9/02/09

Lundi 9 février : 241 emplois perdus à Auvelais – Solidarité avec les travailleurs !

C’est avec stupeur que j’ai appris, ce lundi, la suppression de 241 emplois et le déclenchement de la procédure Renault par la société Saint-Gobain, sur ses sites d’Auvelais. Samedi encore, le journal Vers l’Avenir consacrait deux pages à l’industrie verrière de la Basse-Sambre.

Après une annonce similaire chez Kraft à Rhisnes, il y a quelques semaines, c’est un nouveau coup dur pour l’emploi dans notre région. Et aujourd’hui plus particulièrement pour la région de la Basse-Sambre, déjà affectée par un taux de chômage proche des 20%.

Mes pensées vont d’abord aux travailleurs concernés et à leurs familles, qui risquent de vivre des heures, des jours et des semaines difficiles.
Il faut tout faire pour marquer notre soutien aux travailleurs, veiller à ce qu’ils soient soutenus, essayer de trouver d’autres solutions et éviter que de telles annonces se multiplient.

J’interrogerai dès lord dès que possible la Ministre de l’Emploi, Joëlle Milquet, quant aux conditions de ce licenciement collectif et aux mesures d’accompagnement prévues pour les travailleurs concernés. Plus que jamais, il s’agit d’orienter la politique d’aide à l’emploi non pas vers un contrôle accru de la disponibilité des travailleurs mais vers un accompagnement des employeurs, de façon à augmenter ou à maintenir le volume d’emplois disponibles.

L’industrie du verre est une industrie de pointe, par rapport à laquelle la Wallonie a une longueur d’avance sur d’autres régions d’Europe et qui peut jouer un rôle majeur par rapport aux défis énergétiques de demain. Il faut qu’elle reçoive le soutien qu’elle mérite, tant de façon directe, via une intégration dans les plans fédéraux et régionaux de relance et des aides plus forte à la Recherche et Développement, que de façon indirecte, via les aides octroyés aux ménages et aux collectivités, pour la réalisation d’économies d’énergie. Il s’agit notamment de faciliter la construction de nouveaux fours, moins consommateurs en énergie, plus respectueux de l’environnement et de développer des verres encore plus efficace sur le plan de l’isolation.

La crise économique n’est pas une fatalité. Elle ne peut pas être le prétexte à des suppressions d’emploi injustifiées. Elle doit susciter des réponses volontaristes et visionnaires des pouvoirs publics, au sein desquelles l’industrie du verre a toute sa place !

Mercredi 4 février 2009 : Incendies à répétition au Parc résidentiel de Bambois - Il est temps de trouver des réponses…

Mais qu'est-ce qui coince dans ce dossier ? Le camping de Lac de Bambois est depuis trop longtemps le cadre d'incendies criminels. Après 23 incendies en 15 mois sur une zone somme toute assez contiguë, il est difficile d'accepter que l'enquête piétine encore, qu’on dispose aussi peu d’informations sur l’enquête et que les résidents ne puissent être rassurés par les avancées de l’enquête judiciaire. Le droit à la quiétude des habitants concernés ne semble pas émouvoir le Ministre de l’Intérieur que j'ai interrogé ce mercredi en commission sur ce dossier. Dans sa réponse, il relate une « parfaite symbiose » entre les différents acteurs de l'enquête, mais ne peut/veut donner d’indications beaucoup plus précises. Je suis plutôt ravi de savoir que l'enquête se passe bien (manquerait plus que ça), j’aurais été comblé qu'il m'annonce que l'enquête avance et que tout est mis en œuvre pour assurer la sécurité des résidents.

Tous les belges sont-ils égaux devant la loi ? Pourquoi l’enquête n’avance-t-elle pas ? Piétinerait-on autant si ça se passait ailleurs ? Ces questions ne me semblent pas illégitimes, au risque, même si ce n'est pas l'objectif, de fâcher l’un ou l’autre (notamment celles et ceux qui, au quotidien, tentent de trouver des réponses à ces énigmes).

