9/06/08

Mardi 10 juin 2008 : Un an après, les Belges attendent un gouvernement qui s’occupe du prix du baril qui explose ou des défis sociaux et climatiques

Il y a un an, jour pour jour, ECOLO récoltait les fruits de son travail et d'une belle campagne avec une belle victoire qui lui permettait de faire son retour en force au Parlement fédéral.

Personnellement, j'ai eu la chance et le bonheur de réussir le challenge d'être élu à l'issue d'une première élection pour laquelle mes amis ECOLO m'avaient fait confiance. Cette première élection m’a permis, depuis, de découvrir de l’intérieur ce monde particulier qui est celui du Parlement fédéral, ses côtés sympas et moins sympas, et puis d’essayer de faire bouger les choses dans le bon sens sur des dossiers aussi important que ceux des entreprises publiques ou de la solidarité interpersonnelle. Pour rappel, pour celles ou ceux que ça intéresse, le site du Parlement est très complet et utile pour découvrir de façon exhaustive le travail que j'ai pu réaliser : questions – écrites ou orales – posées, propositions de loi déposées, travail en commission, plus rien de cela n’aura de secret pour vous sur www.lachambre.be.


Avec mes collègues, 4 élus Groen! et 7 autres ECOLO, nous formons un groupe solide de 12 élus, le seul bilingue et bicommunautaire, qui travaille dur, par des questions, des propositions, des prises de position et une collaboration de tous les jours, pour marquer de vert la gestion de notre pays et imaginer d’autres façons de vivre ensemble

Certes, la famille verte, malgré son bon score et son ouverture à la négociation, n’est pas partie prenante de la gestion de l’Etat fédéral. Elle n’a jamais été réellement invitée à la table; ses conditions, notamment une véritable prise en compte des enjeux environnementaux et la construction d’un modèle de collaboration à la fois adulte et solidaire au sein de l’état fédéral, n’ont jamais été réellement prises en compte. Dans de telles conditions, il n’y a pas de honte à mener une opposition de « service public », telle que nous aimons la définir.

Et il y a du travail face à un gouvernement pentapartite aussi peu uni, aussi peu cohérent, aussi inapte à prendre à bras-le-corps les enjeux fondamentaux que sont ceux de l’explosion du prix du baril de pétrole (qui nécessite des investissements massifs pour une mobilité plus moins polluante et pour la réalisation d’économies d’énergie), de la solidarité et de la redistribution des richesses (je ne reviendrais pas ici sur la question des pensions), sur la bonne gouvernance (un slogan particulièrement creux au regard des contre-exemples que nous fournit au quotidien le gouvernement en place) ou sur la révolution environnementale qui est chaque jour plus nécessaire (pour sauvegarder notre biodiversité). Il y a matière à interpellation et à proposition pour un groupe qui essaie de faire bouger les choses dans le bon sens.

Vous aurez remarqué que je n’ai pas cité comme « enjeu fondamental » les questions communautaires qui pourrissent au quotidien le travail parlementaire et qui constitue le fonds de commerce de pas mal de partis, surtout (mais pas seulement) du côté nord du pays. On ne peut pas les ignorer, dès lors qu’elles sont une priorité pour la plupart des partis flamands et qu’il faut trouver des solutions (ce à quoi ECOLO et Groen! s’attachent aussi dans le cadre de « l’heptapus »). Mais notre impression et celle de la plupart de nos concitoyens est qu’elles sont complètement survalorisées et prétextes permanents à de nouvelles querelles qui nous éloignent chaque jour des réponses aux enjeux fondamentaux pointés plus haut. Ce qui est évidemment assez éloigné de mon idéal politique et désespérant dans un contexte de plus en plus « antipolitique ».

Qu’adviendra-t-il d’ici au 15 juillet et après ? Bien malin qui pourra le dire. Mais bon, il faut bien avouer qu’il y a peu de perspectives d’éclaircie, si on juge l’incapacité d’Yves Leterme à trouver les réponses qu’il cherche comme une âme en peine, l’absence de méthode pour en sortir et les positions tranchées des uns et des autres.


ECOLO
pour sa part tient à garder le cap, rappelant chaque jour les partis traditionnels à leur responsabilité, et brassant les idées à qui mieux mieux dans le cadre du chantier « Des solutions pour chacun ! », une expérience passionnante, qui nous permet de retourner au contact de la société civile et de préparer au mieux les échéances de 2009, qu’elles soient régionales et européennes, comme c’est déjà prévu, mais également fédérales, comme ça risque d'être le cas, 2 ans après le 10 juin 2007. Comme si l’horloge politique s’était arrêtée pendant que le monde continuait d’avancer. Et pas toujours dans le sens de cette terre plus verte et de ce monde plus juste pour lesquels nous nous battons !

Vendredi 6 juin : Il paraît qu’on va trouver une solution pour les pensions…

Depuis que j’ai pu mettre la question au jour, lors de la séance plénière du 29 mai dernier, de nombreuses pensionnées et de nombreux pensionnés m’ont écrit ou contacté pour m’alerter de leur situation et de leur perte de revenu au cours du mois de mai 2008. Je les en remercie parce que ça montre toute l'importance et l'intérêt d'un travail parlementaire branché sur les réalités vécues par les un(e)s et les autres.

