25/03/08

Mardi 25 mars 2008 - Jeux Olympiques et droits de l’homme en Chine - Ecolo et Groen! écrivent à Jacques Rogge, président du CIO

La répression très dure dont ont été victimes des opposants tibétains ces dernières semaines ainsi que les incidents intervenus lors de la cérémonie d’allumage de la flamme olympique ce lundi, à l’initiative de Reporters Sans Frontières,
illustrent de façon évidente le rôle de levier qui doit être celui des Jeux Olympiques, eu égard à la situation en matière de droits de l’homme dans et hors de Chine.

Après avoir rédigé une proposition de résolution sur le sujet, demandé au Parlement fédéral l’organisation rapide d’auditions puis manifesté devant le COIB à six mois de l’ouverture de ces JO, nous avons décidé d’interpeller directement, par courrier, Jacques Rogge, le président belge du Comité International Olympique.

S’étant déclaré sensible à ces difficultés, Jacques Rogge doit effectivement et à présent prendre ses responsabilités au nom du CIO, pour que les autorités chinoises respectent leurs engagements initiaux sur l’amélioration des conditions de vie et d’existence dans leur pays. Désormais, ce n’est pas intervenir mais se taire qui apparaitrait comme un acte politique !


Plus particulièrement, nous lui demandons dans ce courrier de modifier le trajet de la flamme olympique et d’éviter tant le Tibet que l’Everest. De même, nous encourageons l’idée d’un boycott de la cérémonie d’ouverture de ces JO, qui constituerait un signal fort à l’égard des autorités chinoises, tout en ne remettant pas en cause le rendez-vous sportif que constituent ces JO.

Comme nous l’avons annoncé, nous soutiendrons toute initiative sportive (comme celle de Veerle Dejaegere et François Gourmet, les préselectionnés qui soutiennent notre démarche), citoyenne, associative (comme celle du groupement « JO Propres ») ou politique qui contribuerait à faire de ces Jeux un levier en faveur d’un plus grand respect des droits fondamentaux de chaque personne en Chine et au Tibet.

Aujourd’hui, les déclarations se sont multipliées sur le sujet, y compris celle du président français, Nicolas Sarkozy. Tout le monde se réveille. Il n’est pas trop tard pour que, effectivement, il y ait un avant et un après JO en Chine.

Samedi 22 mars 2008 - Débat d’investiture au parlement fédéral - Pas de confiance verte à Leterme 1er

C’est ce samedi 22 mars que la Chambre devait « voter la confiance » au gouvernement piloté par Yves Leterme. Et après 9 mois de flou, la majorité pentapartite n'a pas amélioré sa cohérence, avec un Bart De Wever (NV-A) qui s'abstient tout en étant dans la majorité et un accord sans chiffres et sans arbitrage.

Au sein de l’opposition, ECOLO et Groen ! entendent pour leur part être utiles et faire œuvre de service public. Par la voix de Meyrem Almaci et Jean-Marc Nollet, nos porte-parole, nous avons surtout exprimé, au cours de ce débat, nos profonds désaccords en matière fiscale, sociale et environnementale par rapport à ce projet peu enthousiasmant, qui nous était présenté par ce gouvernement « Mikado » . Ce qui justifie totalement le vote négatif que nous avons posé en fin de séance !

Retour sur cette journée de débat, autour de quatre moments forts qui l’ont ponctuée :

1. Quand Joëlle Milquet est interrogée sur « la mesure-phare du gouvernement en matière environnementale », elle répond « un sommet mondial à Bruxelles ! ».
Tout est dit, non ? Suivant son accord, la pentapartite constituera une « task force » chargée… de réaliser une nouvelle étude sur le climat. Les constats, pourtant, sont posés et partagés aujourd’hui par tous. Ce qu’il faut, c’est prendre résolument la tête du peloton européen en matière d’économies d’énergie, de développement du renouvelable, de réduction des émissions de CO2. De nombreuses études ont été réalisées au cours des dernières années sur la question, que Jean-Marc a remis, une à une, à un Paul Magnette sans voix. Reste à espérer que le Ministre de l’énergie et du climat se montre un peu plus efficace et moins absent dans l’action…

2. En matière fiscale et de solidarités, Elio Di Rupo est très fier d’affirmer que les mots « réforme fiscale » ne figurent pas dans l’accord pentapartite et de revendre pour la troisième fois des mesures déjà décidées.
Ça n’empêche des tas d’ouvertures à de nouvelles réductions d’impôts, pas parmi les plus redistributives, loin de là !, de figurer dans le texte dont le PS et le cdH sont si aussi fiers que le MR. La réforme des tranches d’impôts ou la suppression de la cotisation de solidarité sur les pensions seront très coûteuses et bénéficieront surtout à ceux qui en ont le moins besoin. Face à ce constat implacable, le président du PS est resté sans voix, appelant juste « à plus d’honnêteté intellectuelle », avant que la vice-première Laurette se mette à crier (« argument faible, criez fort ! », dit toujours un vieux routinier de la politique) pour annoncer ses combats pour plus de justice sociale lors des prochaines discussions budgétaires. Demain, on rase gratis! On ne peut que le souhaiter beaucoup de courage et de force de persuasion…