C’est en effet le rôle d’un élu de la Nation tel que je le conçois de jeter un coup de projecteur sur une telle réalité, sur un tel surplace. «Pareille interrogation ne semble pas saugrenue», lit-on d’ailleurs de la plume d'un journaliste qui suit ce dossier.

Espérons à présent qu'elle contribuera à faire avancer le dossier, de même que la cause des habitants, toujours plus nombreux, de ce type de zone autrefois réservée aux loisirs...

2/02/09

Vendredi 30 janvier: Les médicaments sont trop chers en Belgique - Elargissons le modèle kiwi, en commençant par le paracétamol !

Si le système de soins de santé est globalement de qualité en Belgique, il se distingue à la fois par le prix élevé de certains médicaments et par la surconsommation de ceux-ci. Cela constitue un obstacle à des soins de qualité et un coût important pour la sécurité sociale, par rapport auxquels il convient de prendre des mesures spécifiques et efficaces. Aux Pays-Bas, par exemple un grand nombre de médicaments sont meilleur marché, grâce à l’application, depuis le 1er juillet dernier, du modèle kiwi et à un système d’achats groupés.

Le paracétamol est ainsi six à huit fois moins cher de l’autre côté de la frontière qu’en Belgique, suivant les conditionnements. Plutôt que de favoriser le tourisme médical, pourquoi ne pas appliquer un tel système en Belgique ? C'est la question que j'ai posée à la Ministre de la Santé ce jeudi.

Sous le gouvernement violet, il a été décidé de tester le modèle Kiwi : un appel d’offre mettant plusieurs spécialités en concurrence, sur une seule molécule, la simvastatine, qui combat le cholestérol. Selon la Ministre Onkelinx, cela a permis une économie de 15 millions d’euros pour la sécurité sociale et de 4 millions d’euros pour les patients.

Sans déstabiliser notre système de soins de santé, ni remettre en cause la qualité du travail effectué, il convient aujourd’hui d’élargir le modèle kiwi à d’autres molécules.

Pourquoi ne pas commencer par le paracétamol, médicament de base, utile notamment pour les malades chroniques qui en font une grande consommation ? ECOLO l’a proposé à la Ministre de la Santé et formulera des propositions concrètes en ce sens dans les prochaines semaines.

Lundi 2 février 2009: 21 % d’augmentation pour les billets de train en 5 ans : un choix à contretemps !

Ce lundi matin, si vous avez fait un passage par votre guichet de gare, vous avez constaté que l’augmentation des tarifs annoncée par la SNCB est entrée en vigueur. Chaque année, les tarifs sont adaptés. Pour 2009, l’augmentation moyenne est de 5,9%, soit la plus forte depuis longtemps!

Ce choix politique – car c’en est un - arrive complètement à contretemps : le coût de la mobilité pour les ménages ainsi que pour l’environnement devrait pousser les ministres successifs à proposer un meilleur service par la SNCB, à un tarif adapté.

Pour ma part, en tant que député ECOLO actif sur les questions d’entreprises publiques, je considère cette augmentation intervient à contre-temps, au regard des enjeux sociaux et environnementaux mais aussi au vu l’explosion des recettes « voyageurs » de la SNCB, soit la contribution directe des citoyens au fonctionnement de la SNCB. Ces recettes dépendent de deux variables : le prix de billet et le nombre d’utilisateurs. Le nombre de voyageurs ayant progressé en même temps que le prix des billets ces dernières années, les recettes de la SNCB ont augmenté de façon spectaculaire : +36,58% entre 2004 et 2007, soit + 150 millions d’euros (6 milliards de FB) sur un total de 550 millions d’euros de recettes annuelles.

Deuxième sujet d’étonnement : plutôt que d’utiliser la capacité de la SNCB à endiguer les problèmes d’émission de CO² et les problèmes de mobilité, l’Etat désinvestit le chemin de fer.

