14/02/08

Jeudi 14 février 2008 Pour la Saint-Valentrain, gros plan sur les petites gares !



Lever matinal, en ce jour de Saint-Valentin ! Comme chaque année depuis un bout de temps déjà, les militants écologistes profitent de ce jour pour dire leur amour… du train et pour remercier celles et ceux qui ont choisi ce mode de transport respectueux de l’environnement et collectif. Cette année, les écologistes namurois avaient décidé de jeter un coup de projecteur sur les « petites gares » en choisissant celle de Lustin pour la distribution de cartes postales sympa, accompagnée d’un café bien serré (et surtout bien chaud) et de pains au chocolat.

En effet, si le nombre d’utilisateurs et d’utilisatrices du train ne fait qu’augmenter depuis qu’Isabelle Durant en a fixé l’objectif, comme Ministre des Transports sous l’arc-en-ciel, ce n’est pas pour la qualité de l’accueil dans les plus petites gares.

Tout au contraire, celles-ci sont fermées une à une, que ce soit à Lustin, Assesse ou Namèche. Ça vaut dire qu’il n’y a pas d’accueil des usagers, pas d’endroit (chauffé) pour attendre le train, pas de présence rassurante, pas d’aide pour les usagers les plus faibles… et pas de réaction rapide en cas de dégradation des lieux ou de déficit en matière d’éclairage. Les pouvoirs publics (SNCB et/ou communes) pourraient compenser cela, avec une signalisation sonore adaptée, des parkings (notamment pour les vélos) sécurisés, une modernisation des quais d’embarquement et de débarquement. Mieux même, on pourrait rouvrir ces gares, en en faisant des espaces multiservice, des lieux culturels, des salles pour associations, bref que la vie y renaisse… et que prendre le train soit en toute circonstance un plaisir facile. C’était le sen de notre présence à Lustin ce matin, avec les militants profondevillois super motivés.

Et comme chaque année et comme dans d’autres endroits, l’accueil fut excellent et les échanges avec les navetteurs fort intéressant. Améliorer la ponctualité et la fréquence des trains, prévoir des espaces d’attente chauffés et des lieux d’aisance, améliorer l’éclairage et prévoir des parkings vélos mieux sécurisés.

C’est en ce sens que j’avais interpellé la Ministre Vervotte, la veille. Et je recommencerai, bien évidemment, comme les mandataires écologistes l’ont prévu dans leur conseil communal respectif. Pour qu’on ne puisse plus dire comme à Lustin ce matin « ceci n’est pas une gare ».

12/02/08

Mardi 12 février : Les dernières volontés d’Omar n’auront pas été respectées…


Ce mardi 12 février, nous aurons été une cinquantaine, sur l’heure de midi, à rendre un dernier hommage à Omar, de son nom complet Hassan Bayero. Un citoyen du Monde, originaire du Niger et âgé de 28 ans seulement, parfaitement intégré chez nous, volontaire et à la recherche de son autonomie. « Ça aurait fait un bon Belge ! », disait de lui tout à l’heure une amie.

Une semaine plus tôt, Omar, plutôt que de se résoudre à devoir rentrer dans le pays qu’il avait fui quatre ans plus tôt, a décidé de se donner la mort, en se jetant sous en train, en gare de Namur. Depuis le 28 janvier, il était en effet en possession d’un « ordre de quitter le territoire », document administratif froid et sans appel ou presque, mettant un terme négatif à sa trop longue procédure de demande d’asile dans notre Pays de Cocagne.

Omar aurait voulu être enterré auprès des siens, dans son pays d’origine. C’était une de ses dernières volontés, clairement exprimée à ses plus proches. Mais c’est tout juste, grâce à la vigilance des employés du CHR de Namur, au soutien du CPAS de la Ville de Namur et à la mobilisation de ses amis, qu’il aura évité la fosse commune et obtenu l’enterrement le plus digne possible dans de telles circonstances. À défaut de pouvoir être rapatrié au Niger, il reposera désormais dans le carré réservé aux personnes de religion musulmane, au cimetière communal de Belgrade.

Omar est ainsi une nouvelle victime de la politique inhumaine et à courte vue de la Belgique en matière d’asile et d’accueil des sans papiers. Depuis la régularisation obtenue sous l'impulsion d'ECOLO sous le gouvernement arc-en-ciel, tout est fait pour leur rendre la vie la plus dure possible, malgré des poches de résistance et la militance de nombreuses associations en faveur de plus d’humanité et d’une vision plus large et généreuse. Des familles avec enfant enfermées dans des Centres fermés, des protocoles de « collaboration » entre la Police et Fedasil, des arrestations arbitraires (comme celle de la famille de la petite Angéla, cet été), des régularisations au cas par cas, à la discrétion du Ministre de l’Intérieur, dont les intéressés ne comprennent pas (et pour cause...) la logique… et les yeux fermés sur le travail au noir, voire la traite des êtres humains, que l’absence de statut de ces hommes et de ces femmes engendre. Résultat : le désespoir. 150 personnes en grève de la faim à Bruxelles depuis des semaines. Et Omar qui préfère se jeter sous un train plutôt que de devoir abandonner ce qu’il avait commencé à construire, ici, « chez nous », en Belgique.

