19/12/08

Vendredi 19 décembre : Ce qui devait arriver est arrivé, mais ce n’est pas ça qui résoudra les crises auxquelles la Belgique est confrontée

Yves Leterme aurait dû savoir qu’en déposant, ce mercredi à 14h15 sur le pupitre des parlementaires, une lettre décrivant par le détail les contacts entre son Cabinet et des acteurs du monde judiciaire chargés du dossier opposant des actionnaires de Fortis à l’Etat belge, il déclencherait une réaction en cascade, conduisant in fine à la démission de son gouvernement. Il fait aujourd’hui – comme à son habitude - mine d’être étonné de ce qui arrive, de ne pas comprendre, voire d’être confronté à une situation injuste. Mais tout ce qui est arrivé au cours des dernières 56 heures était tout à fait prévisible, dès lors que cette lettre apportait si pas des preuves au moins de lourds indices que le principe fondamental de la séparation des pouvoirs avait été bafoué par son gouvernement dans le cadre du volet judiciaire dossier Fortis.

Depuis lors, chacun a fait son boulot : l’opposition, dont le groupe ECOLO-Groen ! a relevé toutes ces contradictions, a demandé des explications et s’est interrogé sur la confiance dont bénéficiait encore ce gouvernement ; la majorité a essayé de tempérer, avec la proposition d’une commission d’enquête, qui permettrait de gagner du temps mais ne pourrait aboutir qu’à un nouveau déballage ; les médias ont commenté, relevant unanimement les erreurs de Leterme et de son gouvernement, l’appelant à prendre ses responsabilités ; la Justice (le Judiciaire), par la voix du 1er président de la Cour de Cassation a dénoncé au Président de la chambre (le Législatif), les manœuvre du gouvernement (l’Exécutif) pour influencer le jugement en appel, une rupture évidente du principe si cher à Montesquieu.

Les éléments de preuve s’accumulant, le Ministre de la Justice a décidé en cette fin d'après-midi, de démissionner, suivi par l’ensemble du Gouvernement, collégialement responsable de la situation et ne disposant plus (si ça a jamais été le cas) de la capacité collective à gérer le pays.

La conséquence est logique, mais ne résout en rien les crises auxquelles nous sommes confrontées et qui nécessitent au contraire un pouvoir politique fort et visionnaire. La responsabilité du gouvernement Leterme par rapport à cette situation est énorme.

Tout le monde est conscient qu’on ne peut pas aller aux élections deux fois à six mois d’intervalle et qu’on a besoin d’un gouvernement fort. Et ECOLO, tout particulièrement, attend qu’on prenne à bras-le-corps les enjeux de réforme du système financier, de lutte contre la fracture sociale et de révolution énergétique qui sont plus prégnants que jamais.

C’est à ces trois défis aussi que le Roi doit pouvoir répondre à l’issue des consultations entamées ce vendredi…

Vendredi 19 décembre : Touche pas à la Poste, à Tamines ou ailleurs !










Nouvel exemple du recul du service public postal : l’annonce de la fermeture de nouveaux bureaux de poste dans l’arrondissement de Namur en 2009, dont celui, pourtant tout neuf, de Tamines (commune de Sambreville).

Sur le marché hebdomadaire ce matin, nous manifestions ce matin avec une délégation ECOLO. Cécile, Emily, Monique, Jeanine, Jean-Luc, Jean-Benoît et moi avons été particulièrement bien accueillis. Les citoyens rencontrés, particulièrement les plus âgés, étaient tous bien déçus voire outrés de cette mauvaise nouvelle et prêts à essayer d’agir pour ramener le gouvernement fédéral à des options plus sociales. Pur marquer le coup, nous avons déposé une gerbe de lettres en hommage « à notre regrettée poste ».

Pour voir la séquence de l'agence Belga sur cette manifestation (y compris la contre-manifestation du PS, qui occulte et oublie sa coresponsabilité dans l'évolution de la Poste belge), cliquer ici.

Pour voir la séquence de Canal C sur cette même manifestation, cliquer ici.

Pour lire l'article de Pierre Wiame (Vers l'Avenir) sur notre action "chocopost", cliquer ici.