Comme je m'y étais engagé, j'ai déposé de nouvelles questions à l’intention de la Ministre des Pensions, qui ne s’estime aucunement responsable de la situation, et du Ministre des Finances, qui doit concrétiser ses engagements en vue d’une solution.

Ce vendredi 6 juin, ledit Ministre des Finances (qui n’avait pourtant rien de neuf à me déclarer en commission des finances de mardi… ) a annoncé à la presse que le problème concernait environ 180.000 personnes et qu’il serait résolu pour le mois d’août.

Si cela se concrétise tant mieux. Faute réparée à moitié pardonnée. Mais le dire, c’est bien et le faire, c’est mieux. Surtout quand on connaît la situation délicate des personnes concernées.

Vous pouvez en tout cas compter sur ma détermination pour veiller à ce que ces engagements soient effectivement tenus…

30/05/08

Jeudi 29 mai : Pensions - En mai 2008, suite à une erreur de l'administration fiscale, de nombreux pensionnés ont perçu moins qu’en mai 2007 !

La semaine dernière, mon analyse de la situation difficile de trop nombreux pensionné(e)s faisait réagir la Ministre des Pensions (voir ci-dessous, 21 mai), et c’est tant mieux : les petites pensions ne se satisfont pas de slogans.

Ce jeudi 29 mai, en séance plénière de la Chambre, c’est le Ministre Reynders que j’ai interrogé pour connaître son interprétation d’une « augmentation » des pensions assez inattendue : les barèmes fiscaux n’ont pas été adaptés en même temps que les pensions ont été indexées en fonction de l’augmentation du coût de la vie.

Suite à l’augmentation du montant brut de la pension (deux sauts d'index de 2%), l’augmentation du précompte fait finalement baisser le montant perçu de la pension. Résultat : nombre de pensionnés, particulièrement ceux qui sont au seuil imposable (environ 1000 euros par mois), toucheront moins en mai 2008 qu’en mai 2007 (voir exemple concret ci à côté. Ce qui est un comble, chacun en conviendra !

Au-delà de l’ironie que les mauvaises langues trouveront dans le contraste entre les annonces triomphales et les montants réellement perçus par les pensionnés, ce manque à gagner pour les petites pensions est inacceptable.

Dans sa réponse, le Ministre des Finances m’a informé qu’il avait pris contact avec son administration et l'Office national des pensions pour corriger cette situation, si possible dans l’année.

Aux yeux d'ECOLO, il faut une correction immédiate du trop perçu par l’Etat : un million de pensionnés vivent avec moins de 1000 € par mois. Et pour ceux-là plus encore, chaque euro compte, pour se nourrir, se chauffer ou se soigner.

D’une façon générale, le gouvernement ne doit pas se tromper de combat : l’augmentation des plus petites pensions doit impérativement être plus importante que les 2 % annoncés, mais surtout, l’effet de décrochage des pensions par rapport aux autres revenus doit être enrayé : chaque année, le revenu des pensionnés décroche de 1,8% par rapport aux revenus des travailleurs. Les Belges vivent de plus en plus vieux, avec, pour celles et ceux qui bénéficient des plus petites pensions, un pouvoir d’achat de plus en plus en décrochage, avec des besoins grandissants… A ce problème, ni le Ministre des Finances, ni la Ministre des Pensions n’apporte de réponse satisfaisante à ce stade !

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Pour revoir la séquence de Frédéric Cauderlier consacrée, sur RTL-Tvi, à mon intervention à la Chambre, cliquer ici ou ci-dessous.
A moins que vous ne préfériez celle de Johanne Montay sur la RTBF...



Si vous préférez la presse écrite, vous pouvez aussi lire l'article de Vers l'Avenir ou de La Dernière Heure sur le sujet.

20/05/08

Mercredi 21 mai 2008 : Il est urgent de revaloriser les plus petites et les plus anciennes pensions

C’est passé trop inaperçu jeudi passé à cause du dossier BHV, mais l'essentiel de la séance a été occupé par un long débat sur le projet de loi-programme déposé par le gouvernement, au cours duquel je suis intervenu assez longuement sur le dossier "pensions", ce que vous pouvez revoir sur le site de la Chambre si ça vous intéresse. De même, à l'avant-veille d'un super Conseil des Ministres qui se saisira peut-être enfin sérieusement du dossier, Vers l'Avenir consacre ce matin une page complète à cette question.

Alors que le taux de pauvreté n’a jamais été aussi élevé parmi nos aînés (20,6% des + de 65 ans et 24,6% des + de 75 ans ont un revenu qui se situe sous le seuil de pauvreté, tandis que ce pourcentage est de 13% en moyenne pour l’ensemble de la population), alors que la non-liaison des allocations sociales au bien-être a provoqué un décrochage progressif du niveau de revenu relatif des pensionnées et pensionnés, alors que le fonds du vieillissement (qui doit permettre d’absorber le choc de l’arrivée massive à la pension des babyboomers) n’a plus été alimenté depuis deux ans, il n’y a plus de temps à perdre.

