26/05/10

Le mardi 1er décembre - La Régie des bâtiments ne fait pas dans le durable Les frais de location de l’Etat fédéral multiplié par trois depuis 2004 !

Autre lièvre levé par ECOLO à l’occasion de l’analyse des budgets 2010, celui concernant l’alourdissement des coûts de location à charge de l’Etat. La régie des bâtiments est l’organe chargé de gérer le patrimoine de l’Etat belge, sous la tutelle du Ministre Reynders : il détient des bâtiments qu’il loue à des administrations ou autres services. En cinq années, les loyers payés par l’Etat fédéral pour loger tous ces services sont passés de 31 % de son budget total en 2004 à 53 % en 2010.

Cela provient de la pirouette comptable inventée par Johan Vande Lanotte (sp.a) et poursuivie par Didier Reynders (MR), qui consiste à vendre des bâtiments publics pour équilibrer les comptes de l’Etat, en encaissant un montant important l’année de la vente… avec pour conséquence le payement d’un loyer chaque année ultérieure.
Ce montage, multiplié par le nombre de bâtiments concernés donne lieu à des dépenses exorbitantes à long terme. En 2004 donc, les loyers payés se montaient à 128.181 € contre 395.300 prévus en 2010 !

Plusieurs exemples de mauvaise gestion de la Régie des bâtiments existent en province de Namur : citons les Bâtiments destinés à la Protection Civile à Gembloux, qui ont fait l’objet d’investissement pour un montant de 12 millions d’euros depuis 1996 (achat du bâtiment initial) et qui semblent ne jamais devoir être occupés par ladite Protection Civile. Ou encore le bâtiment acheté en 2002 pour un montant de 1,1 million d’euros et destiné à loger la Maison de Justice de Dinant. Il est toujours inoccupé à ce jour et ladite Maison de Justice continue de payer un loyer pour être logée à un autre endroit.

ECOLO a toujours dénoncé les travers du principe même des opérations de « sale & lease back » (l’Etat vend ses biens immobiliers mais les occupe toujours en payant une location au nouveau propriétaire). Il s’agit d’un important gaspillage d’argent public !

D’une façon générale, ECOLO regrette les dépenses inutiles dont la Régie (et son Ministre de tutelle, Didier Reynders) est souvent l’acteur. En effet, la Régie des Bâtiments, qui gère 1.800 bâtiments publics fédéraux, pourrait développer une politique d'investissements en efficacité et économie d'énergie, par exemple en les isolant beaucoup mieux qu’ils ne le sont. Ceci pourrait créer de l'emploi local, doper le secteur de la construction, contribuer aux efforts à réaliser par la Belgique dans les efforts Kyoto et réduire les factures de l'état en chauffage.
On doit au contraire constater que la moitié des dépenses de la Régie est versée dans un trou sans fin de loyers astronomiques, au bénéfice d’acteurs privés. Tout à fait le contraire d'une gestion en bon père de famille et le contraire d’une politique durable.

Le mardi 1er décembre 2009 - Décidement, le Gouvernement se moque des pensions - Le fonds de vieillissement privé de 739 millions d'euros!

Le mois de décembre est celui de l’adoption des budgets pour l’année suivante. Chaque Ministre défend la partie du budget qui concerne ses compétences. Chaque député analyse les tableaux de chiffres et tente de débusquer les pièges et les absences.

Ainsi, suite à mon analyse et à mes questions, le Ministre des Pensions a bien dû admettre, en Commission Affaires Sociales, la situation désastreuse du fonds du vieillissement. Non seulement, ce fonds destiné à prendre en charge le coût des pensions après 2020 n’a plus été alimenté depuis 2006 et ne le sera pas encore en 2010-2011, mais en plus il n’a pas reçu le montant de 738 millions qui lui était destiné, selon la loi votée en 2004. Un nouvel hold up au détriment de nos aînés!

Michel Daerden n’a pu que confirmer ce subterfuge inventé pour boucher les trous du budget, au détriment de l’avenir (ça, on commence à y être habitués), mais aussi au détriment de la loi votée à pareille époque en 2004.