Malheureusement, à quelques dizaines de kilomètres de là et quelques kilomètres de là, le Gouvernement, y compris les partis qui se déclarent défenseur du service postal universel, décidait de conditions de libéralisation du marché postal désastreuses pour la Poste. En fonction de leurs options, les concurrents privés de la Poste, dans le marché postal libéralisé à partir de 2011, pourront sous-traiter le transport du courrier à des firmes privées ou à des indépendants, ne couvrir qu’une partie du territoire et ne distribuer le courrier que deux fois par semaine. En bref, ils pourront exercer une concurrence déloyale vis-à-vis de la Poste, qui accentuera encore la pression sur ses travailleurs et diminuera d’autant la qualité du service fourni.

Aux yeux d’ECOLO, cette option est inacceptable. Une option de régulation beaucoup plus forte aurait pu, a contrario, garantir le maintien des revenus et donc de l’emploi dans la Poste publique. L’imbroglio politique actuel ne peut occulter le fait que le Gouvernement vient ainsi d’adopter une des mesures les plus antisociales de la dernière décennie.

14/12/08

Dimanche 14 décembre : Sauver la Poste belge, c’est maintenant ou jamais…

La Poste belge est menacée par un triple péril :
- la concurrence du courrier électronique et d’autres opérateurs privés, qui lui fait perdre des parts de marché et donc des ressources financières
- la pression de l’actionnaire privé que le Gouvernement socialiste-libéral a laissé, en 2005, entrer dans son capital pour la somme ridicule de 300 millions d’euros
- la Directive européenne visant à la libéralisation du marché postal pour les envois de moins de 50 grammes pour début 2011.

Si le Gouvernement fédéral n’agit pas avec intelligence et bon sens (ça le changerait !), c’est un des plus gros employeurs de Belgique (+ de 35.000 emplois) mais aussi un service public essentiel pour les citoyens (particulièrement les plus faibles ou ceux qui habitent dans les zones les plus reculées) qui risque de disparaître ou, à tout le moins, de connaître de nouvelles coupes sombres.

Cela ne ferait que s’ajouter aux reculs déjà enregistrés au cours des 5 derniers années, sous gouvernement violet : des milliers de pertes d’emploi, une dégradation des conditions de travail, la fermeture des bureaux de poste, la disparition de nombreuses boîtes postales ou la moindre accessibilité des services de la Banque de la Poste.

Cela suffit ! Il est temps que ça s’arrête et que l’Etat fédéral réinvestisse dans un service essentiel car structurant, tant sur le plan social (le facteur joue un rôle de lien social inégalé, notamment chez les plus âgés d’entre nous) que sur le plan économique (la poste est un soutien essentiel de nos entreprises, petites ou grandes).

Il faut réinvestir dans le service public postal et veiller à toute concurrence déloyale dans le cadre de la libéralisation du marché postal : les entreprises candidates au marché libéralisé doivent s’engager à couvrir tout le territoire, tous les jours et à utiliser des travailleurs sous contrat de travail… On verra alors si elles se bousculent au portillon !

C’est ce pourquoi je manifestais ce samedi à Bruxelles avec mon collègue sénateur Josy Dubié (voir photo). Et c’est ce que j’expliquerai ce lundi matin dans les pages du journal Vers l’Avenir et sur Bel RTL, où je suis l’invité de 7h50 !

5/12/08

Jeudi 4 décembre 2008 - Les enseignants recevront peut-être leur salaire de décembre en décembre !

Depuis 1984, l'époque où l'on parlait encore de l'Education nationale, les enseignants et toute une série d'employés de l'Etat perçoivent leur traitement de décembre en janvier de l'année suivante. Cette manière de faire supporter les difficultés financières de l'Etat sur les épaules du personnel, décidée par le gouvernement orange-bleu Martens-Gol de sinistre mémoire est franchement douteuse ; pour un certain nombre d'entre eux, le mois de décembre est financièrement difficile.

Grâce au refinancement de la Communauté française, pour lequel ECOLO s’est battu sous le gouvernement arc-en-ciel, le Gouvernement de la Communauté française peut envisager aujourd’hui de rectifier cette erreur historique en payant, dans le courant de ce mois de décembre, le salaire du mois de décembre des enseignants ; ce qui semble logique mais constitue une révolution copernicienne au département des finances.

Ce jeudi en séance plénière de la Chambre, j'ai interrogé le Ministre des Finances sur les solutions qu'il comptait mettre concrètement en place sur le plan fiscal. En effet, un enseignant qui percevrait au final 13 mois sur l’année 2008 verrait son traitement de décembre taxé comme un 13ème mois, et non comme un mois normal. Depuis 2004, le Ministre des Finances a été sollicité chaque année par les entités fédérées pour remédier à cette situation anormale, auxquelles d'après ses propres mots, "J'ai chaque fois répondu qu'il faudrait une modification légale."... Le dire c'est bien, le faire eut été mieux.

