
Dans ce courrier qui leur a adressé, le président du Conseil général des Ardennes, M. Benoît Huré confirme que « Convaincu de l’intérêt d’un tel projet pour le développement de son territoire, le département des Ardennes par la voix d’un certain nombre de ses élus a décidé de se porter candidat à l’accueil de cette deuxième centrale nucléaire EPR française sur le site de Chooz ». L’ambition des Français est de convaincre les communes belges d’appuyer ce projet, leur faisant miroiter, peut-être, de sonnantes et trébuchantes compensations financières.
Pour ECOLO, l’option d’installer une nouvelle centrale nucléaire à Chooz ne peut être acceptée ou pire soutenue par des autorités de notre pays, dès lors que la population belge est directement concernée par un développement nucléaire aussi proche de nos frontières. Chooz est littéralement enclavé sur notre territoire, les vents dominants soufflent sur la Belgique, la Meuse s’écoule vers la Belgique et la zone de qualification de 10 kilomètres s'étend essentiellement sur notre pays.
C'est pour cela que j'ai interrogé, au mois de juillet, le Ministre belge de l’Intérieur, Patrick Dewael, afin qu’il marque le profond désaccord de la Belgique par rapport à ce projet. Je le réinterpellerai très prochainement sur le sujet, afin de connaître l’évolution de ces contacts avec les autorités françaises.

C’est en ce sens que j'ai écrit ce vendredi aux bourgmestres de Houyet, Beauraing, Doische, Gedinne, Hastière, Viroinval et Philippeville, membres de la Commission Locale d'Information de Chooz. En clair, ECOLO demande aux communes concertées, trop discrètes jusqu’ici, de faire preuve d’initiative et de responsabilité et de dire NON au projet EPR, le plus rapidement et le plus clairement possible. Vu l’enjeu majeur que cela représente, nous ne pourrions pas comprendre qu’il en soit autrement
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