Jouer avec les sentiments, avec l’espoir ou le désespoir, c’est criminel. À un moment de leurs discussions, les négociateurs de l’orange-bleue ont entre ouverts une porte, celle de l’immigration économique, suscitant les rêves les plus fous. Les négociations ont capoté. Tout doit être réécrit. Et, en l’attente d’une loi avec des critères clairs et humains, plutôt que de décider d’un moratoire sur les expulsions, comme le demande ECOLO depuis maintenant des semaines, on continue d’appliquer la même politique, discriminatoire et arbitraire. Dans quel pays vivons-nous, si c’est pour ignorer ainsi les droits les plus élémentaires de Justice et d’Egalité ?

Demain, j’interrogerai, à nouveau, le Ministre de l’Intérieur, Patrick Dewael, sur le sort réservé aux sans-papiers par notre « gouvernement » fédéral. Peut-être ce nouveau dossier, ce nouvel exemple de la cruauté de notre système, infléchira-t-il enfin ses positions ? A tout le moins, à défaut d’avoir pu disposer de papiers officiel, Omar verra son nom figurer dans les annales parlementaires. Ce ne sera même une consolation pour ceux qui l’ont connu et aimé…

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Canal C et le JT de la RTBF ont consacré de très belles et très sensibles séquences à l'enterrement d'Omar, ce mercredi soir...

9/02/08

Vendredi 8 février : 6 mois avant le jour J, les droits de l’homme sont aussi une discipline olympique !












Ce vendredi 8 février, six mois avant le début officiel des Jeux Olympiques (le 8/8/2008 à 20h08…), ECOLO et Groen ! ont été à la rencontre du Comité Olympique et Interfédéral Belge (COIB). Au-delà des nombreuses médailles que nous espérons voir ramenées par nos athlètes, nous souhaitons en effet que la Belgique joue un rôle en pointe en vue d’une amélioration de la situation en Chine sur le plan sociétal et environnemental. C’est ce que, avec une belle délégation d’écoloj et de Jong Groen !, ainsi que mes collègues Juliette Boulet et Wouter De Vriendt, nous sommes allés dire à nos dirigeants olympiques.

Suite à une première rencontre avec une délégation ECOLO-Groen !, à la mi-janvier, le conseil d’Administration du COIB avait adopté le principe, le lundi 23 janvier, d’une liberté de parole des athlètes belges relativement aux questions – plus que préoccupantes - des droits de l’homme, de la liberté de presse ou de la pollution environnementale en Chine. Un premier pas dans la bonne direction mais insuffisant à nos yeux, dès lors que, contrairement aux comités canadien et étatsunien, le COIB a pris pour option d’interdire aux athlètes belges toute expression politique sur les sites olympiques.

À nos yeux, la question des droits de l’homme précède et dépasse le concept d’expression politique, raison pour laquelle nous avons décidé de relancer le COIB, pour qu’il joue un rôle plus dynamique en la matière, par exemple, en acceptant que les vêtements de nos athlètes soient garnis d’un logo en faveur des droits de l’homme ou en prenant l’initiative d’une expression volontariste sur le sujet.

À nouveau, la réponse de ce vendredi a été prudente de la part du représentant du COIB qui a accepté de nous recevoir. Cela ne nous empêchera de maintenir la pression, en nous réjouissant que d’autres associations, ONG ou syndicats agissent dans le même sens.

Ainsi, le groupe ECOLO-Groen ! insistera encore la semaine prochaine auprès de la commission des affaires extérieures du Parlement fédéral pour qu’elle organise des auditions relatives à la situation en Chine, qui permettraient à la fois d’objectiver la situation et d’accentuer la sensibilisation de chacun.

C’est dès aujourd’hui qu’il faut s’engager pour que les choses changent réellement en Chine.

Si le sujet vous intéresse, vous pouvez revoir :
Mon interview par Frédéric Cauderlier sur Bel RTL, dans le cadre de l’émission L’invité de ce vendredi 9 février

Mon interview par Mathieu Colle sur Mint, dans le cadre de l’émission Le Grand Oral de ce vendredi 9 février

La séquence diffusée dans le cadre du JT d’RTL-Tvi, ce vendredi 9 février, à 13 et 19 heures

La séquence diffusée dans le cadre du JT de la RTBF, ce vendredi 9 février à 13 heures

31/01/08

Mercredi 30 janvier : Il n’y aura pas d’aide mazout aux écoles et aux collectivités ! (vu sur RTL-Tvi)



Il pourrait sembler logique, à tout qui a une once de bon sens, de préférer consacrer l’argent public à développer des projets pédagogiques plutôt qu’à payer du mazout, et la TVA sur celui-ci.