Ce changement devrait pouvoir avoir lieu pour la fin 2008. Pour faire avancer la question, j’ai en tout cas déposé dès ce jeudi, au nom du groupe ECOLO-GROEN!, un amendement aux textes de la loi-programme qui sera examinée la semaine prochaine en séance plénière, de façon à apporter une réponse concrète à la situation.

Restera alors aux différentes entités concernées, notamment la Communauté française, de dégager effectivement les moyens nécessaires et de tenir les promesses amorcées par voie de presse (il est apparu, en réponse à question de mon collègue Marcel Cheron, que le Ministre socialiste du Budget à la Communauté française n’était pas tout à fait sur la même longueur d’onde que le Ministre socialiste de l’Enseignement à la Communauté française).

Quoi qu’il en soit, plutôt que de continuer leur jeu de ping pong qui est devenu trop habituel en ces temps de pré-campagne électorale, nous attendons à présent des partis au gouvernement à la Communauté et au Fédéral qu’ils décident et avancent. C’est une question de respect à l’égard des milliers d'enseignants concernés.

27/11/08

Jeudi 20 novembre : Libéralisation du marché postal, éviter le massacre social !

La Poste belge, en tant que service public universel, particulièrement utile pour les plus faibles, couvrant chaque jour l’entièreté du territoire et donnant du travail à près de 50.000 personnes, est en grand danger.

Au rayon des causes de cette situation, il y a certes une certaine érosion du volume de courrier distribué, avec la concurrence de l’internet, mais il y a également l’ouverture de son capital à un actionnaire privé, qui veut des résultats financiers à court terme, ou les exigences européennes de libéralisation du marché postal et des contrats de gestion qui l’enferment dans un carcan.

Résultat, le volume et la qualité du service offert se restreignent : on ferme des bureaux de poste, on diminue le personnel, la Banque de la Poste est toujours moins accessible. Et demain, peut-être, on fera distribuer le courrier par des distributeurs sous statut indépendant et avec des contrats de très courte durée.

Ce faisant, plutôt qu’aider la Poste à résister à toutes les pressions auxquelles elle est soumise, l’Etat participe de la fragilisation et de la flexibilisation de l’emploi, de même que de la remise en cause de la place des services publics dans cette société. Des milliers de suppression de postes de travail sont annoncés. Tout le contraire de ce qui devrait être fait en cette période de crise.

À de nombreuses reprises, et notamment ce jeudi 20 novembre en séance plénière de la Chambre, j’ai interpellé la Ministre Vervotte, en charge des entreprises publiques, sur le sujet, pour lui demander d’éviter ce massacre social. Pour lui demander de donner à la Poste les moyens nécessaires pour résister à la pression.

Malheureusement, malgré son passé syndical, la Ministre en charge des Entreprises Publiques semble bien fataliste par rapport à ce qui s’annonce et ne veut pas remettre en cause les mesures de rationalisation en cours. Avec l’ensemble des composantes du Gouvernement (y compris les partis qui dénoncent, avec nous, la situation présente et essaient de se refaire une virginité avec des discours non-suivis de résultat), elle est responsable de cette situation inacceptable et contre laquelle nous continuerons de nous battre !

13/11/08

Jeudi 13 novembre 2007 : Inacceptable et incompréhensible, l’augmentation des tarifs de la SNCB !

La SNCB vient d’annoncer une nouvelle hausse de ces prix, qui entrera en vigueur au 1er février 2009. L'augmentation moyenne s'élèvera à 5,9%, la plus forte depuis longtemps, avec des exceptions (à la hausse) étonnantes touchant des catégories particulières de navetteurs, notamment les jeunes, les travailleurs et les aînés.

J’ai fait quelques calculs sur l’évolution des prix au cours des dernières années.

