

Cette fois, la parole a été donnée à des représentants de la société civile, plutôt qu’aux politiques qui avaient tenu le crachoir samedi passé. C’est ainsi qu’on a entendu l’engagement pour la démocratie de chanteurs et de comédiens (notamment lire, en version française et néérlandais, le poème Liberté de Paul Eluard et des textes d’Aung San Suu Kyi). Et puis aussi des acteurs de la société civile : des représentants des universités, des syndicalistes (relayant l’appel des travailleurs de Total pour que leur entreprise remette en cause ses investissements en Birmanie, ce qui n’est évidemment pas anodin), des militants des droits de l’homme et les organisateurs de la manifestation: Action Birmanie.
Comme une manifestation d’anciens combattants passait par là (la place de
Il s’agit à présent de maintenir la pression et de s’organiser dans la durée pour obtenir des résultats concrets sur le terrain. Les mesures de boycott des entreprises (banques et entreprises pétrolières, complices impunies de la Junte, notamment) qui font des affaires avec
C’est l’effet papillon, un petit geste ici qui peut contribuer à la révolution là-bas !
* Comme le fait Amnesty sur ses autocollants et sur les calicots que nous portions lors de la manifestation, on utilise parfois le vocable « Myamar » à la place de « Birmanie ». Il s’agit d’un usage à déconseiller, particulièrement dans le contexte politique actuel, dès lors que le concept « Myamar » a été imposé par la junte au pouvoir. L'opposition démocratique préfère employer, en français, le nom de Birmanie faisant référence à l'ancien nom du pays et à l'ethnie majoritaire, les Birmans.
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