Cette augmentation est au final inacceptable, tant au plan écologique qu’au niveau du coût pour les ménages. L’Etat fédéral pourrait mieux utiliser ce fabuleux outil qu’est la SNCB pour lutter contre le réchauffement climatique et améliorer la mobilité : augmenter l’offre, s’assurer d’un nombre suffisant de voitures aux heures de pointe, moderniser pour réduire les temps de trajets, créer et entretenir correctement des lieux où les passagers peuvent attendre à l’abri de la pluie,…

Pour ECOLO, il faut arrêter de considérer la SNCB comme une variable d’ajustement budgétaire et les usagers du train comme des vaches à lait. Le train doit être une priorité sociale et environnementale, c'est ce que je dis régulièrement au Ministre Vanackere (qui a pris la succession d'Inge Vervotte) et c'est ce que j'explique dans le journal Vers l'Avenir de ce lundi 2 février... !

Vendredi 30 janvier : développement des pharmacies en ligne, balises et prudence !

Rien ne peut remplacer pour quelqu’un qui est malade, le contact personnel soit avec son médecin traitant ou son pharmacien. Les médicaments ne sont pas une marchandise comme une autre, y compris ceux qui ne nécessitent pas de prescription médicale.
Dans ce cadre, je me suis inquiété du projet de la Ministre Onkelinx et du gouvernement d’accepter le développement de « pharmacies en ligne ». Celle-ci annonce une série de balises qui vise à limiter les conséquences de cette anonymisation de la relation patient-pharmacien. Nous serons attentifs au développement de ce type de pharmacie et à l’évaluation promise par la Ministre…

Vendredi 23 janvier : présentation de nos candidats en place visibles dans l’arrondissement de Namur pour les élections régionales du 7 juin

Notre objectif pour les prochaines élections régionales, c’est comme pour les élections fédérales de 2007, d’abord et avant tout, de retrouver une représentation parlementaire écologiste namuroise à la Région et à la Communauté.

Mieux que ça, nous souhaitons bien obtenir deux sièges sur les dix que doit envoyer la province de Namur dans ces Parlements (six pour l’arrondissement de Namur et quatre pour celui de Dinant-Philippeville).

Pour y parvenir, on a décidé de se lancer tôt dans la campagne, avec :


• Comme tête de liste, Emily Hoyos, ancienne présidente de la FEF, ancienne directrice du service d’étude de la Ligue des Familles, 2ème sur la liste fédérale en 2007, la grande spécialiste de l’enseignement à ECOLO !

• Comme deuxième, Hugues Doumont, conseiller communal ECOLO à Andenne, où il exerce une opposition active et vigilante, et très branché sur les questions économiques qu’il enseigne dans le supérieur.

• Comme 1er suppléant, Stéphane Hazée, directeur politique d’ECOLO, aussi grand que calé sur toutes les questions institutionnelles et wallonnes, il constitue la 1ère réserve idéale.

• Comme dernier suppléant, Philippe Defeyt, qui n’est plus à présenter, fondateur d’ECOLO, ancien député et secrétaire fédéral, économiste du développement durable, il exerce actuellement et brillamment les fonctions de président du CPAS de Namur.

Bref, une toute belle équipe, pour une toute belle campagne qui s’annonce !

Vendredi 30 janvier: Officiel - Chooz n’accueillera pas la deuxième centrale EPR française, mais ECOLO restera vigilant !

Par communiqué de ce jeudi soir, l’Elysée a fait savoir que le projet de construction d’une deuxième centrale nucléaire de type EPR était attribué au site de Penly (Seine-Maritime) et donc pas sur le site de Chooz (Ardennes) également pressenti.

Pour ECOLO, qui s’est mobilisé depuis le mois de juillet contre cette hypothèse funeste, qui a obtenu le vote quasi unanime d’une motion contre ce projet au sein du Conseil provincial namurois, qui a interpellé à plusieurs reprises le Gouvernement fédéral via mon intermédiaire, il s’agit d’une nouvelle enfin rassurante. Même si on ne peut se réjouir de la construction d'une nouvelle centrale nucléaire, cette nouvelle constituera sans nul doute un soulagement pour les populations belges concernées, particulièrement celles de la Province de Namur.