Plutôt que se perdre en questions institutionnelles et de reporter à après-demain les choix budgétaires en faveur de plus de solidarité, il est urgent que le gouvernement dégage des budgets importants pour prendre en compte l'enjeu du vieillissement. Cela passe par une revalorisation des plus petites et des plus anciennes pensions et par le dégagement de boni budgétaires pour alimenter le fonds du vieillissement.

Dans ce contexte, la décision de supprimer la cotisation de solidarité, qui coûtera à terme 300 millions d’euros au budget « pensions » est un choix étonnant, qui va à contre-courant des besoins et des véritables urgences. Le gouvernement fédéral s’occupe d’une fuite d’eau alors qu’il y a le feu à la maison !

S'il y a effectivement des moyens nouveaux pour les pensions, ils doivent prioritairement être utilisés en ce sens. D’après nos calculs, le montant de 300 millions d’euros prévus pour supprimer la cotisation des solidarité, additionné de 50 millions d’euros pour ce qui concerne les indépendants, permettrait déjà de relever, pour ce qui concerne les anciens indépendants et employés :
• de 4% les pensions prises avant 1985
• de 3% les pensions prises entre 1992 et 1985
• de 2% les pensions prises entre 1993 et 1999
• de 1% les pensions prises entre 2000 et 2007
… et d’atténuer ainsi les effets du temps sur les revenus des bénéficiaires de pensions.

Soyons attentifs à ce que le Gouvernement sortira de sa réunion en "super Conseil" : ces 350 millions pourraient être utilisés pour aider à sortir de la pauvreté les petits pensionnés... si telle était la volonté politique. Il s'agit en tout cas d'un bon test pour mesurer sa capacité et sa volonté à combattre la fracture sociale !

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RTL-Tvi a consacré ce mercredi soir une séquence à notre appel à une revalorisation des plus petites pensions, avec notamment le témoignage d'une ancienne infirmière, pensionnée, malade et qui doit vivre avec 922 euros par mois. A voir ou revoir en cliquant ici ou sur l'écran ci-dessous.



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La Ministre des Pensions, Marie Aréna, a réagi avec vigueur à la note d'analyse qui a été à l'origine de ce papier de Vers l'Avenir. C'est de bonne guerre et c'est son rôle.

Elle remet notamment en cause les chiffres publiés. Pourtant, ils proviennent tous de rapports officiels, présentés en commission des affaires sociales, du Comité d'Etude sur le Vieillissement ou de diverses administrations publiques.

Elle affirme aussi que de nouvelles mesures seront prises en faveur des pensions, notamment dans le cadre du super gouvernement de ce vendredi. On verra bien. A tout le moins, cette sortie dans la presse aura permis de remettre le dossier "pensions" au-dessus de la pile. C'était mon objectif!

18/05/08

Dimanche 18 mai : Le contrat de confiance entre la SNCB et les usagers du train en péril, il est temps d’agir !

On n’a jamais été aussi nombreux à prendre le train. Et pourtant, ça fait longtemps aussi qu’on n’a pas été aussi malmenés : multiplication d’incidents techniques (notamment sur la ligne Namur-Bruxelles) et mouvements de grève spontanés qui désorganisent le rail et prennent les navetteurs en otage ont soumis les nerfs des usagers du train à rude épreuve au cours des derniers mois.


Le dernier incident en date, c’est cet incendie qui a complètement désorganisé le rail mercredi dernier, empêchant de nombreux navetteurs wallons et bruxellois de rentrer chez eux. Le chaos était indescriptible dans les gares bruxelloises, l’information aux navetteurs complètement défaillante, la réaction beaucoup trop lente… et c’est miracle s’il n’y a pas eu d’accident. Ce jeudi, en séance plénière du Parlement, j’ai interrogé, avec quelques collègues, la Ministre Vervotte sur le sujet, mettant en évidence que c’est la relation de confiance entre la SNCB et les usagers qui étaient en jeu.

Car ce n’était pas la seule information inquiétante qui circulait : l’annonce de l’augmentation de salaire (25 à 30.000 euros supplémentaires) d’un des trois directeurs de la SNCB était particulièrement maladroite, à l’heure de négociations ardues avec les syndicats et face à un préavis de grève. Et ce qui devait arriver arrivera ce mardi, avec une grève générale et complète telle qu’on n’en avait plus vécu de longue date.


Face à cette manifestation de mauvaise humeur, qui malheureusement pénalisera tous les usagers du train et augmentera fortement notre empreinte écologique ce mardi, certains remettent sur la table la proposition du service minimal, impossible à organiser, contradictoire avec le principe universel du droit de grève et dangereux par rapport à la sécurité des usagers et des travailleurs.

Ce qu’il faut ? C’est retrouver la confiance des travailleurs et des usagers par une amélioration du fonctionnement de la structure, par un renforcement du dialogue social et par davantage d’investissements publics pour accélérer la modernisation des infrastructures et du matériel ferroviaires, pour améliorer la capacité du train, pour augmenter les fréquences là et quand c’est nécessaire, pour permettre plus facilement d’emmener son vélo avec soi, pour diminuer les tarifs internationaux, pour concurrencer effectivement les vols « avion » low cost, pour rouvrir des gares et sécuriser les points d’arrêt,…

Pourquoi tant d’investissement pour la route et si peu pour le chemin de fer ? C’est la question à se poser face au défi environnemental et aux enjeux de mobilité qui sont face à nous !

