards de FB) sur un total de 550 millions d’euros de recettes annuelles.

Deuxième sujet d’étonnement : plutôt que d’utiliser la capacité de la SNCB à endiguer les problèmes d’émission de CO² et les problèmes de mobilité, l’Etat désinvestit le chemin de fer.

Cette augmentation est au final inacceptable, tant au plan écologique qu’au niveau du coût pour les ménages. L’Etat fédéral pourrait mieux utiliser ce fabuleux outil qu’est la SNCB pour lutter contre le réchauffement climatique et améliorer la mobilité : augmenter l’offre, s’assurer d’un nombre suffisant de voitures aux heures de pointe, moderniser pour réduire les temps de trajets, créer et entretenir correctement des lieux où les passagers peuvent attendre à l’abri de la pluie,…

Pour ECOLO, il faut arrêter de considérer la SNCB comme une variable d’ajustement budgétaire et les usagers du train comme des vaches à lait. Le train doit être une priorité sociale et environnementale, c'est ce que je dis régulièrement au Ministre Vanackere (qui a pris la succession d'Inge Vervotte) et c'est ce que j'explique dans le journal Vers l'Avenir de ce lundi 2 février... !

Vendredi 30 janvier : développement des pharmacies en ligne, balises et prudence !

Rien ne peut remplacer pour quelqu’un qui est malade, le contact personnel soit avec son médecin traitant ou son pharmacien. Les médicaments ne sont pas une marchandise comme une autre, y compris ceux qui ne nécessitent pas de prescription médicale.
Dans ce cadre, je me suis inquiété du projet de la Ministre Onkelinx et du gouvernement d’accepter le développement de « pharmacies en ligne ». Celle-ci annonce une série de balises qui vise à limiter les conséquences de cette anonymisation de la relation patient-pharmacien. Nous serons attentifs au développement de ce type de pharmacie et à l’évaluation promise par la Ministre…

Vendredi 23 janvier : présentation de nos candidats en place visibles dans l’arrondissement de Namur pour les élections régionales du 7 juin

Notre objectif pour les prochaines élections régionales, c’est comme pour les élections fédérales de 2007, d’abord et avant tout, de retrouver une représentation parlementaire écologiste namuroise à la Région et à la Communauté.

Mieux que ça, nous souhaitons bien obtenir deux sièges sur les dix que doit envoyer la province de Namur dans ces Parlements (six pour l’arrondissement de Namur et quatre pour celui de Dinant-Philippeville).

Pour y parvenir, on a décidé de se lancer tôt dans la campagne, avec :


• Comme tête de liste, Emily Hoyos, ancienne présidente de la FEF, ancienne directrice du service d’étude de la Ligue des Familles, 2ème sur la liste fédérale en 2007, la grande spécialiste de l’enseignement à ECOLO !

• Comme deuxième, Hugues Doumont, conseiller communal ECOLO à Andenne, où il exerce une opposition active et vigilante, et très branché sur les questions économiques qu’il enseigne dans le supérieur.

• Comme 1er suppléant, Stéphane Hazée, directeur politique d’ECOLO, aussi grand que calé sur toutes les questions institutionnelles et wallonnes, il constitue la 1ère réserve idéale.

• Comme dernier suppléant, Philippe Defeyt, qui n’est plus à présenter, fondateur d’ECOLO, ancien député et secrétaire fédéral, économiste du développement durable, il exerce actuellement et brillamment les fonctions de président du CPAS de Namur.

Bref, une toute belle équipe, pour une toute belle campagne qui s’annonce !

Vendredi 30 janvier: Officiel - Chooz n’accueillera pas la deuxième centrale EPR française, mais ECOLO restera vigilant !

Par communiqué de ce jeudi soir, l’Elysée a fait savoir que le projet de construction d’une deuxième centrale nucléaire de type EPR était attribué au site de Penly (Seine-Maritime) et donc pas sur le site de Chooz (Ardennes) également pressenti.

Pour ECOLO, qui s’est mobilisé depuis le mois de juillet contre cette hypothèse funeste, qui a obtenu le vote quasi unanime d’une motion contre ce projet au sein du Conseil provincial namurois, qui a interpellé à plusieurs reprises le Gouvernement fédéral via mon intermédiaire, il s’agit d’une nouvelle enfin rassurante. Même si on ne peut se réjouir de la construction d'une nouvelle centrale nucléaire, cette nouvelle constituera sans nul doute un soulagement pour les populations belges concernées, particulièrement celles de la Province de Namur.