Ils sont assez explicites :
- si l’inflation aura augmenté d’environ de 12% entre 2004 et 2009, le prix du billet du train aura lui, progressé de près de 21% sur la même période ;
- le prix du billet senior aura progressé de 66% en 4 ans, passant de 3 à 5 euros ;
- le prix du voyage avec la key card aura quasi doublé de 2003 à 2009 (de 0,92 euro par voyage à 1,70 euro) ;

Mais le constat qui me semble le plus remarquable est que les recettes « voyageurs » explosent, la contribution directe des citoyens au fonctionnement de la SNCB. Ces recettes dépendent de deux variables : le prix de billet et le nombre d’utilisateurs. Le nombre de voyageurs augmentant en même temps que le prix des billets, les recettes ont augmenté de façon spectaculaire : +36,58% entre 2004 et 2007, soit + 150 millions d’euros, 6 milliards de FB, sur un total de 550 millions d’euros de recettes annuelles.

Les navetteurs et les employeurs comme les utilisateurs du train ont fait leur part d’effort. C’est à présent à l’Etat d’assumer la sienne, plutôt que de définancer le chemin de fer comme il l’a décidé lors du dernier conclave budgétaire, c’est ce que j’ai dit à la Ministre en charge des Entreprises publiques, Inge Vervotte, en séance plénière du Parlement, ce jeudi.

A nos yeux, cette augmentation est absolument incompréhensible, alors qu’on est face à une crise sociale – le budget déplacement ne fait que peser plus dans le budget des ménages - et écologique – il faut encourager nos concitoyens à prendre le train, mode de transport non-polluant, et les soutenir dans leur choix.

On ne peut pas continuer à considérer la SNCB comme une variable d’ajustement budgétaire. Elle doit être une priorité sociale et environnementale !

Et vous, qu'en pensez-vous?

8/11/08

Samedi 8 novembre: Allocations familiales - Une proposition de Loi pour (commencer à) rétablir l'égalité entre tous les enfants!

Un arrêt récent et remarquable de la Cour Constitutionnelle a déclaré contraire au principe d’égalité contenu dans la Constitution et dans la déclaration universelle des droits de l'Enfant, la disposition légale qui veut que, contrairement aux enfants de chômeurs complets indemnisés, les enfants de chômeurs complets non-indemnisés ne peuvent bénéficier d'un supplément d'allocations familiales.

Les allocations familiales sont un droit irréfragable de l'enfant et ceux-ci ne peuvent être victimes d'une sanction qui serait infligée à leurs parents. Il faut au contraire s’assurer que chacun dispose de moyens suffisants pour assumer les frais d’éducation et de scolarité de ses enfants.

J'ai interrogé cette semaine, en commission des Affaires Sociales, la Ministre Onkelinx sur ce sujet et, assez bizarrement, elle n'a pas voulu s'engager clairement à corriger cette inégalité. ECOLO estime, au contraire, que le gouvernement fédéral doit répondre sans délai à cet arrêt exemplaire de la Cour Constitutionnelle et prévoir, le plus rapidement possible, le même supplément d'allocations familiales pour tous les enfants de chômeurs complets, qu'ils soient indemnisés ou non.

C'est la raison pour laquelle j'ai rédigé une proposition de loi visant à corriger cette inégalité inacceptable et à aider les familles concernées à conserver dignité et capacité à échapper à des situations de grande pauvreté. Elle sera déposée dans les tout prochains jours, en espérant qu'elle reçoive le soutien des autres partis représentés au Parlement.
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Vincent Rocour a rédigé un article sur le sujet pour La Libre Belgique de ce week-end.

3/11/08

Lundi 3 novembre : 5 mesures pour rendre les soins de santé plus accessibles!

Mauvaise santé et pauvreté constituent un couple infernal et puissant, conduisant à l’exclusion sociale. A contrario, permettre un accès gratuit aux soins de première ligne constitue à la fois un moyen de prévenir des problèmes de santé plus graves, particulièrement chez celles et ceux qui renoncent à se soigner pour des questions financières, et permet aussi au système de remboursement des soins de santé de réaliser des économies. C’est l’OMS qui le dit, suivi en cela par plusieurs pays européens, mais pas la Belgique !

C’est la raison pour laquelle, par cinq mesures concrètes que nous déposons sous forme de propositions de loi, ma collègue Muriel Gerkens et moi, voulons renforcer une médecine de proximité, également au service des plus pauvres.

Ainsi, nous proposons que le statut de tarif préférentiel Omnio soit accordé de façon automatique grâce aux données de la banque carrefour de la sécurité sociale. Actuellement, seulement 181.00 personnes bénéficient de l'avantage Omnio alors que 818.000 personnes y ont droit. Nombre de patients ne connaissent pas l'opportunité qui s'offre à eux et passent à travers le système.