Indépendamment des questions relatives à la sécurité des sites nucléaires, aux choix énergétiques de chaque pays, à la fiabilité de la technologie EPR ou aux enjeux de développement socio-économique de la zone de Champagne-Ardennes, il était à nos yeux inconcevable et inacceptable qu’on vienne – à nouveau – placer une unité de production nucléaire aux frontières de la Belgique, laissant tous les dangers et les désagréments aux habitants des communes belges directement concernées, comme Beauraing, Doische, Hastière, Viroinval, Houyet, Vresse ou Philippeville.

Il faut à présent mettre en oeuvre une réflexion constructive autour du potentiel de redéploiement de la zone sud namuroise et des Ardennes françaises notamment dans le cadre de la dynamique AXUD, initiée par le Bureau Economique de la Province.

De même, ECOLO restera vigilant dans le futur tant pour ce qui concerne les questions de sécurité autour de la centrale de Chooz que par rapport à l’hypothèse d’une troisième centrale EPR française, pas formellement rejetée au stade actuel par Nicolas Sarkozy…

1/01/09

Jeudi 1er janvier : An 9, gouvernement neuf... mais où restent les réponses originales et volontaires aux défis sociaux et environnementaux?

Hier, dans le cadre d’une déclaration réduite à son strict minimum, celui qui est donc notre nouveau Premier Ministre, Herman Van Rompuy, n’a pas soulevé l’enthousiasme. Ce n’est pas le style de cet homme, sage et posé et qui a assez dit qu'il n'avait pas envie du poste (même si c'est une fameuse vengeance familiale, quand on sait les relations de son frère Eric avec Yves Leterme). Ce n’est pas non plus celui de ce gouvernement rafistolé (les départs - tout sauf anodins - de Patrick Dewael et d’Inge Vervotte s’ajoutant à ceux annoncés d’Yves Leterme et Jo Vandeurzen), toujours aussi peu enthousiasmant et toujours aussi peu capable de relever les défis qui sont face à nous. Malgré le fait qu’il ait utilisé le mot à plusieurs reprises dans son discours, la « confiance » n’est manifestement pas de mise parmi les partenaires qui continuent de s’égratigner à la moindre occasion mais font surtout montre de leur incapacité collective à prendre des décisions visionnaires et porteuses d’avenir.

Rien dans la déclaration d’hier sur la question de la politique d’asile, sur une nouvelle manière de collaborer de façon respectueuse et prospective entre Communautés ou sur la remise en cause de mauvais choix posés dans le cadre de la législature (par exemple en matière de libéralisation du marché postal). Des banalités sur les défis essentiels qui sont celui de la transition écologique et énergétique, de l’avenir de nos pensions, de la réforme fondamentale nécessaire du système financier. Le rappel de la confiance dans la concertation sociale à la Belge, qui est, depuis juin 2007, la bouée de sauvetage de gouvernements incapables à décider et à impulser. Et l’annonce d’une ou de commission d’enquête parlementaire sur la crise financière dont l’exécutif cherche déjà à canaliser et à orienter les travaux. Bref, l’impression est surtout qu’on va essayer de gagner du temps en attendant des jours meilleurs et en plaçant à la tête du Gouvernement un Premier moins gaffeur (ce ne sera pas difficile) que son prédécesseur.

Bref, j’ai malheureusement les plus grands doutes sur la capacité du gouvernement Van Rompuy à contribuer, dans un contexte il est vrai difficile, à plus et mieux de développement durable et de solidarité que la pentapartite n’a pu le faire jusqu’ici.

Ça ne donnera que plus de sens au travail parlementaire que je continuerai à mener au cours de cette année, en interrogeant le gouvernement, en mettant au jour les dossiers endormis, en formulant des propositions nouvelles et novatrices, en intervenant dans les médias et dans les débats, le tout avec mes 11 collègues du groupe ECOLO-Groen !