3. Quand Bart De Wever prend la parole en fin de débat, le silence se fait. On entend les mouches voler sur les bancs de la majorité, tétanisée. Absolument impressionnant et symptomatique que la NVA est la gangrène de ce gouvernement, comme de notre pays.
L’objectif du partenaire de cartel du CD&V est de ramener systématiquement les questions communautaires au centre du jeu, là où, après neuf mois d’immobilisme, toute l’attention politique devrait se mobiliser sur les questions environnementales et sociales. Ce samedi, Bart a montré combien il tenait toute la majorité pentapartite en otage avec son nouvel ultimatum dont l’échéance est fixé au 15 juillet.
Sans une réforme de l’état substantielle, que les francophones ne sont pas prêts de lui accorder à l’aveugle, Bart fera sauter le cartel (et le gouvernement ?) avant la Fête Nationale.
Des moments encore bien sombres en perspective ! ECOLO, avec ses collègues de Groen !, continuera pendant ce temps à construire d’autres possibles, un fédéralisme moderne et ouvert, où la solidarité interpersonnelle et l’efficacité des politiques publiques prennent le dessus !

4. Moment de respiration dans cette journée bien chargée, le « chat » que nous avons organisé en marge de la séance. Très chouette moment partagé avec une cinquantaine d’internautes, dont beaucoup avec suivi, via internet, les débats du matin.
Et posaient des questions pertinentes, qui sur le positionnement d’ECOLO, qui sur les réactions des uns et des autres, qui sur la politique climatique qui pourra être menée par la Belgique dans le futur. Un petit compte-rendu vidéo de cette activité sympa est disponible sur youtube. Tandis que ceux qui préfèrent la lecture peuvent se rendre sur le site d’ECOLO pour lire les meilleurs passages de deux heures de discussion par clavier interposé. De toute évidence, cette deuxième expérience ne sera pas la dernière…

22/03/08

Jeudi 20 mars : Guy s’en va, 7 secrétaires d’Etat arrivent et ce n’est toujours pas l’ambiance au Parlement…


Semaine agitée pour la majorité pentapartite !

Il y a d’abord eu la négociation d’un accord de gouvernement, pendant toute la nuit de lundi à mardi, que chacun, la bouche en cœur, défendait avec le sourire malgré la fatigue et les stigmates une nuit blanche. Il paraît que 90% du programme du MR, du PS et du cdH s’y retrouve. Vous imaginez la soupe ! Je crois plutôt qu'il y a eu accord parce qu'il fallait bien, parce que le Jour J était arrivé.

Une fois les textes adoptés par les congrès de participation des partis, il a fallu passer à la composition définitive de ces gouvernements. Avec une nouvelle nuit de négociation, de mercredi à jeudi, qui a débouché sur la nomination - un peu surréaliste dans le contexte de défiance qui est celui que connaît notre pays – de 7 nouveaux secrétaires d’état, donc 5 francophones. La photo du gouvernement, sur laquelle personne ne regarde dans la même direction, préjuge assez bien de la cacophonie future...

Manifestement, on a d’abord pensé à se servir, à donner aux uns et aux autres (notamment le FDF) ce qu’ils exigeaient. Puis ensuite de chercher qui pourrait faire l’affaire dans la fonction (avec des choix pour le moins bizarres du PS). Et enfin à doter ces secrétaires d’état de fonction et de compétence plus ou moins utile, comme, pour Olivier Chastel, « la préparation de la présidence européenne de la Belgique en 2011 ». Fallait oser !

D’ailleurs, au sein du Parlement, après le discours particulièrement atone du Premier Ministre, ce n’était pas l’enthousiasme dans les rangs de la majorité, ni par rapport à la prestation d’Yves Leterme, ni par rapport aux nominations intervenues au petit matin. Ambiance, ambiance…

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Canal C m'a demandé, en tant que Namurois, de réagir à la nomination de Frédéric Laloux comme secrétaire d'Etat. Si je lui souhaite "bonne chance" pour assumer ces nouvelles responsabilités, il me semblait important d'exprimer mes doutes à son sujet et de relayer les questions que se posent pas mal de personnes quant à ce choix d'Elio Di Rupo... Canal C a qualifié mes propos de "sévères". Et vous, qu'en pensez-vous?

13/03/08

Jeudi 13 mars 2008 - La gare d’Assesse va être démolie… et les autorités concernées s’en fichent !