11/05/08

Nuit du jeudi 8 au vendredi 9 mai 2008 - BHV : Une vexation inutile, à l’issue d’un mauvais match de catch – Match nul dans tous les sens du terme !

Commencée à 14 heures, la séance plénière de la Chambre de ce jeudi 8 mai s’est terminée ce vendredi 9 mai à 2 heures 25 du matin.

Son résultat est – malheureusement - sans surprise. Le scénario était écrit à l’avance et a conduit, à l’exception notable du groupe ECOLO-Groen!, au vote d’une communauté contre l’autre communauté : 80 députés flamands ont voté pour la mise à l’ordre du jour du dossier BHV, 60 francophones ont voté contre et 2 députés se sont abstenus, les chefs de groupe ECOLO-Groen! Ce faisant, Meyrem Almaci et Jean-Marc Nollet ont voulu marquer au nom de notre groupe politique, l’inutilité de ce vote et la nécessité de plus de respect dans la recherche d’une nouvelle réforme de l’Etat négociée.

Suite à cet acte unilatéral et comme c’était attendu et prévu, les francophones de la majorité ont déposé une série d’amendements, par rapport auxquels ils ont sollicité l’avis du Conseil d’Etat, ce qui interrompait de facto les travaux…

Tout ça pour ça…

Au-delà de la dimension inacceptable de ce vote, de la responsabilité du Premier Ministre et de l’ensemble du gouvernement quant au fait qu’il ait pu advenir, l’impression vécue en direct était celle d’un mauvais match de catch, dont le scénario était vécu à l’avance et dont la plupart des acteurs (sauf sans doute les ennemis de la démocratie, les fascistes du Vlaams Belang, qui ont passé leur journée à éructer, et les plus extrémistes, qui participent au concours du meilleur flamand ou francophone) étaient peu fiers, alors que les défis sociaux, environnementaux et démocratiques qui sont face à nous méritent toute l’énergie des élus.

Pour notre part, nous avons choisi, dès après les élections du 10 juin 2007, de faire groupe commun avec Groen!, montrant l’exemple du dialogue et de la collaboration, et de mettre toute notre énergie à mettre à l’ordre du jour les questions qui nous semblent essentielles. Le tout est de trouver, particulièrement dans la communauté flamande, suffisamment de partenaires disponibles pour y œuvrer. Dans les discussions informelles, ils existent sans doute. Mais face à la pression médiatique et à celles des forces les plus extrémistes, ces bonnes volontés n’émergent que trop rarement dans l’espace public…

Et pourtant, il faudra y arriver. Par la négociation et dans le respect. Pas le revolver sur la tempe…

4/05/08

Du jeudi 1er au dimanche 4 mai : Coup de cœur pour Namur en Mai !

Bien que n’ayant pu y passer suffisamment de temps à mon goût, retenu par diverses activités, j’ai fait quelques passages – en famille – dans les rues de Namur au cours de ces quatre derniers jours. Namur en Mai est pour moi un rendez-vous incontournable, que je ne manquerai sous aucun prétexte, ou presque. Et j’ai à nouveau adoré les quelques spectacles que j’ai pu voir et surtout l’ambiance conviviale qui caractérise ce Festival des Arts Forains.

Je trouve ce concept, qui met la culture à portée de tous, assez génial par sa spontanéité et sa diversité. J’éprouve beaucoup de curiosité à voir ainsi s’agglutiner un public curieux et multiforme autour des spectacles de rue originaux et de qualité, pour partager une émotion culturelle, dans le cadre superbe des rues de Namur.

Plus que jamais, ce rendez-vous culturel a sa place dans le calendrier namurois et, quoi qu’en disent certains grincheux, mérite que les pouvoirs publics y investissent. Chapeau bas à celles et ceux qui l’ont mis sur pied il y a plus de 10 ans et à celles et ceux qui le font vivre encore aujourd’hui, dont l’échevine ECOLO de la Culture à la Ville de Namur, Anne Degand, qui n’a pas ménagé sa peine à côté de l’équipe organisatrice pour permettre à Namur en Mai de se dérouler dans les meilleures conditions malgré quelques soucis budgétaires. Longue vie à Namur en Mai !

Samedi 3 mai : JO et Droits de l’homme : manif devant l’ambassade de Chine et procession d’Echternach de la majorité

Comme vous l’aurez lu sur ce blog, ça fait quelques mois à présent qu’ECOLO et Groen! sont sur la balle et mettent la pression pour que les JO de Pékin
soient l’occasion d’améliorations fortes en matière de droit de l’homme, de liberté de la presse ou de respect de l’environnement. Le thème est à présent en plein au cœur de l’actualité : les reportages se multiplient sur le sujet, dans la presse écrite, radio ou télévisuelle, au gré des manifestations et des déclarations des un(e)s et des autres.

Le dimanche 13 avril, j’étais sur le plateau de Mise au Point (RTBF) pour présenter le point de vue d’ECOLO sur la question des droits de l’homme en Chine, dans le contexte des JO qui se dérouleront au mois d’août à Pékin. Un débat bien intéressant, particulièrement pour la confrontation entre Philippe Hensmans, le directeur d’Amnesty International Belgique et l’ambassadrice de Chine… qui refuse toute entrevue avec l’organisation de défense des droits de l’homme.