Vous pouvez compter sur ma détermination pour contribuer à ce que cette année 2009 soit effectivement verte et solidaire…

19/12/08

Vendredi 19 décembre : Ce qui devait arriver est arrivé, mais ce n’est pas ça qui résoudra les crises auxquelles la Belgique est confrontée

Yves Leterme aurait dû savoir qu’en déposant, ce mercredi à 14h15 sur le pupitre des parlementaires, une lettre décrivant par le détail les contacts entre son Cabinet et des acteurs du monde judiciaire chargés du dossier opposant des actionnaires de Fortis à l’Etat belge, il déclencherait une réaction en cascade, conduisant in fine à la démission de son gouvernement. Il fait aujourd’hui – comme à son habitude - mine d’être étonné de ce qui arrive, de ne pas comprendre, voire d’être confronté à une situation injuste. Mais tout ce qui est arrivé au cours des dernières 56 heures était tout à fait prévisible, dès lors que cette lettre apportait si pas des preuves au moins de lourds indices que le principe fondamental de la séparation des pouvoirs avait été bafoué par son gouvernement dans le cadre du volet judiciaire dossier Fortis.

Depuis lors, chacun a fait son boulot : l’opposition, dont le groupe ECOLO-Groen ! a relevé toutes ces contradictions, a demandé des explications et s’est interrogé sur la confiance dont bénéficiait encore ce gouvernement ; la majorité a essayé de tempérer, avec la proposition d’une commission d’enquête, qui permettrait de gagner du temps mais ne pourrait aboutir qu’à un nouveau déballage ; les médias ont commenté, relevant unanimement les erreurs de Leterme et de son gouvernement, l’appelant à prendre ses responsabilités ; la Justice (le Judiciaire), par la voix du 1er président de la Cour de Cassation a dénoncé au Président de la chambre (le Législatif), les manœuvre du gouvernement (l’Exécutif) pour influencer le jugement en appel, une rupture évidente du principe si cher à Montesquieu.

Les éléments de preuve s’accumulant, le Ministre de la Justice a décidé en cette fin d'après-midi, de démissionner, suivi par l’ensemble du Gouvernement, collégialement responsable de la situation et ne disposant plus (si ça a jamais été le cas) de la capacité collective à gérer le pays.

La conséquence est logique, mais ne résout en rien les crises auxquelles nous sommes confrontées et qui nécessitent au contraire un pouvoir politique fort et visionnaire. La responsabilité du gouvernement Leterme par rapport à cette situation est énorme.

Tout le monde est conscient qu’on ne peut pas aller aux élections deux fois à six mois d’intervalle et qu’on a besoin d’un gouvernement fort. Et ECOLO, tout particulièrement, attend qu’on prenne à bras-le-corps les enjeux de réforme du système financier, de lutte contre la fracture sociale et de révolution énergétique qui sont plus prégnants que jamais.

C’est à ces trois défis aussi que le Roi doit pouvoir répondre à l’issue des consultations entamées ce vendredi…

Vendredi 19 décembre : Touche pas à la Poste, à Tamines ou ailleurs !










Nouvel exemple du recul du service public postal : l’annonce de la fermeture de nouveaux bureaux de poste dans l’arrondissement de Namur en 2009, dont celui, pourtant tout neuf, de Tamines (commune de Sambreville).

Sur le marché hebdomadaire ce matin, nous manifestions ce matin avec une délégation ECOLO. Cécile, Emily, Monique, Jeanine, Jean-Luc, Jean-Benoît et moi avons été particulièrement bien accueillis. Les citoyens rencontrés, particulièrement les plus âgés, étaient tous bien déçus voire outrés de cette mauvaise nouvelle et prêts à essayer d’agir pour ramener le gouvernement fédéral à des options plus sociales. Pur marquer le coup, nous avons déposé une gerbe de lettres en hommage « à notre regrettée poste ».

Pour voir la séquence de l'agence Belga sur cette manifestation (y compris la contre-manifestation du PS, qui occulte et oublie sa coresponsabilité dans l'évolution de la Poste belge), cliquer ici.

Pour voir la séquence de Canal C sur cette même manifestation, cliquer ici.

Pour lire l'article de Pierre Wiame (Vers l'Avenir) sur notre action "chocopost", cliquer ici.