Les petites gares ne sont décidément pas la préoccupation principale de la SNCB ! En réponse à une question faisant le point sur l’ensemble des mesures qui pourraient être prises pour améliorer le quotidien des usagers du train en milieu rural, la Ministre des Entreprises Publiques, Inge Vervotte, m’a annoncé ce lundi que le bâtiment de la gare d’Assesse serait sans doute prochainement détruit.

Cette gare a été délaissée par la SNCB qui en a fermé les guichets il y a quelques années et n’a plus entretenu le bâtiment, en ne suscitant que l’indifférence de la nouvelle majorité communale assessoise. Aujourd’hui, on en est arrivé à une situation de non-retour. Depuis sa fermeture, la gare a été et est l’objet de nombreuses dégradations et est ouverte à tous vents.
Si elle était effectivement détruite, ce serait, vu sa situation en surplomb du village d’Assesse, un symbole local aussi important qu’imposant qui disparaîtrait. Et dans d’autres gares dans d’autres communes, à Lustin ou Namèche, pour rester en province de Namur, risquent le même sort.

D’une façon générale, ECOLO souhaite que les points d’arrêt et les petites gares fassent l’objet d’une meilleure attention, gage d’un meilleur service ferroviaire, c’est ce que j’ai rappelé lundi à la Ministre Vervotte.

Nous réclamons des mesures pour améliorer la sécurité et le confort des usagers des petites gares : une signalisation sonore systématique des trains en passage, un éclairage efficace, l’entretien et l’amélioration de l’accessibilité des abords des gares, des abris convenables pour les voyageurs, des parkings sécurisés, y compris pour les cyclistes, tel que ça existe déjà en gare de Namur ou d’Ottignies, en collaboration avec ces communes.

Les usagers du train méritent beaucoup mieux que cette indifférence coupable !

11/03/08

Mardi 11 mars 2008 : Selon Yves Leterme, c’est deux milliards de retard de paiement qu’aurait l’Etat !


Comme convenu, j’ai interrogé le Ministre du Budget, Yves Leterme, ce matin, à propos des conséquences du principe de l’ancre (qui, pour faire simple, consiste en fin d’année, à reporter le paiement des factures ou le respect d'engagements sur l’année suivante, histoire d’équilibrer artificiellement les comptes de l’année qui se termine) sur les finances de l’Etat belge. Et le moins qu’on puisse dire est que sa réponse avait de quoi décoiffer.

Tout en n’avouant que l’absence de système comptable centralisé l’empêchait de me donner des statistiques concrètes, par département, il a estimé le non-payé à la fin 2007 à deux milliards d’euros, dont la moitié serait la conséquence de l'application du principe du principe de l’ancre.

Dans la foulée, ce chantre de la « bonne gestion » qu’est le potentiel futur premier Ministre a affirmé vouloir changer ces pratiques et résorber, petit à petit, ce déficit. "On verra", comme il le dit si souvent.

A-t-il grossi un peu les chiffres, pour mieux critiquer ceux qui étaient aux manettes avant lui ? C’est probable. Toujours est-il que la réalité est là. Elle indique que les équilibres budgétaires successifs dont s’est gaussé le gouvernement violet était construit sur du sable. Tout au contraire, la situation financière de la Belgique n’est pas riante avec les dérapages, constaté en 2007 et annoncé pour 2008, empêchant le gouvernement fédéral d’alimenter le fonds du vieillissement (qui doit nous permettre de faire face à l’afflux de pensionnés dans quelques années) ou de mettre en place les initiatives urgentes en matière sociale et environnementale.

Et dire que, pendant ce temps-là, les négociations pour la formation du gouvernement pentapartite se poursuivent, comme si de rien n’était ou quasi, avec le même Ministre des Finances que celui qui a tenu les manettes au cours des 8 dernières années.

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Pour découvrir cet échange dans son intégralité, cliquer ici.

10/03/08

Lundi 10 mars 2008 - L'Etat belge est un mauvais payeur ! - Pour ECOLO, il faut que ça change!



Fin 2007, l'ensemble des départements fédéraux accusaient 130 millions de factures impayées et reportées sur l'exercice 2008. A l'heure actuelle, le montant non payé se chiffre à 98,8 millions d'euros, c’est ce que les membres de notre groupe ECOLO-Groen ! ont découvert à la suite de questions systématiques posées aux membres du gouvernement et qui faisait l'objet d'un article dans la Dernière Heure de ce matin.

Ce constat est alarmant dès lors que tous départements confondus, les ministres avouent ainsi des factures payées avec retard pour un montant total de 355 millions d'euros au cours de l’année 2007. La Santé (95 millions) et la Justice (73 millions) figurent parmi les plus mauvais élèves tandis que la Défense détient le record avec 173 millions d'euros de factures payées avec retard. En 2007, 1,6 million d'euros ont été gaspillés en intérêts, dont 1,5 million pour le seul département de la Défense.