Ce samedi 3 mai, à l’invitation toujours d’Amnesty International, j’étais avec un millier de militants des droits de l’homme (et une belle délégation d’écologistes) devant l’ambassade de Chine
pour réclamer des « droits pour les Chinois ». À 100 jours ou à peu près de l’ouverture des JO de Pékin, il faut maintenir et renforcer la pression sur les autorités chinoises. Pour leur faire comprendre que l’Occident attend de fortes évolutions démocratiques et environnementales. Mais aussi pour envoyer des signaux à celles et ceux qui, là en Chine, osent résister et s’opposer.

Notre prochain objectif est à présent le vote par le Parlement fédéral d’une résolution, la plus offensive possible, sur le sujet. ECOLO et Groen! avaient déposé un tel texte dès le mois de novembre 2007.

Les partis de la majorité se sont plus récemment réveillés, mettant sur la table leur propre proposition… bien trop tiède à notre goût. Depuis lors, les négociations sont en cours pour muscler un texte que, paradoxalement, ils auraient plutôt tendance pour leur part à encore alléger, suite à l’audition de l’ambassadrice de Chine au Parlement. Plutôt que de se coucher face aux menaces plus ou moins explicites des autorités chinoises, nous pensons que la Belgique doit, tout au contraire, exercer sa capacité d’indignation. C'est vraiment le moment de mettre la pression pour "lever le couvercle de la marmite".

La suite de cette procession d’Echternach dans quelques jours… si du moins, le dossier BHV n’occulte ou ne bloque pas tout le travail parlementaire…

Jeudi 1er mai : A l'écoute de la FGTB, pour une Belgique plus solidaire et plus attentive aux plus faibles de notre société!

Pour la 4ème année consécutive, j’ai participé, avec quelques amis ECOLO, au 1er mai de la FGTB à Namur (qui a le grand mérite d’être « indépendant » de celui du parti à la rose). Il me semble en effet essentiel, dans le cadre de mon travail de député, d’être à l’écoute des mouvements sociaux et syndicaux, dans le respect des différences et des rôles de chacun. C'est ainsi que le 1er mai est un rendez-vous parmi de nombreux autres avec le monde syndical.

Quoi qu’il en soit, nous partageons tant avec la CSC qu’avec la FGTB la volonté de maintenir une politique de l'emploi fédérale, une sécurité sociale forte, voire de la développer encore pour répondre aux nouveaux enjeux comme le vieillissement ou la lutte contre une précarité grandissante. Ce qui est malheureusement aux antipodes de l’actualité politique, polluée par le dossier BHV, mais également du programme et des actes du gouvernement pentapartite, au mieux timide par rapport à ces questions, au pire en route pour un renforcement des inégalités et de la précarité.

Au cours de cette matinée passée à la Maison André Genot, j’ai particulièrement apprécié le discours d’Anne Demelenne, la nouvelle secrétaire générale de la FGTB ainsi que les discussions d’après meeting avec quelques militants, heureux sans doute de trouver des interlocuteurs différents de ceux qui occupent traditionnellement les premiers rangs de l’auditoire. Un plaisir partagé, assurément.

27/04/08

Dimanche 27 avril 2008 : quelques nouvelles du travail en commission et de l’analyse des notes de politique générale

Près de deux semaines sans message sur ce blog, ça commence à faire long. Je voudrais vous rassurer à ce sujet. Je pense beaucoup aux visiteurs de ce blog et c’est moins l’envie que le temps qui me manque pour vous écrire : il y a tellement de choses à faire quand on veut faire correctement son boulot de parlementaire… Et puis, il est vrai que les derniers quinze jours ont été encore plus chargés qu’à l’habitude, avec l’analyse des « notes de politique générale » des différent(e)s ministres du gouvernement fédéral.
Ces notes de politique générale présentent les projets de nos différents ministres (ou secrétaires d’état) et font l’objet de débat au sein des commissions du Parlement, avant qu’un vote indicatif ne soit posé (en général, majorité contre opposition) et puis que l’ensemble soit renvoyé vers la séance plénière et voté avec le budget 2008, d’ici le 15 mai.
Elles nécessitent pas mal de travail d’analyse et puis également pas mal de temps de réunion, si on veut permettre à chaque groupe parlementaire d’exprimer son point de vue et au/à la Ministre ou secrétaire d’état de répondre.
Sans prétendre à l’exhaustivité, je m’attarderai ici sur trois cas exemplatifs.

La note emploi de Joëlle Milquet – Un marathon nocturne !