Ce n’est visiblement pas l’avis du Ministre Reynders, que j’ai interrogé en commission des finances : il refuse de s’engager sur l’octroi aux collectivités d’une ristourne de la TVA payée sur les factures de mazout. C'est la conclusion de l'échange musclé que nous avons eu ce mercredi après-midi...

Pour justifier la non-reconduction de l’opération menée en 2005, époque où le litre de mazout coûtait 60 centimes d’euros pour près de 70 aujourd’hui, le Ministre des Finances a déclaré, d’une part, n’avoir reçu aucune demande officielle en ce sens de la Communauté française et, d’autre part, que la mesure adoptée en 2005 par le gouvernement violet était « exceptionnelle ».

Par la voix de son Ministre des Finances, le gouvernement fédéral (où siègent toujours PS & CDH) renvoie donc la balle à celui de la Communauté (PS-CDH), tout aussi responsable de la situation, de par son inefficacité et ses atermoiements en matière d’investissements et d’économies d’énergie dans les bâtiments scolaires.
En attendant, ce sont les pouvoirs organisateurs, les enseignants et les élèves de la Communauté française qui sont victimes de ce jeu de pingpong, contraints de multiplier les activités parascolaires rémunératrices ou acculés à rogner sur les investissements pédagogiques !

Nous estimons cette situation inacceptable et souhaitons apporter des réponses efficaces telles le réinvestissement de la TVA payée par les écoles et collectivités, (+/- 7 millions d’euros annuels, rien que pour ce qui concerne les écoles) dans la réalisation d’investissements énergétiques indispensables tant pour l’environnement que pour leurs finances.

Et donc, en l’absence de soutien fédéral, le refinancement des écoles et de la Communauté française partira donc en mazout, plutôt qu’en soutien pédagogique.

A moins que l’interpellation future de mon collègue à la Communauté française, Yves Reinkin, et les prochaines réunions du Comité de concertation (qui réunit le gouvernement fédéral et les gouvernements fédérés) n’apporte des réponses à ces attentes. A tout le moins, ECOLO continuera de se faire entendre, comme ce jeudi midi et ce jeudi soir sur RTL-Tvi, pour que des options plus conformes aux intérêts de nos enfants et de l’ensemble du secteur non-marchand, soient prises par nos gouvernements, qu’ils soient fédéral ou communautaire.

16/01/08

Mercredi 16 janvier: Loterie Nationale : ECOLO et Groen! demandent un audit à la Cour des Comptes


Par courrier daté de ce 16 janvier, ma collègue Groen ! Meyrem ALMACI et moi-même avons sollicité la Cour des Comptes en vue de la réalisation d’un audit sur les subsides accordés par le Gouvernement fédéral sur la base des bénéfices de la Loterie Nationale qui sont mis à sa disposition dans cet objectif.

En effet, comme j’ai eu l’occasion de l’exposer dans le cadre d’une question d’actualité au Ministre des Finances, M. Didier Reynders, lors de la séance plénière du 10 janvier, les informations récemment parues dans la presse sont plus qu’inquiétantes en matière de bonne affectation de ces moyens publics.

Les sommes concernées sont particulièrement élevés dès lors que, comme l’a confirmé Reynders, le montant global annuel redistribué s’élève à plus de 225 millions d’euros. Elles échappent pourtant à tout contrôle public : chaque Ministre est seul(e) responsable de l’affectation des subsides qui lui sont dévolus, sans jamais devoir en rendre comptes au Parlement.

Cela mérite, à nos yeux, l’intervention de la Cour des Comptes, en tant qu’instance indépendante et spécialisée dans le travail d’analyse financière, plutôt qu’un simple contrôle interne que proposait le Ministre des Finances.

Il conviendrait notamment d’identifier les montants concernés Ministère par Ministère, les procédures et les critères utilisés par chaque Ministre, la publicité des appels à candidature pour le bénéfice de ces subsides, les projets reçus et refusés et la justification de chaque décision, les justificatifs introduits et la réalité des actions subsidiées, l’efficacité de cette politique de subvention, la répartition philosophique et linguistique de ces subventions au cours de ces dernières années.

Cela permettrait d’établir la réalité ou la non-réalité des accusations parues dans la presse et, le cas échéant, de donner une base aux modifications réglementaires nécessaires pour plus de transparence et d’objectivité dans l’affectation des subsides « Loterie Nationale ».