Pour la Cour des Comptes qui s’est penchée sur la question, la loi n’a pas été respectée : cet argent aurait dû être versé au fonds de vieillissement. De plus, rien ne devait en sortir avant 2010, selon les règles qu’il s’était donné au départ.

Aujourd’hui, le fonds de pension est crédité d’environ 16 milliards d’euro, mais de l’aveu du Ministre, ce montant ne sera pas suffisant pour payer les pensions après 2015. Pour ECOLO, choisir de ne pas alimenter ce fonds, et même aller puiser dans ses réserves est un signal vraiment négatif pour les pensionnés et futurs pensionnés.

Pour ECOLO, le premier pilier des pensions doit au contraire être renforcé pour l’avenir, car il est le seul à garantir une solidarité et une meilleure redistribution des richesses, au contraire des fonds de pension individuels ou collectifs qui ont montré toute leur fragilité lors de la crise financière, qui sont moins solidaires, et qui coûtent pourtant cher au budget de l’Etat en déductions fiscales.

26/11/09

Jeudi 26 novembre 2009: Interview dans Métro sur le Gouvernement Leterme 2.0

«Un projet sans souffle»

BRUXELLES Dans l’opposition, on ne partage pas «l’euphorie» de la majorité face à ce nouveau gouvernement Leterme. Le député écologiste Georges Gilkinet y voit un exécutif sans souffle.

Le retour de Leterme ne vous rassure pas?
«Nous craignons de retrouver le Yves Leterme que nous avions connu lors de ses dernières expériences de Premier ministre. Il a peut-être changé, mais on ne voit pas vraiment de signe dans ce sens. Le fait qu’il ne bénéficie même pas de la confiance de son propre parti, qui lui colle une ‘belle-mère’, ne nous rassure pas.»

Qu’est-ce qui vous semble encourageant dans la déclaration gouvernementale?
«Il n’y a pas grand-chose de neuf dans le discours de Leterme. Le problème, c’est que l’on continue une politique qui n’a rien d’enthousiasmant, qui manque de souffle et qui n’apporte pas de réaction fondamentale face aux différentes crises auxquelles nous sommes confrontés.»

Vous craignez l’immobilisme?
«On attend un vrai projet qui prenne en compte le déficit de l’Etat, les réformes en matière de finances, un véritable projet environnemental. Je pense que la majorité est unie simplement pour éviter le retour aux urnes. Même si tous les partis ne le disent pas, tous n’étaient pas enthousiastes à l’idée de revoir Leterme. Mais pour eux, c’était soit Leterme, soit des élections anticipées. Ils ont préféré Leterme. Et ça, ce n’est pas un projet de gouvernement.» (fr)

24/11/09

Le mardi 10 novembre 2009 : 105 € pour réduire sa facture de chauffage : ça traîne

Certaines catégories de personnes (en fonction des revenus) avaient droit en 2009 à une prime de réduction forfaitaire de leur facture de chauffage. Mais après 10 mois d’attente, certains paiements n’ont toujours pas été faits. Vu ces retards et les rumeurs inquiétantes sur les fonds encore disponibles, j’ai interrogé le Ministre Magnette.


D’après le Ministre, il s’agit d’un « simple » retard dû au succès de la mesure. Forcément. Et alors que le budget initial prévu de 53 millions d’euros, il faudra consacrer 103 millions d’euros à cette mesure vu le nombre de demandes reçues…


Si octroyer des primes face à des difficultés connues peut apparaître comme une mesure sympathique, ECOLO a toujours considéré qu'elle ne répondait pas à l'enjeu des économies d'énergie, qui sont d’aider nos concitoyens à consommer moins d’énergie, ce qui fera autant de bien à leur portefeuille qu’à notre environnement.

Cela dit, quelle que soit la pertinence de cette mesure trop ponctuelle, les engagements de l’Etat se doivent d’être tenus … Gageons que l'ensemble des dossiers des ayants droit pourra être traité le plus rapidement possible.