Assez longue et se voulant exhaustive, la note de la nouvelle Ministre de l’Emploi n’est pas sans poser de question. Ma collègue Zoé Genot et moi nous interrogeons notamment sur les améliorations à apporter au « plan d’accompagnement des chômeurs » (qui consiste le plus souvent en une chasse aux chômeurs) ou aux titres-services (dans le cadre desquels le statut offert aux travailleurs n’est pas toujours le plus enviable). De même, nous sommes critiques par rapport à plusieurs projets de la Ministre, notamment celui d’élargir le système des titres-service à l’accueil de l’enfance. Nous l’avons exprimé en commission.
Du côté flamand, par contre, les critiques se focalisent surtout sur les questions communautaires : une prime de mobilité qui bénéficierait surtout aux francophones, la possibilité de régularisation de sans-papiers via le travail ou l’absence d’engagement sur une régionalisation accrue des politiques d’emploi semblent poser beaucoup de questions. Au point que la NVA (pourtant dans la majorité) a annoncé qu’elle s’abstiendrait de la note Milquet et que le SP.a a décidé d’utiliser la technique parlementaire de la « flibuste », en parlant pendant quatre heures d’affilée, avant que ne soit décidé, à 1h30 du matin mercredi, le report des travaux à cette semaine. Dans un climat qui s’annonce donc explosif…

La note pensions de Marie Aréna – Des efforts insuffisants pour les plus petites pensions

À peine dépossédée du dossier enseignement à la Communauté française, la Ministre Aréna doit travailler à l’amélioration de la vie de pensionnées et de pensionnés, de plus en plus nombreux à se trouver sous le seuil de pauvreté pour cause de revenus insuffisants. L’impression laissée par sa note et par son intervention en commission des affaires sociales est qu’elle n’a pas encore pris la mesure de la gravité de la situation, tant son discours se veut gentiment rassurant et tant les mesures prises sont timides ou même parfois contraires à l’objectif de redistribution ou de solidarité avec les plus faibles. J’y reviendrai tout prochainement avec une note plus complète.

La note pauvreté de Frédéric Laloux – Pauvre, en effet !

Les médias étaient nombreux à vouloir entendre l’éphémère Secrétaire d’Etat à la Pauvreté, lors de la présentation de sa note de politique générale. Cette curiosité était surtout liée au fait que, depuis quelques jours, Frédéric Laloux était « l’homme à abattre », notamment au sein de son propre parti, avec les déclarations pas très sympathiques de Philippe Moureaux. Et pas plus le représentant de son parti que ceux des autres partis, du gouvernement ou de l’opposition, au sein de la Commission Santé qui analysait le texte n’ont été tendre avec son contenu plutôt pauvre.
Tout cela a contribué à l’épilogue, quelques jours plus tard, de cette chronique d’une démission annoncée. Pour ma part, je m’étais étonné dès l’annonce de la désignation de Frédéric Laloux du choix d’Elio Di Rupo et avait plaidé « l’erreur de casting ». Malheureusement pour l’intéressé, qui a vécu des moments qu’on ne souhaite à personne, le diagnostic était le bon, ce qu’a donc confirmé la présentation de sa note de politique générale. Reste à présent à espérer que l’enjeu de la lutte contre la pauvreté soit pris à bras le corps de façon un peu plus sérieuse dans le futur. Il nécessite assurément un engagement plus éclairé et plus volontaire que ce qu’on a pu constater jusqu’à présent !

8/04/08

Mardi 8 avril 2008 - Namur vue du ciel. A voir sur la place d’Armes jusqu’au 30 avril !


Superbe exposition que celle qui est offerte aux Namuroises et aux Namurois par le collège communal et plus précisément son 1er échevin ECOLO, Arnaud Gavroy. Namur, vue du ciel, est à la fois belle, entre Meuse et Sambre, et fragile, à la croisée des chemins en terme de déploiement et nécessitant des choix politiques aussi énergiques que courageux.

Si le voyage en hélicoptère au dessus de Namur qui a permis sa réalisation avait fait jaser certains, chacune et chacun aura l’honnêteté, je l’espère, de souligner la qualité de l’outil et l’intérêt de la démarche. 56 clichés montrant Namur vu du haut, accompagnés de commentaires pertinents d’un comité d’expert(e)s, permettant d’identifier les enjeux à rencontrer d’urgence pour un développement durable de notre Capitale.

La démonstration est efficace et accessible à tous. Et l’objectif enthousiasmant : faire de la capitale de la Wallonie un modèle de développement durable, à l’image d’autres cités comme Breda, Lille ou Fribourg.

Ce lundi lors de l’inauguration (où les représentants du PS brillaient par leur absence ; décidément, quelle drôle façon de faire de l’opposition !) ou depuis lors, auprès des badauds qui parcourent, le sentiment est presqu’unanime : une très belle réussite !

25/03/08

Mardi 25 mars 2008 - Jeux Olympiques et droits de l’homme en Chine - Ecolo et Groen! écrivent à Jacques Rogge, président du CIO

La répression très dure dont ont été victimes des opposants tibétains ces dernières semaines ainsi que les incidents intervenus lors de la cérémonie d’allumage de la flamme olympique ce lundi, à l’initiative de Reporters Sans Frontières,
illustrent de façon évidente le rôle de levier qui doit être celui des Jeux Olympiques, eu égard à la situation en matière de droits de l’homme dans et hors de Chine.

Après avoir rédigé une proposition de résolution sur le sujet, demandé au Parlement fédéral l’organisation rapide d’auditions puis manifesté devant le COIB à six mois de l’ouverture de ces JO, nous avons décidé d’interpeller directement, par courrier, Jacques Rogge, le président belge du Comité International Olympique.