Malheureusement, à quelques dizaines de kilomètres de là et quelques kilomètres de là, le Gouvernement, y compris les partis qui se déclarent défenseur du service postal universel, décidait de conditions de libéralisation du marché postal désastreuses pour la Poste. En fonction de leurs options, les concurrents privés de la Poste, dans le marché postal libéralisé à partir de 2011, pourront sous-traiter le transport du courrier à des firmes privées ou à des indépendants, ne couvrir qu’une partie du territoire et ne distribuer le courrier que deux fois par semaine. En bref, ils pourront exercer une concurrence déloyale vis-à-vis de la Poste, qui accentuera encore la pression sur ses travailleurs et diminuera d’autant la qualité du service fourni.

Aux yeux d’ECOLO, cette option est inacceptable. Une option de régulation beaucoup plus forte aurait pu, a contrario, garantir le maintien des revenus et donc de l’emploi dans la Poste publique. L’imbroglio politique actuel ne peut occulter le fait que le Gouvernement vient ainsi d’adopter une des mesures les plus antisociales de la dernière décennie.

14/12/08

Dimanche 14 décembre : Sauver la Poste belge, c’est maintenant ou jamais…

La Poste belge est menacée par un triple péril :
- la concurrence du courrier électronique et d’autres opérateurs privés, qui lui fait perdre des parts de marché et donc des ressources financières
- la pression de l’actionnaire privé que le Gouvernement socialiste-libéral a laissé, en 2005, entrer dans son capital pour la somme ridicule de 300 millions d’euros
- la Directive européenne visant à la libéralisation du marché postal pour les envois de moins de 50 grammes pour début 2011.

Si le Gouvernement fédéral n’agit pas avec intelligence et bon sens (ça le changerait !), c’est un des plus gros employeurs de Belgique (+ de 35.000 emplois) mais aussi un service public essentiel pour les citoyens (particulièrement les plus faibles ou ceux qui habitent dans les zones les plus reculées) qui risque de disparaître ou, à tout le moins, de connaître de nouvelles coupes sombres.

Cela ne ferait que s’ajouter aux reculs déjà enregistrés au cours des 5 derniers années, sous gouvernement violet : des milliers de pertes d’emploi, une dégradation des conditions de travail, la fermeture des bureaux de poste, la disparition de nombreuses boîtes postales ou la moindre accessibilité des services de la Banque de la Poste.

Cela suffit ! Il est temps que ça s’arrête et que l’Etat fédéral réinvestisse dans un service essentiel car structurant, tant sur le plan social (le facteur joue un rôle de lien social inégalé, notamment chez les plus âgés d’entre nous) que sur le plan économique (la poste est un soutien essentiel de nos entreprises, petites ou grandes).

Il faut réinvestir dans le service public postal et veiller à toute concurrence déloyale dans le cadre de la libéralisation du marché postal : les entreprises candidates au marché libéralisé doivent s’engager à couvrir tout le territoire, tous les jours et à utiliser des travailleurs sous contrat de travail… On verra alors si elles se bousculent au portillon !

C’est ce pourquoi je manifestais ce samedi à Bruxelles avec mon collègue sénateur Josy Dubié (voir photo). Et c’est ce que j’expliquerai ce lundi matin dans les pages du journal Vers l’Avenir et sur Bel RTL, où je suis l’invité de 7h50 !

5/12/08

Jeudi 4 décembre 2008 - Les enseignants recevront peut-être leur salaire de décembre en décembre !

Depuis 1984, l'époque où l'on parlait encore de l'Education nationale, les enseignants et toute une série d'employés de l'Etat perçoivent leur traitement de décembre en janvier de l'année suivante. Cette manière de faire supporter les difficultés financières de l'Etat sur les épaules du personnel, décidée par le gouvernement orange-bleu Martens-Gol de sinistre mémoire est franchement douteuse ; pour un certain nombre d'entre eux, le mois de décembre est financièrement difficile.

Grâce au refinancement de la Communauté française, pour lequel ECOLO s’est battu sous le gouvernement arc-en-ciel, le Gouvernement de la Communauté française peut envisager aujourd’hui de rectifier cette erreur historique en payant, dans le courant de ce mois de décembre, le salaire du mois de décembre des enseignants ; ce qui semble logique mais constitue une révolution copernicienne au département des finances.