Vendredi 2 octobre 2009 : Rencontre avec des producteurs de lait : réglementer oui, mais avec les agriculteurs

Une jolie ferme en carré de Velaine-Sur-Sambre affichait en grand « grève du lait » : c’est chez Francis Van Looveren que nous avons rencontré quelques agriculteurs, avec mon collègue du Parlement wallon, Patrick Dupriez et Jean-Luc Revelard, conseiller communal ECOLO de Sambreville.


Fâchés, les agriculteurs, et on les comprend. L’un a perdu 200.000 € (perdu !) en produisant son lait cette année. L’autre montre un rappel de factures pour 20.000€ auprès d’un fournisseur. L’entreprise agricole n’a plus la cote. Leur plus grande crainte ? Ils ne veulent pas devenir les ouvriers de l’agro-industrie : ils souhaitent garder en main leur avenir.


C’est via le maintien des quotas que passera le maintien de la production locale nous disent-ils. Leur objectif n’est pas du tout de produire toujours plus, mais bien de produire à un prix juste et rémunérateur, qui permet de vivre décemment de leur travail.


Concrètement, cette rencontre était l’occasion d’écouter le vécu des intéressés mais aussi d’explorer des pistes de solutions et de dialoguer à leur propos.


A côté des agriculteurs donc, ECOLO réclame le maintien des quotas comme régulateurs du marché. Même si ce n’est pas encore maintenant que les Ministres de l’Agriculture des pays de l’UE arriveront à se mettre d’accord sur la méthode pour protéger les producteurs de ces biens vitaux, il faut mettre toute la pression sur nos représentants à l’UE pour protéger un modèle agricole localisé et durable. Comme cela aurait dû être le cas lors de la crise bancaire, c’est aujourd’hui le moment de réorienter le système agricole qui a été son propre fossoyeur aux dires de l’un des agriculteurs rencontré, vers un modèle plus juste : un produit de qualité contre un prix rémunérateur.


Comme l’ont dit nos hôtes, c’est aujourd’hui aux consommateurs de prendre les choses en main.


Se fournir à la ferme pour un prix juste, boire du lait dont on sait qu’il a été payé à un prix décent au producteur comme celui « bande des FéLait », utiliser du lait acheté localement dans les collectivités, les idées sont nombreuses pour soutenir les petits producteurs de lait.

Vendredi 25 septembre 2009 : L’humanité vit au-dessus de ses moyens (écologiques)

Le 25 septembre 2009 est la date à laquelle les habitants de la Terre commencent à vivre avec des ressources naturelles « à crédit ». Cela signifie qu’en 10 mois, nous avons consommé une quantité de ressources équivalente à ce que la Terre met une année à constituer. Notre « consommation » de la nature dépasse donc ce qu’elle est en fait capable de donner.

Jusqu’à 1986, les ressources globalement consommées par l’humanité équivalaient à ce que la Terre était capable de produire. Mais depuis lors, notre empreinte écologique a augmenté, raccourcissant la période nécessaire pour consommer l’entièreté des ressources d’une année.

9 Octobre en 2006, 6 Octobre en 2007, 23 septembre en 2008… mais 25 septembre en 2009. Il y aurait de quoi se réjouir de ce mouvement inverse, si ce n’était la crise qui est responsable de la diminution de la consommation des ressources, en raison du ralentissement de l’activité économique.

Pour ECOLO, la solution pour parvenir à l’équilibre entre ce qui est consommé et ce qui est produit par la nature se construira en orientant les activités économiques. Elle doit diminuer son empreinte sur l’environnement, consommer moins de ressources, et être réinventée pour être performante sans rendre la Terre invivable pour les générations à venir.

Loin de rester au stade d’un vœu pieu, ECOLO mène une politique volontariste pour réaliser ce projet d’une économie durable, solidaire et efficace partout où nous sommes.

Et cette date symbolique, outre sa signification terrible, a au moins le mérite de nous faire (re)penser que c’est tous les jours qu’on peut faire pencher la balance du côté vert !


Mardi 15 septembre 2009 : Crise du lait : Union sacrée pour un modèle agricole qui a de l’avenir !