14/01/08

Le lundi 14 janvier 2008 : Les incidents se multiplient sur la ligne Namur-Bruxelles !


Depuis la rentrée de janvier, les usagers du train, et particulièrement les navetteurs de la ligne Namur-Bruxelle subissent un calvaire ferroviaire quasi quotidien.

Les clients de la SNCB prenant le train à Namur ou Gembloux ont eu la mauvaise surprise de voir des trains régulièrement supprimés (notamment le double étage de 7h41), des convois réduits (notamment la diminutions de 6 à 3 voitures entre Dinant et Namur et entre Liège et Namur et donc une diminution drastique des places assises disponibles sur ces lignes, continuant ensuite vers Bruxelles).

Alors que la SNCB vient de modifier ses horaires pour améliorer le service aux clients, alors que le contexte climatique et énergétique doit nous encourager plus que jamais à utiliser le train, on est en droit de se demander ce qui explique de tels choix ou de tels incidents.

Ces manquements sont inacceptables et appellent des réponses urgentes. C’est la raison pour laquelle j’interpellerai dès la semaine prochaine la nouvelle Ministre de tutelle de la SNCB, la CD&V, Inge Vervotte, histoire de l’inviter à ne pas négliger la province de Namur dans ses choix stratégiques.

Le dimanche 13 janvier 2008 : Des débats télé sur le pouvoir d’achat !



La question du pouvoir d’achat est centrale aujourd’hui, par l’effet combiné d’allocations sociales trop basses et de la hausse du prix de l’énergie. C’était d’ailleurs l’objet des débats dominicaux sur la RTBF et sur RTL-Tvi, au cours desquels ECOLO était représenté par Muriel Gerkens, Philippe Defeyt et Jean-Marc Nollet.

Ce qui m’a surtout frappé, c’est la façon dont la plupart des interlocuteurs adhéraient enfin aux propositions d’ECOLO sur la régulation du prix de l’énergie, sur le tiers investisseurs, sur l’urgence d’économiser l’énergie et de mieux contrôler l’affectation des bénéfices nucléaires d’Electrabel. Reste à présent à agir, plutôt que d’en rester à des belles paroles dans le vide.

Pour ma part, j’ai été sollicité par L’Echo pour fournir une contribution à ce débat. Je vous invite à la découvrir et à me faire part de vos réflexions à son sujet.

A l'heure actuelle, en Belgique, de plus en plus d’allocataires sociaux et même de salariés ne disposent pas de revenus leur permettant d’avoir un niveau de vie décent. Il faut poser d’urgence les choix budgétaires et législatifs nécessaires pour relever ces minimas sociaux et salariaux…alors que la part des salaires dans la valeur ajoutée n’a cessé de décroître ces dernières années, sous la pression des intérêts du monde financier. Une meilleure régulation du monde de la finance permettrait de rééquilibrer le partage de la richesse créée et de rendre notre économie plus durable.
Pour ECOLO, la question du pouvoir d'achat n'est cependant qu'une facette du débat plus général sur la qualité de la vie. Le limiter à la fixation d’une sorte de revenu minimum théoriquement fixé est, à nos yeux, dangereux. Cela pourrait donner l'impression que la société, en garantissant une sorte de minimum de survie à tout citoyen, pourrait se dédouaner de toute responsabilité face à l'existence de situations précaires et dans l’organisation de la vie collective.
Le rôle de l’Etat est également, pour ECOLO, d’offrir des services collectifs de qualité, accessibles à tous, à tous les moments de la vie : de la maternité à l’école, en passant par les loisirs et la culture, sans oublier l’aide à l’autonomie ou le traitement des maladies.
Par ailleurs, la question du revenu ne peut être traitée isolément : deux ménages avec un même revenu peuvent disposer de pouvoir d'achat fort différents selon qu'ils possèdent ou non leur habitation, que celle-ci est bien isolée ou pas, que le système de chauffage est performant ou vieillot, qu'il dispose d'une épargne importante ou soit endetté,…
Enfin, disposer d’un cadre de vie agréable et sain n’a pas de prix ! Cela nécessite des choix écologiques volontaristes, qui sont aussi des choix économiquement pertinents, dès lors que le coût potentiel de la réparation des dommages causés à notre environnement par nos négligences est beaucoup plus élevé que celui de choix responsables aujourd’hui.
Plus que jamais, et la crise pétrolière en cours l’illustre de façon évidente, la question énergétique est la question sociale du jour. C’est pour cela que nous préconisons par exemple des investissements massifs dans les économies d’énergie, via notamment le système du tiers-investisseur. Ils sont bons pour la planète en diminuant notre indépendance aux énergies fossiles et notre production de CO², ils sont bons pour notre économie, en permettant de créer des emplois durables et de qualité et ils sont bons pour le pouvoir d’achat de nos concitoyens.