Ce jeudi en séance plénière de la Chambre, j'ai interrogé le Ministre des Finances sur les solutions qu'il comptait mettre concrètement en place sur le plan fiscal. En effet, un enseignant qui percevrait au final 13 mois sur l’année 2008 verrait son traitement de décembre taxé comme un 13ème mois, et non comme un mois normal. Depuis 2004, le Ministre des Finances a été sollicité chaque année par les entités fédérées pour remédier à cette situation anormale, auxquelles d'après ses propres mots, "J'ai chaque fois répondu qu'il faudrait une modification légale."... Le dire c'est bien, le faire eut été mieux.

Ce changement devrait pouvoir avoir lieu pour la fin 2008. Pour faire avancer la question, j’ai en tout cas déposé dès ce jeudi, au nom du groupe ECOLO-GROEN!, un amendement aux textes de la loi-programme qui sera examinée la semaine prochaine en séance plénière, de façon à apporter une réponse concrète à la situation.

Restera alors aux différentes entités concernées, notamment la Communauté française, de dégager effectivement les moyens nécessaires et de tenir les promesses amorcées par voie de presse (il est apparu, en réponse à question de mon collègue Marcel Cheron, que le Ministre socialiste du Budget à la Communauté française n’était pas tout à fait sur la même longueur d’onde que le Ministre socialiste de l’Enseignement à la Communauté française).

Quoi qu’il en soit, plutôt que de continuer leur jeu de ping pong qui est devenu trop habituel en ces temps de pré-campagne électorale, nous attendons à présent des partis au gouvernement à la Communauté et au Fédéral qu’ils décident et avancent. C’est une question de respect à l’égard des milliers d'enseignants concernés.

27/11/08

Jeudi 20 novembre : Libéralisation du marché postal, éviter le massacre social !

La Poste belge, en tant que service public universel, particulièrement utile pour les plus faibles, couvrant chaque jour l’entièreté du territoire et donnant du travail à près de 50.000 personnes, est en grand danger.

Au rayon des causes de cette situation, il y a certes une certaine érosion du volume de courrier distribué, avec la concurrence de l’internet, mais il y a également l’ouverture de son capital à un actionnaire privé, qui veut des résultats financiers à court terme, ou les exigences européennes de libéralisation du marché postal et des contrats de gestion qui l’enferment dans un carcan.

Résultat, le volume et la qualité du service offert se restreignent : on ferme des bureaux de poste, on diminue le personnel, la Banque de la Poste est toujours moins accessible. Et demain, peut-être, on fera distribuer le courrier par des distributeurs sous statut indépendant et avec des contrats de très courte durée.

Ce faisant, plutôt qu’aider la Poste à résister à toutes les pressions auxquelles elle est soumise, l’Etat participe de la fragilisation et de la flexibilisation de l’emploi, de même que de la remise en cause de la place des services publics dans cette société. Des milliers de suppression de postes de travail sont annoncés. Tout le contraire de ce qui devrait être fait en cette période de crise.

À de nombreuses reprises, et notamment ce jeudi 20 novembre en séance plénière de la Chambre, j’ai interpellé la Ministre Vervotte, en charge des entreprises publiques, sur le sujet, pour lui demander d’éviter ce massacre social. Pour lui demander de donner à la Poste les moyens nécessaires pour résister à la pression.

Malheureusement, malgré son passé syndical, la Ministre en charge des Entreprises Publiques semble bien fataliste par rapport à ce qui s’annonce et ne veut pas remettre en cause les mesures de rationalisation en cours. Avec l’ensemble des composantes du Gouvernement (y compris les partis qui dénoncent, avec nous, la situation présente et essaient de se refaire une virginité avec des discours non-suivis de résultat), elle est responsable de cette situation inacceptable et contre laquelle nous continuerons de nous battre !

13/11/08

Jeudi 13 novembre 2007 : Inacceptable et incompréhensible, l’augmentation des tarifs de la SNCB !