S’étant déclaré sensible à ces difficultés, Jacques Rogge doit effectivement et à présent prendre ses responsabilités au nom du CIO, pour que les autorités chinoises respectent leurs engagements initiaux sur l’amélioration des conditions de vie et d’existence dans leur pays. Désormais, ce n’est pas intervenir mais se taire qui apparaitrait comme un acte politique !


Plus particulièrement, nous lui demandons dans ce courrier de modifier le trajet de la flamme olympique et d’éviter tant le Tibet que l’Everest. De même, nous encourageons l’idée d’un boycott de la cérémonie d’ouverture de ces JO, qui constituerait un signal fort à l’égard des autorités chinoises, tout en ne remettant pas en cause le rendez-vous sportif que constituent ces JO.

Comme nous l’avons annoncé, nous soutiendrons toute initiative sportive (comme celle de Veerle Dejaegere et François Gourmet, les préselectionnés qui soutiennent notre démarche), citoyenne, associative (comme celle du groupement « JO Propres ») ou politique qui contribuerait à faire de ces Jeux un levier en faveur d’un plus grand respect des droits fondamentaux de chaque personne en Chine et au Tibet.

Aujourd’hui, les déclarations se sont multipliées sur le sujet, y compris celle du président français, Nicolas Sarkozy. Tout le monde se réveille. Il n’est pas trop tard pour que, effectivement, il y ait un avant et un après JO en Chine.

Samedi 22 mars 2008 - Débat d’investiture au parlement fédéral - Pas de confiance verte à Leterme 1er

C’est ce samedi 22 mars que la Chambre devait « voter la confiance » au gouvernement piloté par Yves Leterme. Et après 9 mois de flou, la majorité pentapartite n'a pas amélioré sa cohérence, avec un Bart De Wever (NV-A) qui s'abstient tout en étant dans la majorité et un accord sans chiffres et sans arbitrage.

Au sein de l’opposition, ECOLO et Groen ! entendent pour leur part être utiles et faire œuvre de service public. Par la voix de Meyrem Almaci et Jean-Marc Nollet, nos porte-parole, nous avons surtout exprimé, au cours de ce débat, nos profonds désaccords en matière fiscale, sociale et environnementale par rapport à ce projet peu enthousiasmant, qui nous était présenté par ce gouvernement « Mikado » . Ce qui justifie totalement le vote négatif que nous avons posé en fin de séance !

Retour sur cette journée de débat, autour de quatre moments forts qui l’ont ponctuée :

1. Quand Joëlle Milquet est interrogée sur « la mesure-phare du gouvernement en matière environnementale », elle répond « un sommet mondial à Bruxelles ! ».
Tout est dit, non ? Suivant son accord, la pentapartite constituera une « task force » chargée… de réaliser une nouvelle étude sur le climat. Les constats, pourtant, sont posés et partagés aujourd’hui par tous. Ce qu’il faut, c’est prendre résolument la tête du peloton européen en matière d’économies d’énergie, de développement du renouvelable, de réduction des émissions de CO2. De nombreuses études ont été réalisées au cours des dernières années sur la question, que Jean-Marc a remis, une à une, à un Paul Magnette sans voix. Reste à espérer que le Ministre de l’énergie et du climat se montre un peu plus efficace et moins absent dans l’action…

2. En matière fiscale et de solidarités, Elio Di Rupo est très fier d’affirmer que les mots « réforme fiscale » ne figurent pas dans l’accord pentapartite et de revendre pour la troisième fois des mesures déjà décidées.
Ça n’empêche des tas d’ouvertures à de nouvelles réductions d’impôts, pas parmi les plus redistributives, loin de là !, de figurer dans le texte dont le PS et le cdH sont si aussi fiers que le MR. La réforme des tranches d’impôts ou la suppression de la cotisation de solidarité sur les pensions seront très coûteuses et bénéficieront surtout à ceux qui en ont le moins besoin. Face à ce constat implacable, le président du PS est resté sans voix, appelant juste « à plus d’honnêteté intellectuelle », avant que la vice-première Laurette se mette à crier (« argument faible, criez fort ! », dit toujours un vieux routinier de la politique) pour annoncer ses combats pour plus de justice sociale lors des prochaines discussions budgétaires. Demain, on rase gratis! On ne peut que le souhaiter beaucoup de courage et de force de persuasion…

3. Quand Bart De Wever prend la parole en fin de débat, le silence se fait. On entend les mouches voler sur les bancs de la majorité, tétanisée. Absolument impressionnant et symptomatique que la NVA est la gangrène de ce gouvernement, comme de notre pays.
L’objectif du partenaire de cartel du CD&V est de ramener systématiquement les questions communautaires au centre du jeu, là où, après neuf mois d’immobilisme, toute l’attention politique devrait se mobiliser sur les questions environnementales et sociales. Ce samedi, Bart a montré combien il tenait toute la majorité pentapartite en otage avec son nouvel ultimatum dont l’échéance est fixé au 15 juillet.
Sans une réforme de l’état substantielle, que les francophones ne sont pas prêts de lui accorder à l’aveugle, Bart fera sauter le cartel (et le gouvernement ?) avant la Fête Nationale.
Des moments encore bien sombres en perspective ! ECOLO, avec ses collègues de Groen !, continuera pendant ce temps à construire d’autres possibles, un fédéralisme moderne et ouvert, où la solidarité interpersonnelle et l’efficacité des politiques publiques prennent le dessus !