Depuis jeudi dernier, les producteurs de lait se livrent à une série d’actions aussi spectaculaires que désespérées pour sensibiliser les différents acteurs politiques à la gravité de la situation économique à laquelle ils font face. Cette crise du lait appelle la mobilisation de tous les acteurs, dans une union sacrée en faveur d’un modèle agricole dont on pourra garantir l’avenir.

Aujourd’hui plus que jamais, l’ampleur de la crise du lait nécessite des réponses politiques fortes et un positionnement clair des autorités compétentes. C’est pourquoi ECOLO propose d’ouvrir sans délai le débat au niveau parlementaire et a demandé donc la réunion de la Commission fédérale de l’économie, afin que puissent être entendus les différents acteurs syndicaux et associatifs du secteur et que les différentes propositions qui permettront de sortir de cette crise du lait soient examinées. Parallèlement, ECOLO initie également le débat au sein du Parlement wallon et interpellera le Ministre wallon de l’agriculture à ce sujet.

Il n’est plus suffisant de prévoir, comme le fait l’Etat fédéral, d’observer les prix à la consommation et les marges bénéficiaires pharaoniques de la grande distribution, intermédiaire dans la filière commerciale du lait. Ce qu’il faut maintenant, c’est réellement réguler les prix, pour qu’un juste revenu soit garanti à toutes les étapes de la filière. Pour ECOLO, il est également urgent d’étendre les travaux de l’observatoire des prix sur les produits dérivés faits à base de lait ou de beurre. La Région wallonne, quant à elle, doit soutenir les agriculteurs concernés et aider au développement de filières de transformation et de commercialisation des produits laitiers plus courtes, qui permettront aux producteurs de retrouver une maîtrise des marchés et aux consommateurs de bénéficier de produits de qualité et de proximité.

ECOLO a rappelé son attachement au mécanisme des quotas laitiers au niveau européen, car ils permettent de maintenir un prix décent pour les agriculteurs, tout en régulant ce marché pas tout à fait comme les autres puisqu’il s’agit d’un produit alimentaire de première nécessité. Il doit toutefois être retravaillé vers une plus juste répartition.

Avec mon collègue cinacien au parlement Wallon, Patrick Dupriez, nous continuons à plaider pour le dialogue, afin d’utiliser ce moment de crise pour reconstruire un modèle agricole durable, garantissant un revenu décent pour les producteurs. C’est pourquoi je m’associe à l’appel lancé par différentes instances écologistes appelant les citoyens à marquer leur soutien aux agriculteurs concernés et à leur famille en retrouvant le chemin de la ferme pour y acheter à un juste prix le produit de pratiques agricoles « justes et bonnes ».

L’agriculture européenne, belge et wallonne est à un tournant. Un ensemble de mesures sont à prendre de toute urgence, pour sauvegarder non seulement une activité agricole de proximité mais également les milliers d’emplois directs et indirects qui vont avec. ECOLO fait de ce sauvetage une priorité dans les semaines et les mois à venir.

3/09/09

Mardi 1er septembre: BNP Paribas et les paradis fiscaux - L'Etat belge doit jouer son rôle de premier actionnaire!

Avec 11,6% des droits de vote au sein de l’AG de BNP Paribas, la Belgique est depuis le mois de juin dernier le plus grand actionnaire de la plus grande banque française. Cette participation dans BNP Paribas confère à l’Etat belge des responsabilités évidentes… qu’il est plus que temps d’assumer !

Si BNP Paribas était fière d’annoncer ses derniers résultats semestriels, le 4 août dernier, elle est plus discrète quant aux montants faramineux réservés à la rémunération des traders… ou à sa présence dans de nombreux paradis fiscaux.

Une enquête du très sérieux magazine Alternatives Economiques (avril 2009) ainsi que l’analyse des derniers rapports de la Banque indiquent que BNP Paribas est l’entreprise française qui dispose du plus grand nombre de filiales dans des pays « non coopératifs en matière fiscale », notamment aux Iles Caïman, à Jersey, à Hong Kong ou en Suisse. Ces pays pointés du doigt par l’OCDE respectent fort peu la réglementation sur les transactions financières et appliquent des taux d’imposition très faibles sur les revenus des capitaux.