Le jeudi 10 janvier 2008 : Le parlement retrouve enfin sa capacité d’interpellation du Gouvernement !


Si, depuis les élections du 10 juin 2007, les membres du Parlement pouvaient interpeller les membres du gouvernement en « Commission », il leur était jusqu’ici – et malgré les protestations énergiques d’ECOLO-Groen!, refusé d’interpeller le gouvernement en séance plénière, le jeudi après-midi.

Avec la mise en place du gouvernement, même intérimaire, le Parlement a donc retrouvé, ce 10 janvier, cette capacité importante, avec notamment des questions de ma collègue Tinne Vander Straeten sur les engagements de la Belgique en matière de réduction de CO² et de production d’énergies renouvelables et de votre serviteur pour ce qui concerne le contrôle des subsides accordés sur la base des bonis de la Loterie Nationale…

Opposition et majorité doivent encore sans doute se trouver, mais il s’agit là d’une étape importante dans le retour à la normale du travail parlementaire.

On le sait trop peu, mais ce travail parlementaire peut être suivi quasi tous les jeudis sur la EEN, la première chaîne de la VRT, dans le cadre de l’excellente émission Villa Politica (à quand un programme identique sur la RTBF ?) ou sur le site de la Chambre.

Le jeudi 10 janvier 2008 : 220 Millions pour ma première question d'actualité en séance plénière



220 Millions d’euros, c’était donc l’enjeu de ma première question d’actualité de cette législature. Si vous êtes sportif, membre d’une association ou amateur de théâtre, vous avez déjà constaté que la Loterie Nationale ne fait pas que vendre des tickets de loterie : elle redistribue un cinquième de son chiffre d’affaires (qui dépasse donc le milliard d’euros annuels) avec lequel elle sponsorise et subventionne toute une série d’activités.

Le Ministre des Finances, Didier Reynders, qui vient d’obtenir la tutelle sur la Loterie Nationale dans le cadre d’une redistribution partielle des compétences, a accompagné sa désignation des propos assez durs sur la façon dont ça se passait, déclarant qu’un audit était nécessaire pour clarifier la qualité de la gestion de ces fonds public.

En théorie, c’est plutôt une bonne chose, dès lors que trop souvent, c’est l’opacité qui règne en matière de critères d’attribution, ce que j’ai déjà pu constater quand j’étais actif dans les organisations de jeunesse. Et il faut recourir à des questions parlementaires qui ne reçoivent pas toujours réponse, pour y voir plus clair sur le sujet et essayer de comprendre des critères de gestion et d’attribution restant aussi impénétrables que s’ils avaient été classés « secret défense »… Raison pour laquelle ECOLO a déposé plusieurs propositions de décret ou de loi pour améliorer la transparence de ces subsides « Loterie Nationale ».

Reste à ce que les belles paroles soient suivies d'engagement concret, notamment grâce à une intervention de la Cour des Comptes, l'organe de contrôle à la disposition du Parlement fédéral, qui devrait réaliser une enquête approfondie sur le sujet. C'était l'objet de notre demande à Didier Reynders, lequel s'est montré bien moins disert face au Parlement que dans la presse...

Si ça vous intéresse de revoir cette interpellation, il faut suffit de cliquer ici pour voir la vidéo de cette question.

Le mardi 1er janvier 2008 : Je vous souhaite une année 2008 verte et solidaire !


2007 fut un bon cru pour ECOLO, avec en point d’orgue ces élections du 10 juin 2007, qui nous ont permis de revenir en force, avec nos amis de Groen!, au Parlement fédéral. Notre objectif est de mettre en oeuvre à présent nos engagements pour "Une Terre + verte et Un Monde + juste".

Malheureusement, les négociations qui ont suivi n’ont pas permis de former rapidement un gouvernement, ni de mettre à son ordre du jour autre chose que de vagues promesses en matière de solidarité ou de développement durable. Tout au contraire, la situation budgétaire résultant de la malgestion violette annonce des lendemains difficiles et le report des décisions urgentes à prendre pour combattre le dérèglement climatique et verdir notre économie.

Qu’à cela ne tienne, nous poursuivrons le travail à la fois au Parlement fédéral et sur les autres terrains, pour que notre prochaine victoire, celle de 2009, ait cette fois une réelle influence sur le cours de la décision politique.

En attendant, je vous souhaite une année VERTE et SOLIDAIRE, sur le plan familial, sur le plan professionnel et sur le plan personnel !

23/12/07

Dimanche 23 décembre : Ici le Parlement. Malgré le gouvernement « adecco », rien n’est résolu en matière sociale, environnementale ou démocratique.