La SNCB vient d’annoncer une nouvelle hausse de ces prix, qui entrera en vigueur au 1er février 2009. L'augmentation moyenne s'élèvera à 5,9%, la plus forte depuis longtemps, avec des exceptions (à la hausse) étonnantes touchant des catégories particulières de navetteurs, notamment les jeunes, les travailleurs et les aînés.

J’ai fait quelques calculs sur l’évolution des prix au cours des dernières années.

Ils sont assez explicites :
- si l’inflation aura augmenté d’environ de 12% entre 2004 et 2009, le prix du billet du train aura lui, progressé de près de 21% sur la même période ;
- le prix du billet senior aura progressé de 66% en 4 ans, passant de 3 à 5 euros ;
- le prix du voyage avec la key card aura quasi doublé de 2003 à 2009 (de 0,92 euro par voyage à 1,70 euro) ;

Mais le constat qui me semble le plus remarquable est que les recettes « voyageurs » explosent, la contribution directe des citoyens au fonctionnement de la SNCB. Ces recettes dépendent de deux variables : le prix de billet et le nombre d’utilisateurs. Le nombre de voyageurs augmentant en même temps que le prix des billets, les recettes ont augmenté de façon spectaculaire : +36,58% entre 2004 et 2007, soit + 150 millions d’euros, 6 milliards de FB, sur un total de 550 millions d’euros de recettes annuelles.

Les navetteurs et les employeurs comme les utilisateurs du train ont fait leur part d’effort. C’est à présent à l’Etat d’assumer la sienne, plutôt que de définancer le chemin de fer comme il l’a décidé lors du dernier conclave budgétaire, c’est ce que j’ai dit à la Ministre en charge des Entreprises publiques, Inge Vervotte, en séance plénière du Parlement, ce jeudi.

A nos yeux, cette augmentation est absolument incompréhensible, alors qu’on est face à une crise sociale – le budget déplacement ne fait que peser plus dans le budget des ménages - et écologique – il faut encourager nos concitoyens à prendre le train, mode de transport non-polluant, et les soutenir dans leur choix.

On ne peut pas continuer à considérer la SNCB comme une variable d’ajustement budgétaire. Elle doit être une priorité sociale et environnementale !

Et vous, qu'en pensez-vous?

8/11/08

Samedi 8 novembre: Allocations familiales - Une proposition de Loi pour (commencer à) rétablir l'égalité entre tous les enfants!

Un arrêt récent et remarquable de la Cour Constitutionnelle a déclaré contraire au principe d’égalité contenu dans la Constitution et dans la déclaration universelle des droits de l'Enfant, la disposition légale qui veut que, contrairement aux enfants de chômeurs complets indemnisés, les enfants de chômeurs complets non-indemnisés ne peuvent bénéficier d'un supplément d'allocations familiales.

Les allocations familiales sont un droit irréfragable de l'enfant et ceux-ci ne peuvent être victimes d'une sanction qui serait infligée à leurs parents. Il faut au contraire s’assurer que chacun dispose de moyens suffisants pour assumer les frais d’éducation et de scolarité de ses enfants.

J'ai interrogé cette semaine, en commission des Affaires Sociales, la Ministre Onkelinx sur ce sujet et, assez bizarrement, elle n'a pas voulu s'engager clairement à corriger cette inégalité. ECOLO estime, au contraire, que le gouvernement fédéral doit répondre sans délai à cet arrêt exemplaire de la Cour Constitutionnelle et prévoir, le plus rapidement possible, le même supplément d'allocations familiales pour tous les enfants de chômeurs complets, qu'ils soient indemnisés ou non.

C'est la raison pour laquelle j'ai rédigé une proposition de loi visant à corriger cette inégalité inacceptable et à aider les familles concernées à conserver dignité et capacité à échapper à des situations de grande pauvreté. Elle sera déposée dans les tout prochains jours, en espérant qu'elle reçoive le soutien des autres partis représentés au Parlement.
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Vincent Rocour a rédigé un article sur le sujet pour La Libre Belgique de ce week-end.