Ces retards de paiement sont en fait la conséquence du « principe de l'ancre », qui consiste à reporter des factures à l'année suivante pour boucler l'année budgétaire en équilibre. Ce sont des trucs et ficelles qui faussent le bilan, comme le sont également les mesures du type « sale and lease back » (qui consistent à vendre des bâtiments publics et à les relouer à des opérateurs privés après réhabilitation) ou la reprise des fonds de pensions comme celui de Belgacom, à laquelle a procédé le gouvernement violet pour équilibrer fictivement ses budgets.

Cette situation n’est pas saine. D'abord, parce qu'elle se révèle parfois coûteuse en intérêts de retard. Ensuite, parce qu'elle met les fournisseurs de l'Etat, qui sont parfois de petites entreprises, dans une situation précaire sur le plan économique. Enfin parce qu’elle empêche les services publics de jouer efficacement leur rôle : le mois passé, le Palais de Justice de Bruges s’est retrouvé en situation de cessation de paiement… et, détail em… bêtant, dans l’impossibilité d’équiper ses lieux d’aisance de papier toilette.

Un pouvoir public se doit de montrer l'exemple. Au niveau de l’Etat fédéral, c'est tout l'inverse qui se passe.

Notre objectif était de mettre ce fait en évidence et de changer les pratiques. Dès ce mardi, j’interrogerai Yves Leterme, l’actuel Ministre du Budget, sur la nécessaire remise en cause du « principe de l’ancre », pointé comme la cause de ces retards par la plupart de ses collègues. Qui paie ses dettes s’enrichit, dit l’adage populaire. Et si c’était la première mesure à prendre pour mieux gérer l’Etat ?

14/02/08

Jeudi 14 février 2008 Pour la Saint-Valentrain, gros plan sur les petites gares !



Lever matinal, en ce jour de Saint-Valentin ! Comme chaque année depuis un bout de temps déjà, les militants écologistes profitent de ce jour pour dire leur amour… du train et pour remercier celles et ceux qui ont choisi ce mode de transport respectueux de l’environnement et collectif. Cette année, les écologistes namurois avaient décidé de jeter un coup de projecteur sur les « petites gares » en choisissant celle de Lustin pour la distribution de cartes postales sympa, accompagnée d’un café bien serré (et surtout bien chaud) et de pains au chocolat.

En effet, si le nombre d’utilisateurs et d’utilisatrices du train ne fait qu’augmenter depuis qu’Isabelle Durant en a fixé l’objectif, comme Ministre des Transports sous l’arc-en-ciel, ce n’est pas pour la qualité de l’accueil dans les plus petites gares.

Tout au contraire, celles-ci sont fermées une à une, que ce soit à Lustin, Assesse ou Namèche. Ça vaut dire qu’il n’y a pas d’accueil des usagers, pas d’endroit (chauffé) pour attendre le train, pas de présence rassurante, pas d’aide pour les usagers les plus faibles… et pas de réaction rapide en cas de dégradation des lieux ou de déficit en matière d’éclairage. Les pouvoirs publics (SNCB et/ou communes) pourraient compenser cela, avec une signalisation sonore adaptée, des parkings (notamment pour les vélos) sécurisés, une modernisation des quais d’embarquement et de débarquement. Mieux même, on pourrait rouvrir ces gares, en en faisant des espaces multiservice, des lieux culturels, des salles pour associations, bref que la vie y renaisse… et que prendre le train soit en toute circonstance un plaisir facile. C’était le sen de notre présence à Lustin ce matin, avec les militants profondevillois super motivés.

Et comme chaque année et comme dans d’autres endroits, l’accueil fut excellent et les échanges avec les navetteurs fort intéressant. Améliorer la ponctualité et la fréquence des trains, prévoir des espaces d’attente chauffés et des lieux d’aisance, améliorer l’éclairage et prévoir des parkings vélos mieux sécurisés.

C’est en ce sens que j’avais interpellé la Ministre Vervotte, la veille. Et je recommencerai, bien évidemment, comme les mandataires écologistes l’ont prévu dans leur conseil communal respectif. Pour qu’on ne puisse plus dire comme à Lustin ce matin « ceci n’est pas une gare ».

12/02/08

Mardi 12 février : Les dernières volontés d’Omar n’auront pas été respectées…


Ce mardi 12 février, nous aurons été une cinquantaine, sur l’heure de midi, à rendre un dernier hommage à Omar, de son nom complet Hassan Bayero. Un citoyen du Monde, originaire du Niger et âgé de 28 ans seulement, parfaitement intégré chez nous, volontaire et à la recherche de son autonomie. « Ça aurait fait un bon Belge ! », disait de lui tout à l’heure une amie.