En outre, nous proposons de rendre le système Omnio plus efficace en luttant contre les pièges à l'emploi. Une personne au chômage cherchant activement un travail qui se verrait offrir quelques mois de travail intérimaire devrait continuer à pouvoir jouir du système et de ses droits dérivés (tarif préférentiel SNCB, TEC).

Par ailleurs, nous demandons une augmentation des taux de remboursement de la médecine générale, la généralisation du tiers payant (payement du ticket modérateur) pour les consultations en dehors de l'hôpital, y compris pour les visites à domicile, ainsi que l'amélioration de la transparence des tarifs en inscrivant dans la loi l'obligation pour tous les médecins et dentistes d'afficher s'ils sont conventionnés ou non et s'ils pratiquent le tiers payant.

Toutes ces mesures doivent conduire à un système de santé plus solidaire et plus efficace qu’il ne l’est aujourd’hui !
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Pour lire nos propositions dans leur ensemble, cliquez ici !

Lundi 3 novembre 2008 : Augmentation du tarif des abonnements combinés TEC-SNCB - Les injonctions paradoxales du Ministre Antoine !

Pour se rendre à l’école à Gembloux, un étudiant d’Ohey possède un abonnement scolaire combiné qui lui permet d’emprunter le train puis le bus. L’an dernier, ses parents ont payé cet abonnement annuel : 208,3 euros. Cette année, le même abonnement lui a couté 476 euros. Soit une augmentation de + 128% !

Et tout ça à cause, semble-t-il, d’une diminution, courant 2007, des tarifs de la SNCB, qui a conduit, sur décision du Ministre wallon des transports qui trouvait sans doute que c’était un trop beau cadeau, à une augmentation beaucoup plus importante des tarifs du TEC.

J’ai interrogé tout à l’heure, en commission de l’infrastructure de la Chambre, la Ministre fédérale Vervotte pour essayer de comprendre. Elle m’a renvoyé, dans le cadre de l’habituel ping pong, vers le Ministre wallon Antoine… que ne manquera de questionner, sur "ce couac du TEC", ma collègue au Parlement wallon, Monika Dethier-Neumann.

Alors que le gouvernement wallon a annoncé, en grandes pompes, au mois de septembre, des mesures sociales très intéressantes en matière de transport scolaire via le TEC (la gratuité pour les moins de 12 ans et une réduction de 50% pour les + de 12 ans), le moindre des choses est qu’une solution soit trouvée pour les courageux navetteurs qui prennent le train et le bus tous les matins et tous les soirs!
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Info à lire dans la DH, sous la plume de Vincent Liévin

Mercredi 29 octobre : Suppression des parachutes dorés contre remise en cause des systèmes de préavis, une provocation patronale !

Les parachutes dorés dont bénéficient les plus grands patrons, au salaire déjà mirobolant (qu’il s’agisse de celui, non-utilisé, du patron de Belgacom, Didier Bellens ou de ceux des patrons déchus de quelques banques belges), ont choqué plus d’une fois ces derniers temps, symbolisant à merveille les excès et la dérégulation du monde financier.

Cela a fait réagir plus d’un observateur, comme Alain Souchon, qui en a fait une chanson libre de droit, ou des acteurs politiques, comme ECOLO et Groen! qui ont déposé une proposition de loi visant à rendre le système inopérant et donc à le supprimer. A l’heure où les promesses de réforme profonde du système se succèdent, on observera avec attention et intérêt les décisions qui seront effectivement prises, les propositions du Gouvernement et du Ministre Van Quinckenborne étant particulièrement indécentes au vu des salaires pratiqués dans les entreprises du Bel 20.

Le patron de la FEB y est, pour sa part, également allé de sa petite idée, pendant les débats du week-end, liant une remise en cause des parachutes dorés à une remise en cause des droits acquis des travailleurs en matière de préavis. Une véritable provocation quand on sait les salaires offerts aux principaux patrons d’entreprise et leur coresponsabilité dans la crise actuelle. Je ne me suis pas privé de le dire à Pierre Gilissen, journaliste à La Libre Belgique…

23/10/08

Lundi 22 octobre 2009 : Réunion à Givet sur l’EPR – Le fatalisme coupable de certains bourgmestres namurois !