Indépendamment des questions relatives à la sécurité des sites nucléaires, aux choix énergétiques de chaque pays, à la fiabilité de la technologie EPR ou aux enjeux de développement socio-économique de la zone de Champagne-Ardennes, il était à nos yeux inconcevable et inacceptable qu’on vienne – à nouveau – placer une unité de production nucléaire aux frontières de la Belgique, laissant tous les dangers et les désagréments aux habitants des communes belges directement concernées, comme Beauraing, Doische, Hastière, Viroinval, Houyet, Vresse ou Philippeville.

Il faut à présent mettre en oeuvre une réflexion constructive autour du potentiel de redéploiement de la zone sud namuroise et des Ardennes françaises notamment dans le cadre de la dynamique AXUD, initiée par le Bureau Economique de la Province.

De même, ECOLO restera vigilant dans le futur tant pour ce qui concerne les questions de sécurité autour de la centrale de Chooz que par rapport à l’hypothèse d’une troisième centrale EPR française, pas formellement rejetée au stade actuel par Nicolas Sarkozy…

1/01/09

Jeudi 1er janvier : An 9, gouvernement neuf... mais où restent les réponses originales et volontaires aux défis sociaux et environnementaux?

Hier, dans le cadre d’une déclaration réduite à son strict minimum, celui qui est donc notre nouveau Premier Ministre, Herman Van Rompuy, n’a pas soulevé l’enthousiasme. Ce n’est pas le style de cet homme, sage et posé et qui a assez dit qu'il n'avait pas envie du poste (même si c'est une fameuse vengeance familiale, quand on sait les relations de son frère Eric avec Yves Leterme). Ce n’est pas non plus celui de ce gouvernement rafistolé (les départs - tout sauf anodins - de Patrick Dewael et d’Inge Vervotte s’ajoutant à ceux annoncés d’Yves Leterme et Jo Vandeurzen), toujours aussi peu enthousiasmant et toujours aussi peu capable de relever les défis qui sont face à nous. Malgré le fait qu’il ait utilisé le mot à plusieurs reprises dans son discours, la « confiance » n’est manifestement pas de mise parmi les partenaires qui continuent de s’égratigner à la moindre occasion mais font surtout montre de leur incapacité collective à prendre des décisions visionnaires et porteuses d’avenir.

Rien dans la déclaration d’hier sur la question de la politique d’asile, sur une nouvelle manière de collaborer de façon respectueuse et prospective entre Communautés ou sur la remise en cause de mauvais choix posés dans le cadre de la législature (par exemple en matière de libéralisation du marché postal). Des banalités sur les défis essentiels qui sont celui de la transition écologique et énergétique, de l’avenir de nos pensions, de la réforme fondamentale nécessaire du système financier. Le rappel de la confiance dans la concertation sociale à la Belge, qui est, depuis juin 2007, la bouée de sauvetage de gouvernements incapables à décider et à impulser. Et l’annonce d’une ou de commission d’enquête parlementaire sur la crise financière dont l’exécutif cherche déjà à canaliser et à orienter les travaux. Bref, l’impression est surtout qu’on va essayer de gagner du temps en attendant des jours meilleurs et en plaçant à la tête du Gouvernement un Premier moins gaffeur (ce ne sera pas difficile) que son prédécesseur.

Bref, j’ai malheureusement les plus grands doutes sur la capacité du gouvernement Van Rompuy à contribuer, dans un contexte il est vrai difficile, à plus et mieux de développement durable et de solidarité que la pentapartite n’a pu le faire jusqu’ici.

Ça ne donnera que plus de sens au travail parlementaire que je continuerai à mener au cours de cette année, en interrogeant le gouvernement, en mettant au jour les dossiers endormis, en formulant des propositions nouvelles et novatrices, en intervenant dans les médias et dans les débats, le tout avec mes 11 collègues du groupe ECOLO-Groen !

Vous pouvez compter sur ma détermination pour contribuer à ce que cette année 2009 soit effectivement verte et solidaire…