Bonjour à tous!
Grâce aux moyens technologiques modernes ;-), je vous écris en direct depuis mon banc dans l'hémicycle de la Chambre (en haut, un peu à gauche quand on regarde d'en bas) pour un commentaire en direct sur cette séance "extraordinaire".

Pour la première fois depuis très longtemps, le Parlement se réunit donc un dimanche. À situation exceptionnelle, mesure exceptionnelle évidemment. La crise n’a que trop duré et il fallait y mettre un stop, ne fut-ce que provisoire.
Après avoir écouté la déclaration de Guy Verhofstadt vendredi, chacun des groupes a pris la parole pour exprimer son avis sur l’avenir du pays, que ce soit à la tribune ou dans les couloirs (pas mal, hein !, le nouveau décor de Mise au Point).

Pour ce qui concerne notre groupe ECOLO-Groen !, nous ne donnerons pas notre confiance à ce gouvernement formé à la va-vite et dont le programme est insuffisant face aux priorités environnementales, sociales et démocratiques que nous défendons depuis le début de la campagne électorale. Peut-être en sera-t-il différemment à la fin de cette période transitoire ? A la fin de ce gouvernement intérimaire, qui n’est sensé être en place que jusqu’au 23 mars ?

Voici en tout cas les critères qui sont les nôtres pour le juger, tel que présentés en notre nom par Jean-Marc Nollet, chef de groupe ECOLO-Groen!, en conclusion de son discours de ce matin.

La vraie déclaration de gouvernement, le vrai vote de confiance, il aura lieu dans 3 mois. A ce moment, et nous le disons déjà maintenant, notre vote sera fonction des options retenues :
• Option pour une véritable politique environnementale, qui prend à bras-le-corps les enjeux climatiques et oriente les efforts et investissements publics vers les secteurs verts, économiseurs d’énergie, producteurs d’énergie propre, créateurs d’emploi ;
• Option pour une véritable politique de la solidarité entre les générations, redistributive, qui offre des conditions de vie dignes aux allocataires sociaux, en s’appuyant sur une réforme de la fiscalité ;
• Des perspectives pour les sans-papiers installés chez nous après avoir dû fuir leur terre d’origine ;
• Option pour une réforme de l’Etat qui en améliore l’efficacité, en améliorant la collaboration entre entités fédérées et fédérales, en organisant des espaces de dialogue entre celles-ci, en maintenant la solidarité, dans le cadre d’un fédéralisme moderne et assumé ;
• Option pour une meilleure gouvernance et plus de démocratie ;
• Option pour une Belgique qui retrouve son rôle dans le concert international et contribue à la paix dans le monde et à un développement durable pour tous.


En marge de cette séance, nous avons également animé, avec nos collègues de Groen ! et d’ECOLO, de la Chambre et du Sénat, une séance de « tchat » en direct de la Chambre. Une expérience intéressante à découvrir sur le site d’ECOLO. Nous avons répondu à plus de 200 questions citoyennes en deux heures. Un peu stressant (surtout quand le rythme s'accélère) mais drôlement utile, particulièrement à la fin d'une période où la confiance des électeurs en la politique a été fortement ébranlée! Et vous, vous avez trouvé ça comment?

20/12/07

Jeudi 20 décembre 2007 : Un gouvernement de Noël en attendant que sonnent les cloches de Pâques ?



Ce Guy V est quand même très fort. Là où le sinistre Leterme a mis six mois pour ne rien obtenir, il lui aura fallu quinze jours (et je dirais même plus, l’après-midi de lundi passé) pour obtenir un accord. Il faut dire qu’on était arrivés à un point où un compromis – même illisible et l’objet de marchandages- devenait indispensable.

Bon, c’est vrai, on se demande bien « pour quoi faire ? », sur quel programme, avec quelle entente entre les partenaires ce gouvernement difforme et provisoire va travailler, mais au moins, il est là (le Kroll du jour - je vous conseille l'achat de son bouquin d'illustrations sur la crise politique -, en page 1 du Soir, résume mieux la situation que de longs discours). Avec Verhofstadt III (merci à Nix, www.lepan.be pour l'illustration), la Belgique cessera peut-être d’être la risée du monde entier. Au moins pour quelques semaines. C’est déjà ça de pris et ça permettra de passer Noël au chaud.

Peut-être même que ce gouvernement provisoire permettra au Parlement de faire son travail. Parce que malgré toute notre bonne volonté de parlementaires écologistes, cela n’est pas évident de ne pas avoir de vrais interlocuteurs, de voir des réunions de commission écourtées ou annulées en l’absence de Ministre (même si ça aurait pu être pire), de ne pouvoir poser des questions d’actualité en séance plénière, le jeudi après-midi, de ne pas savoir sur quel pied danser face à des interlocuteurs plus divisés que jamais.