Le rapport de la commission d’enquête sur la fraude fiscale en Belgique a montré que ce type de fraude coûte chaque année plusieurs milliards d’euros aux finances de l’Etat, ce qui remet en cause le développement de politiques de solidarité, de réponse au défi énergétique ou de redéploiement économique. Combattre cette fraude fiscale doit être une priorité !

C’est pourquoi Ecolo demande à l’Etat belge d’agir pour demander des comptes à BNP Paribas et remettre en cause tant le mécanisme court-termiste de rémunération des traders, que cette présence dans des paradis fiscaux. Si des réglementations strictes sont nécessaires au niveau international pour combattre ces paradis fiscaux, il convient à tout le moins que les banques publiques, à participation publique ou ayant bénéficié, il y a peu, d’aides d’Etat parfois très importantes commencent par montrer l’exemple d’une économie plus saine et plus durable.

On a pu observer ces derniers mois un unanimisme de l’ensemble des partis politiques et des observateurs, condamnant les dérives d’un système financier hors contrôle, et un plaidoyer tout aussi unanime pour la mise en place de règles contraignantes imposant aux banques et aux organismes financiers un fonctionnement compatible avec l’économie réelle. Le Gouvernement se doit de montrer l’exemple et de passer à l’action, pour que ces beaux principes deviennent réalité. Pour cela, il doit d’urgence désigner son second administrateur au sein de BNP Paribas et confier à ses deux représentants une lettre de mission exigeante, notamment pour ce qui concerne la remise en cause de ces pratiques aussi inacceptables que dangereuses !

Vendredi 28 août : ECOLO fait sa rentrée avec les REE, le moral au beau fixe et l’envie de passer à l’action

Le REE, ce sont les Rencontres Ecologiques d’Eté, le rendez-vous incontournable des écologistes à la fin de l’été, à Borzeé (La Roche).

Au menu: des formations, courtes ou longues (pour découvrir ECOLO ou se mettre en action), des temps de débat (pour refaire le monde), notre bureau politique de rentrée (pour se replonger dans l’actualité de l’été, des moments plus informels et du temps pour s’amuser et faire la fête. C'est aussi des tas de chouettes images, sous l'objectif de Jean-Benoît Maréchal, notre photographe officiel.

Cette année encore, la "Green Team" avait mis les petits plats dans les grands et les records d’affluence ont été battus, montrant combien l’écologie politique est populaire et suscite la curiosité des citoyens.

Cette année tout particulièrement, les REE ont constitué un temps de retrouvailles, au cours duquel nos Ministres et notre Secrétaire d’Etat ont pu exposer les premiers résultats de leur travail et leur mode d’organisation dans ce contexte neuf pour ECOLO.

À la veille de cette nouvelle année parlementaire, chacun est conscient de ses responsabilités et prêt à poursuivre avec détermination son travail là où il est actif.

Mercredi 26 août : Occupation de la Poste de LNN - Un modèle postal qui se moque des attentes et des besoins des citoyens

Alors que la Poste déploie de lourds moyens publicitaires pour attirer de nouveaux clients vers ses activités bancaires, sa décision de fermer le bureau de Louvain-la-Neuve illustre une nouvelle fois le peu d’importance qu’elle accorde aujourd’hui aux réels besoins de la population. Orientée vers la course aux bonis financiers, quels qu’en soient les conséquences sur la qualité de ses services ou pour ses travailleurs, la Poste reste sourde aux réactions nombreuses que cette fermeture engendre. Aux yeux d’ECOLO, le gouvernement fédéral fait fausse route en soutenant un modèle qui va à l’encontre des attentes des citoyens, particulièrement les plus faibles.

Depuis 2007, dans le cadre du contrat de gestion négocié par le Gouvernement violet, ce sont plus de 600 bureaux de poste qui ont été fermés, et imparfaitement remplacés par des Points Poste n’offrant pas la même gamme de produits ni la même garantie d’accueil pour tous. À Louvain-la-Neuve tout particulièrement, le bureau de poste a une utilité sociale plus qu’évidente, vis-à-vis de la population en particulier étudiante et des ressortissants étrangers pour lesquels il s’agit d’un lieu de service vital. Et pourtant, malgré les appels citoyens et les demandes des autorités communales néo-louvanistes, la direction de la poste persiste dans sa décision… La poste a-t-elle un agenda caché ? Son objectif à terme ne serait-il pas la disparition totale de tous les bureaux de Poste ?

