
Ce montage, multiplié par le nombre de bâtiments concernés donne lieu à des dépenses exorbitantes à long terme. En 2004 donc, les loyers payés se montaient à 128.181 € contre 395.300 prévus en 2010 !
Plusieurs exemples de mauvaise gestion de la Régie des bâtiments existent en province de Namur : citons les Bâtiments destinés à la Protection Civile à Gembloux, qui ont fait l’objet d’investissement pour un montant de 12 millions d’euros depuis 1996 (achat du bâtiment initial) et qui semblent ne jamais devoir être occupés par ladite Protection Civile. Ou encore le bâtiment acheté en 2002 pour un montant de 1,1 million d’euros et destiné à loger la Maison de Justice de Dinant. Il est toujours inoccupé à ce jour et ladite Maison de Justice continue de payer un loyer pour être logée à un autre endroit.
ECOLO a toujours dénoncé les travers du principe même des opérations de « sale & lease back » (l’Etat vend ses biens immobiliers mais les occupe toujours en payant une location au nouveau propriétaire). Il s’agit d’un important gaspillage d’argent public !
D’une façon générale, ECOLO regrette les dépenses inutiles dont la Régie (et son Ministre de tutelle, Didier Reynders) est souvent l’acteur. En effet, la Régie des Bâtiments, qui gère 1.800 bâtiments publics fédéraux, pourrait développer une politique d'investissements en efficacité et économie d'énergie, par exemple en les isolant beaucoup mieux qu’ils ne le sont. Ceci pourrait créer de l'emploi local, doper le secteur de la construction, contribuer aux efforts à réaliser par la Belgique dans les efforts Kyoto et réduire les factures de l'état en chauffage.
On doit au contraire constater que la moitié des dépenses de la Régie est versée dans un trou sans fin de loyers astronomiques, au bénéfice d’acteurs privés. Tout à fait le contraire d'une gestion en bon père de famille et le contraire d’une politique durable.
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