

N’ayant pu le faire à sa guise lors de la Commission, Tinne s’explique de son vote sur son blog… ce qui suscite pas mal de réactions auxquelles vous ne devez pas hésiter à vous joindre. Groen !, qui avec ECOLO forme le seul groupe bilingue de la chambre, estime que ce n’est pas ainsi que l’on doit fonctionner dans un Etat fédéral et démocratique. Une communauté qui impose ses vues à une autre communauté relève de la violence institutionnelle. Groen ! a tenu une position courageuse, qui est d’exiger que la solution à la crise passe par le haut pour les deux communautés, c’est-à-dire que chacun soit gagnant. La moindre des choses ? Visiblement pas, puisque les futurs partenaires flamands de l’Orange-Bleue ont préféré s’allier avec le Vlaams Belang plutôt qu’avec leurs potentiels partenaires démocratiques mais francophones.
Evidemment, nous ne sommes pas toujours d’accord sur tout, du moins du premier coup. Mais ce dont notre état fédéral a besoin, c’est de femmes et d’hommes capables de se parler de Communauté à Communauté, pour jeter des ponts l’un vers l’autre. C’est ce que nous faisons depuis le mois de juin au sein de notre groupe ECOLO-Groen !
Il faut aussi, selon moi, remettre le débat sur la scission de BHV à sa juste place : les questions communautaires sont tout sauf prioritaires. Il faut rapidement y apporter une réponse puisque c’est une demande des partis flamands, mais il ne faut pas en faire un étendard, un symbole. Le débat communautaire est aujourd’hui un écran de fumée qui masque les vrais enjeux belges, urgents, cruciaux.
La question est notamment de savoir si la planète va arrêter de tourner en fonction du résultat de ce vote ? La réponse est non.
Ce n’est pas le cas pour les enjeux fondamentaux sur lesquels ECOLO réclame des avancées : le climat, une vraie liaison des allocations au bien-être, les pensions, etc. D’autres problèmes attendent le gouvernement.
Et que voit-on ?
Et bien, aujourd’hui, après 150 jours de négociation, c’est le vide ! Les citoyens attendent impatiemment des réponses à ces enjeux, et on ne voit rien venir.
Pour nous, la responsabilité des partis de l’Orange-Bleue est clairement engagée dans ce fiasco :
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