Pour ECOLO, il n’est pas acceptable qu’une entreprise publique, fusse-t-elle ouverte à un actionnariat privé, se moque d’une telle façon de ses usagers. ECOLO confirme dès lors son soutien au mouvement citoyen spontané qui s’est créé pour défendre le bureau de poste de Louvain-la-Neuve. J’interpellerai une nouvelle fois, dès la prochaine réunion de la Commission Infrastructure de la Chambre, le Ministre Vanackere, en charge des Entreprises Publiques et l’ensemble du gouvernement, pour les appeler au soutien d’un modèle postal moins influencé par des logiques de libéralisation et de privatisation et réellement soucieux d’apporter à toutes et tous un service de qualité.

Jeudi 22 août : Journées d’Eté des Verts – A Nîmes, il fait chaud et l’écologie a le vent en poupe

Comme en août 2006 à Grenoble, j’ai eu le plaisir cette année de participer aux Journées d’Eté des Verts français, organisées en pleine canicule à l’Université de Nîmes. Après le succès de la liste Europe-Ecologie (16,2% aux Européennes et 14 élus), il s’agissait surtout pour nos amis verts d’approfondir la dynamique de rassemblement et de trouver le mode d’organisation le plus adéquat en vue de leurs prochains succès, en commençant par les prochaines élections régionales.

Et puis il s’agissait également, de poser les jalons en vue de sauver le prochain sommet climatique de Copenhague. C’est la responsabilité de tous les Verts, où qu’ils soient, de mettre tout en œuvre pour que cette réunion ne soit pas un vrai échec ou une fausse réussite, comme l’indiquait notamment Pierre Radanne.

Pour ma part, j’étais invité à témoigner, dans un atelier sur le « prix du médicament », des propositions d’ECOLO pour des soins de santé accessibles à tout le monde et notamment de notre demande d’approfondissement et d’élargissement du « modèle Kiwi ». S’en est suivi un débat intéressant, qui a mis en question notre rapport aux médicaments en cas de maladie supposée ou avérée, l’omniprésence des intérêts des firmes pharmaceutiques dans la politique de soins de santé et la nécessité d’encourager le corps médical à recourir moins systématiquement à la prescription de spécialités moins coûteuses. Sans nul doute, matière à réflexion et à proposition pour l’avenir !

Mercredi 15 juillet 2009 : ECOLO décide de monter dans les gouvernements « olivier » et désigne ses Ministres

Gagner les élections est une chose. Réussir les négociations en est une autre. Entre le dimanche 7 juin et ce mercredi 15 juillet où, réunis en Assemblée Générale à Louvain-la-Neuve, nous avons décidé - à une très large majorité - de participer aux gouvernements olivier et désigné nos Ministres et présidentes d’assemblée, il y a eu beaucoup de réflexion et de travail.

Nous avons d’abord pris le temps d’évaluer la situation et de choisir l’attelage le plus adéquat pour mettre en œuvre le changement que nous avons porté au cours de toute la campagne électorale. On aurait pu choisir de gouverner la Wallonie sans le PS, qui exerce le pouvoir depuis tant d’années, avec des pratiques le plus souvent aux antipodes de notre façon de faire de la politique, mais c’est finalement l’argument de la cohérence et de la symétrie entre niveaux de pouvoir qui l’a emporté. C’est avec le PS et le cdH qu’ECOLO a décidé de gouverner Bruxelles, la Wallonie et la Communauté française, avec l’objectif notamment de favoriser les synergies et la solidarité entre entités. On en aura bien besoin en ces temps budgétairement très difficiles qui s’annoncent.