ECOLO et Groen !, quant à eux, n’en seront pas. Ce n’est pas faute de s’être montrés constructifs et propositionnels, à chaque fois qu’on nous a interrogés. Ce n’est pas faute non plus d’un bon résultat aux élections du 10 juin passé. Sans doute, nos exigences claires, logiques, et plus que raisonnables, d’avoir des engagements chiffrés sur le climat et la solidarité, de travailler ensemble, Verts des deux communautés, et de régler le problème de la NVA étaient trop difficiles à rencontrer pour les autres négociateurs.

Tant pis !, nous ferons notre travail depuis l’opposition, à la fois constructifs et exigeants, au service de la démocratie.

Quant à ce gouvernement de bric et de broc, on lui souhaite déjà bonne chance pour arbitrer des options qui apparaissent bien peu compatibles entre elles et qui, on peut le craindre, risquent bien de faire perdurer l’immobilisme social, économique et environnemental.

Mais j’aurai l’occasion d’y revenir un peu plus tard. En attendant, nous entamons un petit marathon de Noël avec, ce vendredi à 14h15, la déclaration de Guy V sur le menu des trois prochains mois, et puis ce dimanche (une première !) à 10h00, un débat sur le contenu de celui-ci et à 14h15 le vote de confiance (ou de méfiance) sur le gouvernement Verhofstadt III.

Il y a donc beaucoup de chances que les Belges trouvent un gouvernement sous leur sapin. De là à dire que les cloches sonneront pour Pâques, ce n’est sans doute pas gagné, surtout avec un Yves Leterme toujours aussi buté pour s’occuper des réformes institutionnelles…

14/12/07

Vendredi 14 décembre 2007: ECOLO fait 9 propositions pour augmenter le pouvoir d’achat et faire face à la hausse du coût de l’énergie



Demain samedi, ECOLO et Groen! participeront en masse à la manifestation organisée par le front commun syndical pour "sauver la solidarité".

L'occasion est bonne pour rappeler nos propositions en la matière, qu'il s'agisse des revenus de chacun ou de la question énergétique, qui est au centre de toutes les préoccupations.

Pendant qu'aucun gouvernement ne se met en place, ces questions restent effectivement non-résolues...

Voici le communiqué que j'ai signé avec ma collègue Muriel Gerkens et Isabelle Durant.

Plus de six mois sans gouvernement accroît la crainte des ménages, dans un contexte d’augmentation spectaculaire du coût de la vie, y compris concernant des produits de première nécessité comme les denrées alimentaires ou l’énergie. C’est pourquoi, à la veille de la manifestation organisée par le Front commun syndical à laquelle il participera, ECOLO fait 9 propositions pour augmenter le pouvoir d’achat de nos concitoyens et pour faire face à la hausse du coût de l’énergie.

A. Pour augmenter le pouvoir d'achat

1) Baisser la fiscalité sur les faibles revenus, que cela soit par une réforme fiscale ciblée sur les petits et moyens revenus ou via une baisse des cotisations sociales sur les bas salaires. Ces mesures devront être compensées au niveau du budget de l’Etat par une contribution plus juste des autres revenus, notamment des revenus des capitaux, afin de pouvoir maintenir la qualité et le niveau actuel des services collectifs et la capacité redistributive de l’Etat.

2) Augmenter le pouvoir d'achat des allocataires sociaux, par la mise en œuvre d’une véritable liaison au bien-être et par un relèvement immédiat des plus petites pensions.

3) Annuler la double imposition. Les Finances ont accéléré l'enrôlement des déclarations IPP, conduisant certaines personnes à rembourser de l'argent à l'Etat à deux reprises sur le même exercice. Cette pratique n’est pas acceptable en période de baisse du pouvoir d'achat.

B. Pour faire face à la hausse du coût de l'énergie

4) Adapter le plafond d’accès au fonds mazout, afin de permettre à davantage de ménages à revenu moyen d’y accéder.

5) Passer enfin des paroles aux actes pour mettre concrètement en œuvre le tiers-investisseur, afin de permettre aux ménages d’investir (chaudière, isolation, …) et d’économiser ainsi l’énergie, sans devoir débourser eux-mêmes un seul euro.

6) Accompagner l’intervention du fonds mazout par la réalisation d’un audit gratuit et une intervention du tiers-investisseur pour réaliser les travaux d’isolation ou d’amélioration énergétique, et sortir ainsi d’une approche limitée au court terme.

7) Généraliser la tarification sociale et garantir un service minimal pour l’ensemble des énergies.

8) Faire contribuer les sur-bénéfices de l'industrie pétrolière et les sur-profits d’Electrabel sur installations amorties pour financer l’extension du Fonds Mazout et la mise en place du tiers-investisseur.