Les élus UMP des Ardennes françaises poursuivent leur travail de lobbying en vue de l’accueil d’une nouvelle centrale nucléaire, de type EPR, sur le site de Chooz (en France, mais, pour rappel, littéralement enclavé en Belgique). Ce lundi, ils avaient ainsi invité les bourgmestres belges concernés à venir découvrir la nature et l’ampleur de ce très mauvais projet.

Alerté par nos soins, les médias namurois étaient également présents et n’ont pas manqué, à l’issue de cette réunion, de recueillir les sentiments, en sens divers, des bourgmestres présents. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que, à part de rares exceptions (100% favorables ou défavorables au projet), leur discours est tout sauf clair. Du genre « Le nucléaire, on n’est pas trop pour. Mais a-t-on vraiment le choix ? Si les Français veulent… Et puis, il est prévu des compensations financières, non ? ». Loin de l’opposition franche et claire que nous appelions de nos vœux, donc.

Cette attitude appelle trois réactions :

1. Être un mandataire public, c’est être capable d’initiative pour la défense de ses concitoyens !

Autant de tiédeur, d'attentisme ou de compréhension pour les promoteurs de ce projet funeste, cela frise l’irresponsabilité. Soyons clairs avec nos amis français, pour leur éviter de perdre du temps et de l’argent, en suivant une fausse piste. Disons leur NON, dès à présent!

2. Sur un projet aussi lourd sur le plan de la sécurité et de l’environnement, les Français ne peuvent décider tout seuls

Il est loin le temps où on pouvait faire tout et n’importe quoi en matière environnementale. S’il y a encore du chemin et du travail pour construire l’Europe sociale et verte de nos rêves, elle nous offre d’ores et déjà des outils comme la Convention d'Espoo du 25 février 1991 relative à l'évaluation de l'impact sur l'environnement dans un contexte transfrontalier ou la Directive 85/337. Il faut utiliser ces outils et le droit de véto qu’ils nous offrent de facto pour résister et contrer ce projet.

3. L’argent public devrait être consacré à des projets autrement plus durables !

Pour essayer de convaincre, les autorités font miroiter la création d’emplois directs et indirects, ainsi que les compensations financières dont bénéficieraient les communes belges. Mais que sont ces moyens et ces compensations par rapport aux risques encourus par des milliers de personnes? Et puis, s’il y a tant d’argent public disponible pour des chantiers énergétiques, ne faudrait-il pas les consacrer à renforcer l’efficacité énergétique, à développer les énergies renouvelables,… autant de secteurs créateurs d’emplois et de valeur ajoutée de proximité? Celle-là même qui doit par ailleurs nous aider à répondre à la crise économique et financière qui est face à nous. Poser la question, c'est y répondre!

Et ce ne sont là que quelques-uns des arguments que nous sommes prêts à défendre si jamais certains persistaient dans ce mauvais projet.

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Sur le site de Canal C, vous trouverez le reportage réalisé par Ma Télé sur la réunion de ce lundi 20 octobre à Chooz, ainsi que ma réaction courroucée

De même, en plus haut, vous aurez découvert mon interview par Emmanuel Wilputte, journaliste au quotidien Vers l'Avenir.

18/10/08

Vendredi 17 octobre: ECOLO demande aux bourgmestres namurois de dire NON à une nouvelle centrale nucléaire à Chooz!

Plusieurs maires, députés et sénateurs français rêvent d’accueillir à sur le site de Chooz une nouvelle centrale nucléaire de type EPR. Depuis quelques mois, ils multiplient les actions pour faire connaître leur intérêt pour ce projet, écrivant au Premier Ministre français ou, tout récemment, invitant les bourgmestres du sud de la province de Namur à une réunion relative à ce projet.

Dans ce courrier qui leur a adressé, le président du Conseil général des Ardennes, M. Benoît Huré confirme que « Convaincu de l’intérêt d’un tel projet pour le développement de son territoire, le département des Ardennes par la voix d’un certain nombre de ses élus a décidé de se porter candidat à l’accueil de cette deuxième centrale nucléaire EPR française sur le site de Chooz ». L’ambition des Français est de convaincre les communes belges d’appuyer ce projet, leur faisant miroiter, peut-être, de sonnantes et trébuchantes compensations financières.