Une fois ce choix posé, il a fallu négocier les meilleurs accords avec nos partenaires, ce pourquoi les forces vives écologistes, y compris votre serviteur, sur les questions relatives à l’accueil de l’enfance, à la politique de jeunesse, à la vie associative et aux aînés, se sont mobilisés pendant des semaines, au fil d'heures et d'heures de réunion. Avec pour objectif, je pense atteint, que ces accords ressemblent au mieux à notre programme, notamment via la mise en œuvre du plan marshall 2.vert en Wallonie ou l’investissement prioritaire dans le secteur non-marchand et dans l’enseignement en Communauté française.

Enfin, il s’est agi de désigner ceux qui nous représenterons dans les exécutifs et dans les fonctions présidentielles. Avec Christos Doulkeridis (secrétaire d’Etat), Evelyne Huytebroeck poursuivra le travail brillamment entamé à Bruxelles, tout en s’occupant de la politique de jeunesse en Communauté française. En Région Wallonne, Philippe Henry gérera les dossiers d’environnement et d’aménagement du territoire, avec comme chef de file, l’insatiable Jean-Marc Nollet, qui siégera également à la Communauté française, muni d’un impressionnant portefeuille de compétences. Et puis, last but not least, c’est notre députée namuroise, ma complice des élections fédérales 2007, Emily Hoyos qui montera au perchoir du Parlement wallon. Un vent de fraîcheur certain après José H. auquel elle succède…

Pour ma part, comme pour mes 11 collègues du groupe ECOLO-Groen ! à la Chambre, il s’agit à présent de poursuivre le travail d’opposition entamé en septembre 2007… jusqu’à la prochaine échéance électorale, au plus tard en juin 2011. Et le boulot ne manque pas pour faire avancer les idées vertes et le développement durable !

Vendredi 19 juin : ECOLO appelle un soutien urgent de la production laitière en Wallonie !

Ce vendredi 19 juin se déroule à Bruxelles une manifestation d’agriculteurs. Une des multiples actions entreprises par les producteurs laitiers pour sensibiliser l’opinion publique et les décideurs à leur situation dramatique. Pour ECOLO et pour les Verts en général, il est urgent et vital de changer de cap pour sauver ce secteur essentiel pour notre économie mais également pour notre équilibre alimentaire et écologique.

Depuis que la Commission européenne dérégule la Politique Agricole Commune à tour de bras, les petites et moyennes exploitations agricoles sont de plus en plus menacées de faillite. La situation de nombreuses familles d’agriculteurs est dramatique. Sans une réinstauration et une redistribution des quotas, les prix sont trop bas pour la survie de beaucoup d’exploitations.


A l’issue de nombreuses rencontres avec le monde agricole, ECOLO a déposé à la Chambre une proposition de résolution pour exiger une attitude plus ferme du gouvernement fédéral, afin de garantir une meilleure régulation du marché européen du lait. Cela est nécessaire tant pour des raisons économiques de soutien à une agriculture rurale et familiale que pour des raisons environnementales, vu le rôle de l’agriculture laitière en matière de protection de la biodiversité.

Au niveau des Verts européens, c’est désormais José Bové, élu grâce au réjouissant succès d’Europe-Ecologie en France, qui porte ce combat. Si ça fait sourire les tenants d’une agriculture plus traditionnelle, le paysan du Larzac a une légitimité et une capacité à incarner la défense de la ruralité et d’une agriculture durable visant à fournir une alimentation de qualité. Pour tenter de remettre en cause la logique productiviste de l’actuelle Commissaire en charge de l’agriculture, sa force de frappe ne sera pas inutile !

Dimanche 7 juin 2009 : ECOLO est de retour – Grand merci à tou(te)s pour votre confiance !

La campagne a été intense. Mais aussi très agréable : les contacts sur les marchés, dans les débats, dans notre local de campagne au centre de Namur, lors des événements que nous avons mis en place, sur la Meuse, à Ciney, à Philippeville, dans le centre de Namur, ont été enrichissants et ont montré l’ampleur des attentes citoyennes à l’égard d’ECOLO.

Votre confiance nous a permis d’atteindre nos objectifs : élire deux députés régionaux ECOLO en province de Namur. Avec Emily Hoyos et Patrick Dupriez, les Parlements wallon et de la Communauté française gagnent deux belles personnalités, pleines de ressources et de compétences, qui tiendront leur place dans nos groupes parlementaires.