Une semaine plus tôt, Omar, plutôt que de se résoudre à devoir rentrer dans le pays qu’il avait fui quatre ans plus tôt, a décidé de se donner la mort, en se jetant sous en train, en gare de Namur. Depuis le 28 janvier, il était en effet en possession d’un « ordre de quitter le territoire », document administratif froid et sans appel ou presque, mettant un terme négatif à sa trop longue procédure de demande d’asile dans notre Pays de Cocagne.

Omar aurait voulu être enterré auprès des siens, dans son pays d’origine. C’était une de ses dernières volontés, clairement exprimée à ses plus proches. Mais c’est tout juste, grâce à la vigilance des employés du CHR de Namur, au soutien du CPAS de la Ville de Namur et à la mobilisation de ses amis, qu’il aura évité la fosse commune et obtenu l’enterrement le plus digne possible dans de telles circonstances. À défaut de pouvoir être rapatrié au Niger, il reposera désormais dans le carré réservé aux personnes de religion musulmane, au cimetière communal de Belgrade.

Omar est ainsi une nouvelle victime de la politique inhumaine et à courte vue de la Belgique en matière d’asile et d’accueil des sans papiers. Depuis la régularisation obtenue sous l'impulsion d'ECOLO sous le gouvernement arc-en-ciel, tout est fait pour leur rendre la vie la plus dure possible, malgré des poches de résistance et la militance de nombreuses associations en faveur de plus d’humanité et d’une vision plus large et généreuse. Des familles avec enfant enfermées dans des Centres fermés, des protocoles de « collaboration » entre la Police et Fedasil, des arrestations arbitraires (comme celle de la famille de la petite Angéla, cet été), des régularisations au cas par cas, à la discrétion du Ministre de l’Intérieur, dont les intéressés ne comprennent pas (et pour cause...) la logique… et les yeux fermés sur le travail au noir, voire la traite des êtres humains, que l’absence de statut de ces hommes et de ces femmes engendre. Résultat : le désespoir. 150 personnes en grève de la faim à Bruxelles depuis des semaines. Et Omar qui préfère se jeter sous un train plutôt que de devoir abandonner ce qu’il avait commencé à construire, ici, « chez nous », en Belgique.

Jouer avec les sentiments, avec l’espoir ou le désespoir, c’est criminel. À un moment de leurs discussions, les négociateurs de l’orange-bleue ont entre ouverts une porte, celle de l’immigration économique, suscitant les rêves les plus fous. Les négociations ont capoté. Tout doit être réécrit. Et, en l’attente d’une loi avec des critères clairs et humains, plutôt que de décider d’un moratoire sur les expulsions, comme le demande ECOLO depuis maintenant des semaines, on continue d’appliquer la même politique, discriminatoire et arbitraire. Dans quel pays vivons-nous, si c’est pour ignorer ainsi les droits les plus élémentaires de Justice et d’Egalité ?

Demain, j’interrogerai, à nouveau, le Ministre de l’Intérieur, Patrick Dewael, sur le sort réservé aux sans-papiers par notre « gouvernement » fédéral. Peut-être ce nouveau dossier, ce nouvel exemple de la cruauté de notre système, infléchira-t-il enfin ses positions ? A tout le moins, à défaut d’avoir pu disposer de papiers officiel, Omar verra son nom figurer dans les annales parlementaires. Ce ne sera même une consolation pour ceux qui l’ont connu et aimé…

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Canal C et le JT de la RTBF ont consacré de très belles et très sensibles séquences à l'enterrement d'Omar, ce mercredi soir...

9/02/08

Vendredi 8 février : 6 mois avant le jour J, les droits de l’homme sont aussi une discipline olympique !












Ce vendredi 8 février, six mois avant le début officiel des Jeux Olympiques (le 8/8/2008 à 20h08…), ECOLO et Groen ! ont été à la rencontre du Comité Olympique et Interfédéral Belge (COIB). Au-delà des nombreuses médailles que nous espérons voir ramenées par nos athlètes, nous souhaitons en effet que la Belgique joue un rôle en pointe en vue d’une amélioration de la situation en Chine sur le plan sociétal et environnemental. C’est ce que, avec une belle délégation d’écoloj et de Jong Groen !, ainsi que mes collègues Juliette Boulet et Wouter De Vriendt, nous sommes allés dire à nos dirigeants olympiques.

Suite à une première rencontre avec une délégation ECOLO-Groen !, à la mi-janvier, le conseil d’Administration du COIB avait adopté le principe, le lundi 23 janvier, d’une liberté de parole des athlètes belges relativement aux questions – plus que préoccupantes - des droits de l’homme, de la liberté de presse ou de la pollution environnementale en Chine. Un premier pas dans la bonne direction mais insuffisant à nos yeux, dès lors que, contrairement aux comités canadien et étatsunien, le COIB a pris pour option d’interdire aux athlètes belges toute expression politique sur les sites olympiques.