Pour ECOLO, l’option d’installer une nouvelle centrale nucléaire à Chooz ne peut être acceptée ou pire soutenue par des autorités de notre pays, dès lors que la population belge est directement concernée par un développement nucléaire aussi proche de nos frontières. Chooz est littéralement enclavé sur notre territoire, les vents dominants soufflent sur la Belgique, la Meuse s’écoule vers la Belgique et la zone de qualification de 10 kilomètres s'étend essentiellement sur notre pays.

C'est pour cela que j'ai interrogé, au mois de juillet, le Ministre belge de l’Intérieur, Patrick Dewael, afin qu’il marque le profond désaccord de la Belgique par rapport à ce projet. Je le réinterpellerai très prochainement sur le sujet, afin de connaître l’évolution de ces contacts avec les autorités françaises.

Il faut à présent que les communes namuroises marquent également leur désaccord par rapport à ce projet funeste, de façon claire et nette.

C’est en ce sens que j'ai écrit ce vendredi aux bourgmestres de Houyet, Beauraing, Doische, Gedinne, Hastière, Viroinval et Philippeville, membres de la Commission Locale d'Information de Chooz. En clair, ECOLO demande aux communes concertées, trop discrètes jusqu’ici, de faire preuve d’initiative et de responsabilité et de dire NON au projet EPR, le plus rapidement et le plus clairement possible. Vu l’enjeu majeur que cela représente, nous ne pourrions pas comprendre qu’il en soit autrement

Mardi, mercredi et jeudi 15, 16 et 17 octobre 2008 : Déclaration de politique fédérale - Pas de quoi être fier d’appartenir à cette majorité fédérale!

Moment de tension impressionnant, jeudi, vers 20h00. Après que le Premier Ministre ait répondu aux critiques et questions formulées pendant deux jours par le Parlement. C’est autour de Jean-Marc Nollet, chef de groupe ECOLO-Groen !, de s’exprimer. Et il interroge, les yeux dans les yeux (ou presque, parce que le Premier Ministre préfère se réfugier dans son Blackberry ou dans ses papiers), pour connaître son avis réel sur la question du sort réservé aux sans papiers. Car, en plus d’avoir élaboré et défendu mordicus un budget virtuel, le gouvernement aura pêché par son incapacité à décider et à donner une réponse humaine aux milliers de personnes concernées dans notre pays. Grand moment de solitude pour le Premier Ministre, sans doute sans aucune mesure avec la détresse des sans papiers, mais le silence qu’il a, à nouveau, réservé à cette question essentielle n’est pas digne du chef d’un gouvernement. Ni d’ailleurs du gouvernement d’un pays démocratique, qui porte collectivement la responsabilité de cet énorme gâchis humain.

Au-delà de la question, cruciale et essentielle, du sort réservé aux familles sans-papiers, ce sont les mensonges du gouvernement fédéral qui ont retenu le plus notre attention et ont fait l’objet de nos critiques. Le budget a été présenté comme étant en équilibre, c’est-à-dire sans déficit, mais il est intenable dès lors qu’il se base sur des hypothèses irréalistes et sur des recettes incertaines. De même, les réinvestissements dans les matières sociales, urgents au regard des tensions sociales et des revendications de la rue, sont bien insuffisantes, malgré les déclarations d’autosatisfaction du PS et du cdH. Les allocations sociales, et notamment les pensions, continueront de décrocher par rapport au bien-être. Les allocataires continueront de voir leur niveau de vie et leur dignité rabotée. La proposition de loi d’ECOLO et Groen ! visant à relever les allocations sociales minimales jusqu’au seuil de pauvreté ne sera pas votée, ni encore moins appliquée. Bref, malheureusement, rien n’indique qu’on puisse enrayer le phénomène grandissant de la pauvreté, qui concerne 14% des citoyens belges, et cela, des deux côtés de la frontière linguistique.

De même, un tas d’options avancées nous semblent inacceptables, comme celle de débudgéter la SNCB ou la Poste ou de supprimer, à l’aveugle, un grand nombre de postes de fonctionnaires.

Enfin et surtout, on attend, en vain, un projet un peu enthousiasmant, qui prenne enfin à bras-le-corps, les enjeux énergétiques et environnementaux qui sont face à nous. La crise financière, qu’Yves Leterme utilise comme cache-sexe pour son manque de projet ou d’initiative, est au contraire une extraordinaire occasion de réformer en profondeur le système, pour remettre l’économie au service de l’homme et de son milieu de vie.