9) Promouvoir une batterie d’incitants fiscaux à une consommation énergétique moindre, accessibles à tous, via le crédit d'impôt ou une prime immédiate.

Pour ECOLO, ces propositions doivent notamment permettre aux ménages à bas revenus de réduire leur consommation d’énergie de façon structurelle, de limiter le montant de leur facture d’énergie et de contribuer en même temps à la lutte contre le réchauffement climatique, sans qu’ils ne doivent assurer le financement de ces investissements. Ainsi, les mesures prises dans le court terme contribueront à la réalisation des objectifs à atteindre de façon indispensable sur le long terme.

9/12/07

Dimanche 9 décembre 2007 : Qualifier la RTBF de « Radio Mille Colline », c’est une insulte indigne d’un candidat premier Ministre !


Ce week-end, vous avez entendu comme moi l’ex-formateur et toujours candidat premier ministre essayer de se replacer au centre du jeu politique, admettre une partie de ses erreurs de communication et, dans la foulée, retomber dans ses travers en comparant la RTBF à « Radio Mille Collines ». Il n’y a que les ânes qui butent plusieurs fois sur une même pierre… Quand, diable !, s’il y arrive un jour, Yves Leterme se montrera-t-il capable se comporter en homme d’Etat, habile dans sa communication et respectueux de tous les habitants de son pays ?

Radio Mille Collines est cette radio rwandaise qui, en 1994, a attisé la haine raciale et a appelé au génocide. Un génocide qui a fait près d’un million de morts.

Comparer la RTBF à une radio génocidaire est non seulement insultant pour la RTBF et ses journalistes, mais aussi et surtout c’est une ignominie pour la mémoire des victimes de 1994. Et l’expression d’une inculture crasse. C’est par orgueil que Leterme a à nouveau parlé, non par souci de construction.

De tels dérapages sont écœurants et nécessitent de toute évidence de nouvelles excuses, comme l’ont souligné Groen ! et ECOLO dès ce samedi..

Décidément, à chaque fois que l’homme aux 800.000 voix essaie de sortir de la mélasse dans laquelle il a plongé le pays, il s’y enfonce un peu plus.

Et à mes yeux, sa petite phrase : « Ce n'est quand même pas génétiquement inscrit que la Wallonie doive rester une telle région retardataire en Europe? », ne vaut pas beaucoup mieux et sonne tout aussi faux par rapport aux velléités de son parti de remettre en cause les mécanismes de solidarité fédéraux et de renforcer la concurrence entre nos deux régions. On n’est pas sortis de l’auberge !

Comme disait l'autre, Leterme est vraiment mal choisi...

Samedi 8 décembre 2007 : Une manifestation à Bruxelles par un temps de canard, sur fond de manque d’ambition belge pour sauver le climat…



A quelques milliers de kilomètres d’ici, à Bali, les représentants de toutes les forces vives que compte notre monde, sont en train de négocier pour se fixer des objectifs de réduction de CO² aptes à nous préserver d’un péril climatique qui frapperait d’abord et avant tout les plus faibles. Après avoir contribué, avec Olivier Deleuze, au sauvetage du protocole de Kyoto, ECOLO a appelé les autorités belges à être ambitieuses et à parler d’exemple à cette occasion.

Dans une interview au Soir, ce samedi, Evelyne Huytebroeck, notre Ministre bruxelloise, exprime cette urgence. Malheureusement, au Parlement fédéral il y a 10 jours, à l’issue d’un débat tronqué et indigne des enjeux planétaires qui sont face à nous, les partis de la désormais défunte orange-bleue ont escamoté le débat et refusé notre proposition de motion sur le sujet.

Ce samedi, sous une pluie froide mais dans une chouette ambiance, malgré le très mal venu grève des trains orchestrée par le Syndicat Indépendant des Cheminots (SIC), nous étions de nombreux écologistes, du Nord et du Sud, engagés politiquement ou non, à défiler dans Bruxelles à l’appel de la Coalition climat, pour une mobilisation générale pour le climat.

Ça se passe donc à Bali, mais ça se passe aussi près de chez nous. Ce qu’a avancé ECOLO dans la campagne électorale, avec son projet d’Union Nationale pour le Climat, est plus vrai et juste que jamais, d’autant plus avec l’explosion du prix des produits pétroliers. S’il n’est pas trop tard, il est plus que temps d’agir et d’investir pour des profits sociaux, économiques et environnementaux, dans le cadre d’un vaste plan d’isolation de nos maisons, en commençant par celles des familles plus précarisées.

Malheureusement, si la question faisait l’unanimité apparente dans les débats pré-électoraux, elle semble aujourd’hui avoir bel et bien disparu des agendas. Notre rôle est de l’y remettre en bonne place !