À nos yeux, la question des droits de l’homme précède et dépasse le concept d’expression politique, raison pour laquelle nous avons décidé de relancer le COIB, pour qu’il joue un rôle plus dynamique en la matière, par exemple, en acceptant que les vêtements de nos athlètes soient garnis d’un logo en faveur des droits de l’homme ou en prenant l’initiative d’une expression volontariste sur le sujet.

À nouveau, la réponse de ce vendredi a été prudente de la part du représentant du COIB qui a accepté de nous recevoir. Cela ne nous empêchera de maintenir la pression, en nous réjouissant que d’autres associations, ONG ou syndicats agissent dans le même sens.

Ainsi, le groupe ECOLO-Groen ! insistera encore la semaine prochaine auprès de la commission des affaires extérieures du Parlement fédéral pour qu’elle organise des auditions relatives à la situation en Chine, qui permettraient à la fois d’objectiver la situation et d’accentuer la sensibilisation de chacun.

C’est dès aujourd’hui qu’il faut s’engager pour que les choses changent réellement en Chine.

Si le sujet vous intéresse, vous pouvez revoir :
Mon interview par Frédéric Cauderlier sur Bel RTL, dans le cadre de l’émission L’invité de ce vendredi 9 février

Mon interview par Mathieu Colle sur Mint, dans le cadre de l’émission Le Grand Oral de ce vendredi 9 février

La séquence diffusée dans le cadre du JT d’RTL-Tvi, ce vendredi 9 février, à 13 et 19 heures

La séquence diffusée dans le cadre du JT de la RTBF, ce vendredi 9 février à 13 heures

31/01/08

Mercredi 30 janvier : Il n’y aura pas d’aide mazout aux écoles et aux collectivités ! (vu sur RTL-Tvi)



Il pourrait sembler logique, à tout qui a une once de bon sens, de préférer consacrer l’argent public à développer des projets pédagogiques plutôt qu’à payer du mazout, et la TVA sur celui-ci.

Ce n’est visiblement pas l’avis du Ministre Reynders, que j’ai interrogé en commission des finances : il refuse de s’engager sur l’octroi aux collectivités d’une ristourne de la TVA payée sur les factures de mazout. C'est la conclusion de l'échange musclé que nous avons eu ce mercredi après-midi...

Pour justifier la non-reconduction de l’opération menée en 2005, époque où le litre de mazout coûtait 60 centimes d’euros pour près de 70 aujourd’hui, le Ministre des Finances a déclaré, d’une part, n’avoir reçu aucune demande officielle en ce sens de la Communauté française et, d’autre part, que la mesure adoptée en 2005 par le gouvernement violet était « exceptionnelle ».

Par la voix de son Ministre des Finances, le gouvernement fédéral (où siègent toujours PS & CDH) renvoie donc la balle à celui de la Communauté (PS-CDH), tout aussi responsable de la situation, de par son inefficacité et ses atermoiements en matière d’investissements et d’économies d’énergie dans les bâtiments scolaires.
En attendant, ce sont les pouvoirs organisateurs, les enseignants et les élèves de la Communauté française qui sont victimes de ce jeu de pingpong, contraints de multiplier les activités parascolaires rémunératrices ou acculés à rogner sur les investissements pédagogiques !

Nous estimons cette situation inacceptable et souhaitons apporter des réponses efficaces telles le réinvestissement de la TVA payée par les écoles et collectivités, (+/- 7 millions d’euros annuels, rien que pour ce qui concerne les écoles) dans la réalisation d’investissements énergétiques indispensables tant pour l’environnement que pour leurs finances.

Et donc, en l’absence de soutien fédéral, le refinancement des écoles et de la Communauté française partira donc en mazout, plutôt qu’en soutien pédagogique.

A moins que l’interpellation future de mon collègue à la Communauté française, Yves Reinkin, et les prochaines réunions du Comité de concertation (qui réunit le gouvernement fédéral et les gouvernements fédérés) n’apporte des réponses à ces attentes. A tout le moins, ECOLO continuera de se faire entendre, comme ce jeudi midi et ce jeudi soir sur RTL-Tvi, pour que des options plus conformes aux intérêts de nos enfants et de l’ensemble du secteur non-marchand, soient prises par nos gouvernements, qu’ils soient fédéral ou communautaire.

16/01/08

Mercredi 16 janvier: Loterie Nationale : ECOLO et Groen! demandent un audit à la Cour des Comptes


Par courrier daté de ce 16 janvier, ma collègue Groen ! Meyrem ALMACI et moi-même avons sollicité la Cour des Comptes en vue de la réalisation d’un audit sur les subsides accordés par le Gouvernement fédéral sur la base des bénéfices de la Loterie Nationale qui sont mis à sa disposition dans cet objectif.