4. Moment de respiration dans cette journée bien chargée, le « chat » que nous avons organisé en marge de la séance. Très chouette moment partagé avec une cinquantaine d’internautes, dont beaucoup avec suivi, via internet, les débats du matin.
Et posaient des questions pertinentes, qui sur le positionnement d’ECOLO, qui sur les réactions des uns et des autres, qui sur la politique climatique qui pourra être menée par la Belgique dans le futur. Un petit compte-rendu vidéo de cette activité sympa est disponible sur youtube. Tandis que ceux qui préfèrent la lecture peuvent se rendre sur le site d’ECOLO pour lire les meilleurs passages de deux heures de discussion par clavier interposé. De toute évidence, cette deuxième expérience ne sera pas la dernière…

22/03/08

Jeudi 20 mars : Guy s’en va, 7 secrétaires d’Etat arrivent et ce n’est toujours pas l’ambiance au Parlement…


Semaine agitée pour la majorité pentapartite !

Il y a d’abord eu la négociation d’un accord de gouvernement, pendant toute la nuit de lundi à mardi, que chacun, la bouche en cœur, défendait avec le sourire malgré la fatigue et les stigmates une nuit blanche. Il paraît que 90% du programme du MR, du PS et du cdH s’y retrouve. Vous imaginez la soupe ! Je crois plutôt qu'il y a eu accord parce qu'il fallait bien, parce que le Jour J était arrivé.

Une fois les textes adoptés par les congrès de participation des partis, il a fallu passer à la composition définitive de ces gouvernements. Avec une nouvelle nuit de négociation, de mercredi à jeudi, qui a débouché sur la nomination - un peu surréaliste dans le contexte de défiance qui est celui que connaît notre pays – de 7 nouveaux secrétaires d’état, donc 5 francophones. La photo du gouvernement, sur laquelle personne ne regarde dans la même direction, préjuge assez bien de la cacophonie future...

Manifestement, on a d’abord pensé à se servir, à donner aux uns et aux autres (notamment le FDF) ce qu’ils exigeaient. Puis ensuite de chercher qui pourrait faire l’affaire dans la fonction (avec des choix pour le moins bizarres du PS). Et enfin à doter ces secrétaires d’état de fonction et de compétence plus ou moins utile, comme, pour Olivier Chastel, « la préparation de la présidence européenne de la Belgique en 2011 ». Fallait oser !

D’ailleurs, au sein du Parlement, après le discours particulièrement atone du Premier Ministre, ce n’était pas l’enthousiasme dans les rangs de la majorité, ni par rapport à la prestation d’Yves Leterme, ni par rapport aux nominations intervenues au petit matin. Ambiance, ambiance…

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Canal C m'a demandé, en tant que Namurois, de réagir à la nomination de Frédéric Laloux comme secrétaire d'Etat. Si je lui souhaite "bonne chance" pour assumer ces nouvelles responsabilités, il me semblait important d'exprimer mes doutes à son sujet et de relayer les questions que se posent pas mal de personnes quant à ce choix d'Elio Di Rupo... Canal C a qualifié mes propos de "sévères". Et vous, qu'en pensez-vous?

13/03/08

Jeudi 13 mars 2008 - La gare d’Assesse va être démolie… et les autorités concernées s’en fichent !

Les petites gares ne sont décidément pas la préoccupation principale de la SNCB ! En réponse à une question faisant le point sur l’ensemble des mesures qui pourraient être prises pour améliorer le quotidien des usagers du train en milieu rural, la Ministre des Entreprises Publiques, Inge Vervotte, m’a annoncé ce lundi que le bâtiment de la gare d’Assesse serait sans doute prochainement détruit.

Cette gare a été délaissée par la SNCB qui en a fermé les guichets il y a quelques années et n’a plus entretenu le bâtiment, en ne suscitant que l’indifférence de la nouvelle majorité communale assessoise. Aujourd’hui, on en est arrivé à une situation de non-retour. Depuis sa fermeture, la gare a été et est l’objet de nombreuses dégradations et est ouverte à tous vents.
Si elle était effectivement détruite, ce serait, vu sa situation en surplomb du village d’Assesse, un symbole local aussi important qu’imposant qui disparaîtrait. Et dans d’autres gares dans d’autres communes, à Lustin ou Namèche, pour rester en province de Namur, risquent le même sort.

D’une façon générale, ECOLO souhaite que les points d’arrêt et les petites gares fassent l’objet d’une meilleure attention, gage d’un meilleur service ferroviaire, c’est ce que j’ai rappelé lundi à la Ministre Vervotte.

Nous réclamons des mesures pour améliorer la sécurité et le confort des usagers des petites gares : une signalisation sonore systématique des trains en passage, un éclairage efficace, l’entretien et l’amélioration de l’accessibilité des abords des gares, des abris convenables pour les voyageurs, des parkings sécurisés, y compris pour les cyclistes, tel que ça existe déjà en gare de Namur ou d’Ottignies, en collaboration avec ces communes.

Les usagers du train méritent beaucoup mieux que cette indifférence coupable !