La fête a été belle, aussi belle que sont désormais importantes nos responsabilités. Mais c’est avec plaisir et détermination que nous les assumerons !

Grand merci à vous toutes pour votre confiance, on va faire en sorte de tirer le meilleur de ce soutien dont vous nous avez témoignés !

5/06/09

Dans l’arrondissement de Dinant-Philippeville aussi, il est temps de passer dans le VERT !

Ce sont quatre députés que l’arrondissement du Sud de notre Province délègue au Parlement wallon et au Parlement de la Communauté française. Et parmi ces quatre, notre espoir est que pour la première fois, il y ait un ECOLO. Ça fera du bien, tant à l’arrondissement qu’au Parlement wallon. Pour ce faire, nous avons construit une équipe complémentaire et dynamique, qui regorge d’énergie.

Notre tête de liste et candidat député, c’est Patrick Dupriez. Echevin à Ciney, où il a planté un olivier le soir du 8 octobre 2006, il s’y distingue par son dynamisme et ses réalisations, qui, petit à petit, changent le visage de la capitale du Condroz. Philosophe à ses heures, il apportera de la sagesse au Parlement wallon, avec toujours une œil vers ce cap qui est celui des écologistes, la construction d’une Terre + Verte et d’un Monde + Juste.

Sa coéquipière en tête de liste, c’est Nicole Willem, une déjà vieille complice. Ancienne conseillère communale ECOLO à Rochefort, elle est multi-engagée sur le plan associatif. Dans son boulot, au Petit Théâtre de la Grande Vie à Forzée, comme dans ses engagements bénévoles, aux magasins du Monde Oxfam ou d’un Système d’Echange Local en Condroz. Sa devise : moins de biens, + de liens !

En troisième place, c’est une plus récente venue : la première représentante ECOLO au Conseil Communal de Cerfontaine, Karina Body-Robe. Thermographiste de profession, elle est branchée sur les questions d’énergie au sens large et d’économies d’énergie au sens plus strict. Avec ses amis écologistes, elle milite pour un développement durable et raisonnable du Tourisme dans sa Région, notamment autour des Lacs de l’Eau d’Heure.

Pour pousser cette liste d’effectifs, il y a enfin Thierry Laureys. Tellement dynamique qu’il est loin de faire ses 55 ans, c’est un passionné du développement rural et durable, notamment dans ses dimensions agricole et énergétique. Toujours en projet, il est particulièrement soucieux de permettre à chacun(e) de disposer d’un logement décent, particulièrement ceux qui vivent dans d’anciens campings, comme ceux qui existent dans la région de Philippeville où il est conseiller communal.

En 1ère suppléance, en réserve de la République, il y a un homme de chiffres, dont la rigueur n’a d’égal que la droiture. C’est Eric Mainil, échevin ECOLO à Florennes depuis les dernières élections communales. Par son métier, il est particulièrement attentif aux réalités vécues par le monde de l’entreprise et soucieux de lui offrir des conditions favorables de déploiement.

La deuxième suppléante est la benjamine de la liste, Stéphanie Simon, une étudiante en histoire, qui a décidé de se lancer dans le bain politique et d’assurer une présence écologiste dans la Ville de Dinant. Particulièrement soucieuse de la place des jeunes dans la Ville, elle s’est notamment levée contre la décision du collège communal d’imposer un couvre-feu aux jeunes… plutôt que de leur offrir des lieux d’investissement positif…

À peine plus âgé, mais déjà lancé dans le bain du travail, Guillaume Rabolli est passionné par les énergies renouvelables, au point d’en avoir fait son métier. Après avoir lancé divers groupement d’achat, notamment de panneaux solaires thermiques, il conseille les citoyens qui veulent faire le pas et apporter leur contribution à la lutte contre le dérèglement climatique. Originaire de Walcourt, il y a des racines bien ancrées… et vous invite d’ailleurs à la Fête de la Trinité… le dimanche 7 juin prochain.