En effet, comme j’ai eu l’occasion de l’exposer dans le cadre d’une question d’actualité au Ministre des Finances, M. Didier Reynders, lors de la séance plénière du 10 janvier, les informations récemment parues dans la presse sont plus qu’inquiétantes en matière de bonne affectation de ces moyens publics.

Les sommes concernées sont particulièrement élevés dès lors que, comme l’a confirmé Reynders, le montant global annuel redistribué s’élève à plus de 225 millions d’euros. Elles échappent pourtant à tout contrôle public : chaque Ministre est seul(e) responsable de l’affectation des subsides qui lui sont dévolus, sans jamais devoir en rendre comptes au Parlement.

Cela mérite, à nos yeux, l’intervention de la Cour des Comptes, en tant qu’instance indépendante et spécialisée dans le travail d’analyse financière, plutôt qu’un simple contrôle interne que proposait le Ministre des Finances.

Il conviendrait notamment d’identifier les montants concernés Ministère par Ministère, les procédures et les critères utilisés par chaque Ministre, la publicité des appels à candidature pour le bénéfice de ces subsides, les projets reçus et refusés et la justification de chaque décision, les justificatifs introduits et la réalité des actions subsidiées, l’efficacité de cette politique de subvention, la répartition philosophique et linguistique de ces subventions au cours de ces dernières années.

Cela permettrait d’établir la réalité ou la non-réalité des accusations parues dans la presse et, le cas échéant, de donner une base aux modifications réglementaires nécessaires pour plus de transparence et d’objectivité dans l’affectation des subsides « Loterie Nationale ».

14/01/08

Le lundi 14 janvier 2008 : Les incidents se multiplient sur la ligne Namur-Bruxelles !


Depuis la rentrée de janvier, les usagers du train, et particulièrement les navetteurs de la ligne Namur-Bruxelle subissent un calvaire ferroviaire quasi quotidien.

Les clients de la SNCB prenant le train à Namur ou Gembloux ont eu la mauvaise surprise de voir des trains régulièrement supprimés (notamment le double étage de 7h41), des convois réduits (notamment la diminutions de 6 à 3 voitures entre Dinant et Namur et entre Liège et Namur et donc une diminution drastique des places assises disponibles sur ces lignes, continuant ensuite vers Bruxelles).

Alors que la SNCB vient de modifier ses horaires pour améliorer le service aux clients, alors que le contexte climatique et énergétique doit nous encourager plus que jamais à utiliser le train, on est en droit de se demander ce qui explique de tels choix ou de tels incidents.

Ces manquements sont inacceptables et appellent des réponses urgentes. C’est la raison pour laquelle j’interpellerai dès la semaine prochaine la nouvelle Ministre de tutelle de la SNCB, la CD&V, Inge Vervotte, histoire de l’inviter à ne pas négliger la province de Namur dans ses choix stratégiques.

Le dimanche 13 janvier 2008 : Des débats télé sur le pouvoir d’achat !



La question du pouvoir d’achat est centrale aujourd’hui, par l’effet combiné d’allocations sociales trop basses et de la hausse du prix de l’énergie. C’était d’ailleurs l’objet des débats dominicaux sur la RTBF et sur RTL-Tvi, au cours desquels ECOLO était représenté par Muriel Gerkens, Philippe Defeyt et Jean-Marc Nollet.

Ce qui m’a surtout frappé, c’est la façon dont la plupart des interlocuteurs adhéraient enfin aux propositions d’ECOLO sur la régulation du prix de l’énergie, sur le tiers investisseurs, sur l’urgence d’économiser l’énergie et de mieux contrôler l’affectation des bénéfices nucléaires d’Electrabel. Reste à présent à agir, plutôt que d’en rester à des belles paroles dans le vide.

Pour ma part, j’ai été sollicité par L’Echo pour fournir une contribution à ce débat. Je vous invite à la découvrir et à me faire part de vos réflexions à son sujet.