Pour cela, il faudrait du courage et de la vision, deux qualités absentes du gouvernement pentapartite. Il l’a encore prouvé au cours de ces trois jours de débat, justifiant totalement le vote de méfiance posé par le groupe ECOLO-Groen ! vers 1h00 du matin ce vendredi…

11/10/08

Jeudi 8 octobre : Rencontre émouvante avec Ingrid Bétancourt à la Chambre

Moment de forte émotion et longues salves d'applaudissement, ce jeudi à la Chambre, avec la venue d’Ingrid Bétancourt, invitée par les présidents du Sénat et de la Chambre, à l’initiative d’ECOLO et Groen!, à une rencontre à l’occasion de son passage en Belgique. Le discours de l’ancienne sénatrice colombienne, marqué d’humanité, d’émotion mais aussi d’un certain mysticisme, aura constitué une respiration par rapport aux éclats communautaires qui ont trop souvent marqué l’hémicycle ces derniers mois mais aussi à la crise financière qui marque le monde entier.

Déjà étonnante de charisme et de force comme candidate verte pour la présidence colombienne (découvrez son discours à l’occasion d’une rencontre mondiale des Verts en 2001), Ingrid Bétancourt est plus percutante que jamais après l’épreuve, « parfois pire que la mort » qu’elle a vécu au cours de ses trop longues années de captivité.

Émue de se trouver en Belgique, d’où sont nés les comités Bétancourt peu après son enlèvement, en février 2002, reconnaissante envers ceux et celles (dont l’ex députée ECOLO et d’origine colombienne Marie Nagy) qui se sont battus pour qu’elle ne tombe pas dans l’oubli, étonnée de la ressemblance de notre hémicycle avec le Sénat colombien, obsédée ou quasi par le sort des otages encore retenus dans la jungle amazonienne et par l’avenir de son pays, la Colombienne nous a dit combien elle appréciait la Belgique et la considérait comme un modèle, à reproduire, de cohabitation pacifique et de solidarité entre les peuples. "Il nous faut cette unité pour surmonter les problèmes que nous connaissons en Colombie, pour trouver la paix", a-t-elle notamment dit aux députés et sénateurs belges réunis devant elle.

Parfois, il faut pouvoir prendre du recul par rapport à sa propre réalité, pour en comprendre la vraie valeur. Chapeau bas et merci à vous aussi, Madame !

6/10/08

Lundi 6 octobre - Le gouvernement Leterme doit s'investir prioritairement dans l'urgence sociale!

Les actions de protestation qui ont été mises sur pied ce jour sont la résultante de 15 mois d’immobilisme et de non-décision à la tête de l’Etat. La crise financière belge et internationale ne fait que rajouter à l’inquiétude des familles les plus modestes confrontées depuis des mois à la baisse de leur pouvoir d’achat et à la hausse du prix de l’énergie et des produits alimentaires. Ce qui s’exprime aujourd’hui est un ras-le-bol par trop compréhensible.

Il est temps d'arrêter les gesticulations sur le pouvoir d'achat, et de passer aux actes. ECOLO réclame du gouvernement Leterme des mesures fortes en matière d’emploi, de lutte contre les inégalités ainsi que de pouvoir d’achat.
Nos propositions en la matière sont nombreuses et s'inscrivent dans une perspective de solidarité et de redistribution bénéficiant aussi aux personnes ayant les revenus les plus faibles.

Citons seulement:
- la liaison des pensions et de toutes les allocations sociales au bien-être,
- l'individualisation des droits sociaux (en tenant compte des situations acquises)
- le maintien et le redéploiement de services publics de proximité
- l'automatisation de l'obtention des avantages du statut OMNIO pour tous les ayant-droits
- un ensemble de mesures pour aider chacun et particulièrement les plus petits revenus à diminuer sa facture énergétique...

Nous ne manquerons pas de les répéter dans les prochains jours pour que cette dimension aussi soit prise en compte dans la déclaration gouvernementale que doit prononcer, le mardi 14 prochain, le Premier Ministre à la Chambre.

Pour rendre mon travail de parlementaire le plus efficace et le plus concret possible, je rencontre régulièrement les acteurs de la société civile de tous bords. C'est dans ces moments-là que se tissent les liens entre le travail législatif qui semble lointain du citoyen et les préoccupations quotidiennes des gens, relayées par différentes organisations. Ces moments sont complémentaires aux journées d'action comme celle de ce jour et contribuent à transformer un mouvement d'humeur en un changement de société.