A l'heure actuelle, en Belgique, de plus en plus d’allocataires sociaux et même de salariés ne disposent pas de revenus leur permettant d’avoir un niveau de vie décent. Il faut poser d’urgence les choix budgétaires et législatifs nécessaires pour relever ces minimas sociaux et salariaux…alors que la part des salaires dans la valeur ajoutée n’a cessé de décroître ces dernières années, sous la pression des intérêts du monde financier. Une meilleure régulation du monde de la finance permettrait de rééquilibrer le partage de la richesse créée et de rendre notre économie plus durable.
Pour ECOLO, la question du pouvoir d'achat n'est cependant qu'une facette du débat plus général sur la qualité de la vie. Le limiter à la fixation d’une sorte de revenu minimum théoriquement fixé est, à nos yeux, dangereux. Cela pourrait donner l'impression que la société, en garantissant une sorte de minimum de survie à tout citoyen, pourrait se dédouaner de toute responsabilité face à l'existence de situations précaires et dans l’organisation de la vie collective.
Le rôle de l’Etat est également, pour ECOLO, d’offrir des services collectifs de qualité, accessibles à tous, à tous les moments de la vie : de la maternité à l’école, en passant par les loisirs et la culture, sans oublier l’aide à l’autonomie ou le traitement des maladies.
Par ailleurs, la question du revenu ne peut être traitée isolément : deux ménages avec un même revenu peuvent disposer de pouvoir d'achat fort différents selon qu'ils possèdent ou non leur habitation, que celle-ci est bien isolée ou pas, que le système de chauffage est performant ou vieillot, qu'il dispose d'une épargne importante ou soit endetté,…
Enfin, disposer d’un cadre de vie agréable et sain n’a pas de prix ! Cela nécessite des choix écologiques volontaristes, qui sont aussi des choix économiquement pertinents, dès lors que le coût potentiel de la réparation des dommages causés à notre environnement par nos négligences est beaucoup plus élevé que celui de choix responsables aujourd’hui.
Plus que jamais, et la crise pétrolière en cours l’illustre de façon évidente, la question énergétique est la question sociale du jour. C’est pour cela que nous préconisons par exemple des investissements massifs dans les économies d’énergie, via notamment le système du tiers-investisseur. Ils sont bons pour la planète en diminuant notre indépendance aux énergies fossiles et notre production de CO², ils sont bons pour notre économie, en permettant de créer des emplois durables et de qualité et ils sont bons pour le pouvoir d’achat de nos concitoyens.

Le jeudi 10 janvier 2008 : Le parlement retrouve enfin sa capacité d’interpellation du Gouvernement !


Si, depuis les élections du 10 juin 2007, les membres du Parlement pouvaient interpeller les membres du gouvernement en « Commission », il leur était jusqu’ici – et malgré les protestations énergiques d’ECOLO-Groen!, refusé d’interpeller le gouvernement en séance plénière, le jeudi après-midi.

Avec la mise en place du gouvernement, même intérimaire, le Parlement a donc retrouvé, ce 10 janvier, cette capacité importante, avec notamment des questions de ma collègue Tinne Vander Straeten sur les engagements de la Belgique en matière de réduction de CO² et de production d’énergies renouvelables et de votre serviteur pour ce qui concerne le contrôle des subsides accordés sur la base des bonis de la Loterie Nationale…

Opposition et majorité doivent encore sans doute se trouver, mais il s’agit là d’une étape importante dans le retour à la normale du travail parlementaire.

On le sait trop peu, mais ce travail parlementaire peut être suivi quasi tous les jeudis sur la EEN, la première chaîne de la VRT, dans le cadre de l’excellente émission Villa Politica (à quand un programme identique sur la RTBF ?) ou sur le site de la Chambre.

Le jeudi 10 janvier 2008 : 220 Millions pour ma première question d'actualité en séance plénière



220 Millions d’euros, c’était donc l’enjeu de ma première question d’actualité de cette législature. Si vous êtes sportif, membre d’une association ou amateur de théâtre, vous avez déjà constaté que la Loterie Nationale ne fait pas que vendre des tickets de loterie : elle redistribue un cinquième de son chiffre d’affaires (qui dépasse donc le milliard d’euros annuels) avec lequel elle sponsorise et subventionne toute une série d’activités.

Le Ministre des Finances, Didier Reynders, qui vient d’obtenir la tutelle sur la Loterie Nationale dans le cadre d’une redistribution partielle des compétences, a accompagné sa désignation des propos assez durs sur la façon dont ça se passait, déclarant qu’un audit était nécessaire pour clarifier la qualité de la gestion de ces fonds public.

En théorie, c’est plutôt une bonne chose, dès lors que trop souvent, c’est l’opacité qui règne en matière de critères d’attribution, ce que j’ai déjà pu constater quand j’étais actif dans les organisations de jeunesse. Et il faut recourir à des questions parlementaires qui ne reçoivent pas toujours réponse, pour y voir plus clair sur le sujet et essayer de comprendre des critères de gestion et d’attribution restant aussi impénétrables que s’ils avaient été classés « secret défense »… Raison pour laquelle ECOLO a déposé plusieurs propositions de décret ou de loi pour améliorer la transparence de ces subsides « Loterie Nationale ».

Reste à ce que les belles paroles soient suivies d'engagement concret, notamment grâce à une intervention de la Cour des Comptes, l'organe de contrôle à la disposition du Parlement fédéral, qui devrait réaliser une enquête approfondie sur le sujet. C'était l'objet de notre demande à Didier Reynders, lequel s'est montré bien moins disert face au Parlement que dans la presse...

Si ça vous intéresse de revoir cette interpellation, il faut suffit de cliquer ici pour voir la vidéo de cette question.